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Le dialogue entre les cultures est-il envisageable ?

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Le dialogue entre les cultures est-il envisageable ?

Mon sujet est : Le dialogue entre les cultures, est-t-il possible ? est-t-il souhaitable ? Je n'ai pas fait ni de troisième partie, ni de conclusion pour l'instant. Si vous pouviez me donner des idées pour ma troisième partie, ce serez vraiment très gentil de votre part. D'autre part, si vous m'aider à améliorer ce devoir, je m'engage à vous le céder gratuitement au site.

"Chacun appelle Barbarie ce qui n'est pas de son usage", affirma Montaigne dans le chapitre "Cannibale" des Essais,  critiquant ainsi l'ethnocentrisme, c'est-à-dire, cette illusion qui consiste à croire que les habitudes culturelles de son ethnie devraient être universelles. Ainsi, la culture est constituée par l'ensemble d'habitudes, de croyances, de pratiques, de coutumes, de comportements spécifiques à chaque société. Or chaque socièté constitue sa culture en fonction de son environnement et ses conditions de vie qu'il a à affronter. Ce qui entraîne une multiplicité des cultures, donc de modes de vies. Cependant, il semble contradictoire pour les Européens , que les chinois mange avec des baguettes, ou que les africains mange avec leurs mains. Ce qui génère des incompréhension entre les Hommes. En ce sens, dialoguer c'est avant tout dépasser, surpasser les différences culturelles qui séparent les hommes.

« langage ? Au delà de la perte syntaxique et lexicale, c'est une perte sémantique, qualitative dont il est question ici. En outre, sur quelles bases envisager un tel dialogue entre cultures ? Si l'anglais semble, pour certains, êtreconsidérée comme la langue universelle, que dire alors du chinois ? En termes de quantité de représentants de cetteculture, elle pourrait alors prétendre à cette universalisation. Après les encyclopédistes (Diderot, d'Alembert, etc.),qui voulurent circonscrire tout le savoir de leur temps dans un livre, Leibniz eut le projet de créer une langueuniverselle (une « Spécieuse ») permettant aux hommes de toute culture de dialoguer entre eux. Ce projet ne verrajamais le jour, Leibniz renonçant face aux difficultés fondamentales de création d'une codification nouvelle etexhaustive. Un dernier problème se pose lorsque la question de la légitimité de ce dialogue est posée. La marche en avant de la« mondialisation » donne, en effet, à penser l'avenir incertain de certaines particularités culturelles. Par soucid'harmonisation et de fluidification des rapports entre les cultures, certaines sont, parce que minoritaires (la languebretonne, par exemple), menacées par ce grand mouvement. Nombreux critiques, en effet, ce mouvement d'« intégration » que la montée en puissance du phénomène « mondialisant » met en exergue. Le risque de cettetendance de simplification des codes et traditions culturelles au profit des échanges (économiques) mondiaux, c'estde perdre la richesse même qui constitue nos différences, nos particularités. Cela est à mettre en parallèle avec leconcept actuel, mais mal compris, d'individualisme. L'individu, paradoxalement, se construit dans le besoin deressemblance avec les siens et avec les standards socialement suggérés et cependant affirme sans cesse unedifférence de moins en moins visible ! Dès lors, envisager un dialogue entre cultures dans ces conditions, n'est-cepas envisager l'inverse d'une reconnaissance, le contraire d'un dialogue dans son sens profond ? Laissons le soin à un grand penseur des cultures de nous indiquer sur quels fondements intellectuels est désirable undialogue entre cultures : « L'unique fatalité, l'unique tare qui puissent affliger un groupe humain et l'empêcher de se réaliser pleinement sanature, c'est d'être seul » (Lévi-Strauss, Race et histoire ) Conclusion Toute culture est donc, originellement, pluriculturelle. La possibilité d'un dialogue, c'est-à-dire d'un échangeriche entre cultures, doit se saisir à partir de la reconnaissance des différences et leur respect, et non pas surla base d'une intégration maladroitement et abusivement simplificatrice. Il est certes souhaitable que ce dialogue ait enfin lieu, mais certainement pas dans le cadre d'une démarcheappauvrissante d'intégration des différences. Il commence sans doute par une meilleure communication au seinmême d'une seule et même culture, entre ceux qui la partagent. Ensuite sans doute pourra-t-elle être amorcéeavec plus de sagesse, de reconnaissance et de respect envers autrui, qui est à la fois un autre moi et un« autre que moi » (Lévinas, Le temps et l'autre ). »

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