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LE BONHEUR EST-IL LA FIN DE TOUTE ACTION HUMAINE ?

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finalité. 4. - Fin dernière : fin ultime au sens de but ou de terme absolu, tel que le souverain bien ; SYN. fin suprême ; fin en soi : pour KANT, fin objective, nécessaire, inconditionnelle ; opposée à fin subjective, empirique. 5. - Règne des fins : état dans lequel les volontés des êtres raisonnables sont censées s'accorder entre elles et avec l'ordre du monde (SYN. monde des esprits) ; il s'agit pour KANT d'un idéal pratique posant la liaison systématique, par des lois objectives communes, des êtres raisonnables en tant qu'ils sont une fin en soi, et qu'ils peuvent se proposer des fins. 6. - Final : a) Qui constitue ou concerne un terme ; SYN. ultime, dernier, opposé à initial.

« Discussion : Aristote, La Politique : "Tous les hommes aspirent à la vie heureuse et aubonheur, c'est là une chose manifeste." Il reste cependant à s'interroger surla nature du bonheur, est-il collectif ou est-il individuel ? Car on est confrontéà deux différentes perceptions de la vie en société : une perception antiquequi considère l'homme dans un ensemble et une conception contemporaine quiconsidère l'homme comme individu. Ainsi qu'elle serait la place du bonheurdans ces deux formes de vies bien distinctes ? Première partie : le bonheur collectif On voit que les différents régimes politiques ne parviennent à approcher laquestion du bonheur des citoyens qu'en légiférant c'est-à-dire en permettantde résoudre les disparités les plus criantes en concédant certains avantagesmatériels ou économiques. Le problème se trouve donc toujours quelque peudéplacé : "Le mythe du bonheur est celui qui recueille et incarne dans les sociétés modernes le mythe de l'Égalité." J. Baudrillard, La société de consommation . En outre la question du bonheur collectif, même si elle se heurte aux limites que l'on vient de mentionner ne peutmanquer d'être sérieusement prise en considération : "Il y a une espèce de honte d'être heureux à la vue de certaines misères." La Bruyère , Les Caractères . On comprend d'abord que la jouissance individuelle est difficilement permise quand domine la souffrance alentour. Aristote, La Politique : « Ce n'est pas seulement en vue de vivre, mais plutôt en vue d'une vie heureuse qu'ons'assemble en une cité.» Il s'agit donc bien ici de souligner l'importance de créer une collectivité qui se réunit dansun même but : le Souverain Bien. Comme si on ne pouvait pas concevoir le bonheur individuellement et qu'il nepouvait justement pas exister hors de la cité. Par conséquent, le bonheur semble être la chose vers laquelle toutcitoyen tend, et vers laquelle toute action humaine (notamment celle de se réunir en une cité) est dirigée. Aristotesouligne précisément cette volonté consciente et inconsciente d'être perpétuellement heureux au sein d'une cité. Pourtant la conquête des sociétés modernes semble être la place prépondérante qu'elles attribuent à l'individualité,ainsi chacun doit être capable de trouver son bonheur tout seul. Et puisque l'individualité semble être une valeurbénéfique pour tous alors à quoi bon s'occuper du bonheur d'une population entière ? Si le bonheur devenait unproblème public, alors, en un sens la société concernée ne serait plus individualiste, puisqu'elle sous-entendraitqu'elle a pour rôle de rendre les gens heureux. Deuxième partie : L'individualisme Ainsi la société enfante des hommes, mais elle est n'est pas contrairement à une mère, préoccupée par leur avenir.Chacun doit s'occuper de son propre bonheur, tout en restant bien dans les limites qui lui sont instaurées. « Tout homme est capable de faire du bien à un homme; mais c'est ressembler aux dieux que de contribuer aubonheur d'une société entière. » Lettres persanes , Montesquieu. La société n'a pas cette puissance de la divinité et elle ne peut mettre en oeuvre que des outils imparfaits ou utiliser des méthodes relativement inefficaces. Jean Onimus, Bonheurs, bonheur : « Or notre civilisation individualiste, en fondant le bonheur collectif sur l'égoïsme des individus, et la richesse générale sur la concurrence des intérêts particuliers, n'a guère favorisé cette ouverture.Chacun vit séparé, méfiant, conscient de ses droits, cloîtré dans son privé, et considère le voisin comme unétranger, peut-être un concurrent, voire un adversaire. » Ainsi le bonheur pourrait être un problème public si le malheur des uns pouvait affecter le bonheur des autres. Seulement il semble que dans les sociétés modernes cetterelation n'existe pas, bien au contraire, puisque l'on a pour habitude de dire « ce qui fait le malheur des uns, fait lebonheur des autres ». Ce proverbe illustre bien quel rapport nous entretenons entre individus d'une même société.Loin d'être de la solidarité, il s'avère être une compétition dans la recherche du bonheur. Ainsi lorsque quelqu'un estmalheureux c'est en quelque sorte un concurrent de moins dans cette quête, et un peu plus de joie pour soi-même.En aucun cas, si je convoite la place de mon voisin, je ne peux souhaiter sa réussite. Ainsi lorsque Bakounine disait« ma liberté personnelle ainsi confirmée par la liberté de tous s'étend à l'infini » ne semble pas pouvoir s'appliquer aubonheur. Si dans le principe de la liberté, il est nécessaire qu'il n'y ait pas un homme en esclavage pour que lesautres soient libres, il est au contraire nécessaire que beaucoup soient malheureux pour que peu soient heureux. Le »

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