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Le travail peut-il conduire au bonheur ?

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travail Et quel peut être son rapport avec le travail ?   3. « Le bonheur est la satisfaction de toutes nos inclinations tant en extension, c'est-à-dire en multiplicité, qu'en intensité, c'est-à-dire en degré, et en protension, c'est-à-dire en durée. » (Kant, Critique de la Raison Pure) Il ne peut être qu'un concept de l'imagination. a) Toute activité tendue vers le bonheur, est tendue vers une fin imaginaire et subjective que la raison pratique échoue à définir de manière universelle. On ne peut donner aucun concept rationnel et universel du bonheur et c'est sans doute heureux. Contre le travail aliéné (l'exploitation et l'abêtissement) le concept de bonheur est sans effet, il faut mobiliser l'impératif pratique kantien (qui universellement oblige chaque homme) : « Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen. » (Fondements de la Métaphysique des Moeurs.) b) En ce qui concerne le bonheur, la morale ne peut que définir quels devoirs moraux ne devront pas transgresser la quête de nos bonheurs particuliers, pour demeurer moralement humains. L'enquête qui nous permet d'essayer de savoir quels bonheurs privilégiés aux autres, et le cas échéant si le travail peut nous y conduire, participe du domaine de l'éthique : de grands noms ont donné à cette application de la raison à soi même, leurs lettres de noblesses (Ex.

L'homme ne se réalise que dans et par le travail. Celui-ci permet à l'homme d'améliorer sa condition, d'humaniser le monde qui l'entoure. Le travail nous affranchit de notre animalité et nous rend pleinement humains. Mais, le travail est aussi source d'aliénation (Marx). Il relève de la contrainte et de la souffrance. L'homme se réalise davantage dans les loisirs que dans le travail.

« b) Certains, dont Alain, souvent emprunts de morale chrétienne, (Max Weber montrera, au 19 ème siècle le lien entre le devoir moral du travail prêché par l'éthique protestante et le développement de l'esprit du capitalisme), virentdans cette contrainte une chance pour l'homme de se former. Pour eux, le travail peut sembler nous libérer de ladouleur de vivre, en nous donnant un but et une utilité qui nous soustraient aux turpitudes de l'ennui, et nousévitent le tumultes des désirs, et des passions : la contrainte nous enseigne la discipline morale, ce qui ne peutmanquer de nous avancer sur le chemin du ciel. Problème : Ce bonheur terrestre, en suppose un autre éternel et parfait dont le travail n'est que le chemin de croixpour s'en rendre digne. Les athées par ailleurs, voient dans ce travail une activité de fuite en avant, tendue versl'oubli absolu de soi. « La religion, dira Marx, est l'opium du peuple » (Critique des Principes de la Philosophie du Droitde Hegel), elle offre la perspective d'un bonheur chimérique pour mettre au travail les hommes. c) Les philosophes allemands du 19 ème siècle, virent dans cette contrainte le pugilat de l'humanité laborieuse. Le travail contraint, oui, mais surtout aliène. Il ne peut donc absolument pas, conduire au bonheur. Il dépossèdel'ouvrier du fruit de sa peine, ne lui laisse que de quoi reconstituer la force nécessaire au travail et plus grave leprive de la jouissance de lui même. « Dans son travail, (l'ouvrier) ne s'affirme pas mais se nie, ne se sent pas àl'aise, mais malheureux. » (Marx, Manuscrits de 1844) Problème : L'ouvrier qui ne peut profiter d'un juste salaire, n'est pas heureux, mais le bourgeois qui hérite de cesalaire l'est-il pour autant ? L'argent suffit-il à faire le bonheur ? Transition : Alors que nous avons définit le travail comme contrainte, le bonheur nous est apparu comme son opposé. Le bonheur semble conditionné, au moins, par la maîtrise des fruits de notre travail et aussi, peut-être parla jouissance de nous même. Dans quelle mesure le travail peut-il alors, nous conduire au bonheur ? 2. « L'homme est né pour le travail comme l'oiseau pour voler. » (La Bible, Livre de Job) a) Du point de vue de l'espèce, le travail est l'activité humaine par excellence. S'il est conçu comme activité detransformation de la nature, il a pour objet l'humanisation du monde. Grâce à la raison qui le caractérise, l'hommeapprend les lois qui dirigent la nature pour s'en rendre « comme maître et possesseur ». Ainsi, par les progrès dessciences et des techniques médicale, agro-alimentaire et industrielle, l'homme se libère chaque jour un peu plus desnécessités de la nature et se rapproche ainsi du bonheur. Problème : ces grands biens s'accompagnent de grandes maux (réchauffement climatique, bombes atomiques) quipeuvent menacer son bonheur voir provoquer son malheur et sa disparition. b) Du point de vue individuel, le travail, au moins en théorie, en tant qu'il apporte un salaire est la clé de l'autonomiefinancière un des enjeux majeurs dans l'émancipation des luttes de pouvoirs. Ex. : On voit tout à fait clairementl'efficacité que peut avoir dans l'art de la guerre le blocus total et absolu d'une ville assiégé. Il vise à confronter sescitoyens aux limites de leur autonomie financière et à la leur échanger par la suite au prix de leur liberté politique. Problème : Le bonheur se réduit-il à la liberté ? Si non, le travail ne pourrait y mener qu'accidentellement. c) Nous pourrions donc envisager que le bonheur se trouve dans la juste rétribution d'un travail. Nous pourrions alorsdéfinir ce salaire juste comme la somme permettant de profiter des avancées scientifiques et techniques quel'activité de l'espèce entière permet. Problème : Une fois nourri, soigné, vêtu et distrait, l'homme sera-t-il heureux et considérera-t-il que son travail l'aconduit à ce bonheur ? Ne touchons nous pas, ici, aux limites du concept de bonheur lui-même qui semble nouséchapper à mesure que l'on essaye de le saisir ? Transition : Si l'on ne peut définir tout à fait le bonheur ni par l'émancipation des nécessités que fait peser sur nous la nature, ni par l'autonomie financière que le travail devrait fournir, - condition de possibilité de la conquête decette liberté par rapport à la nature, comment définir le bonheur ? Et quel peut être son rapport avec le travail ? 3. « Le bonheur est la satisfaction de toutes nos inclinations tant en extension, c'est-à-dire en multiplicité,qu'en intensité, c'est-à-dire en degré, et en protension, c'est-à-dire en durée. » (Kant, Critique de laRaison Pure) Il ne peut être qu'un concept de l'imagination. a) Toute activité tendue vers le bonheur, est tendue vers une fin imaginaire et subjective que la raison pratiqueéchoue à définir de manière universelle. On ne peut donner aucun concept rationnel et universel du bonheur et c'estsans doute heureux. Contre le travail aliéné (l'exploitation et l'abêtissement) le concept de bonheur est sans effet, ilfaut mobiliser l'impératif pratique kantien (qui universellement oblige chaque homme) : « Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps commeune fin, et jamais simplement comme un moyen. » (Fondements de la Métaphysique des Moeurs.) b) En ce qui concerne le bonheur, la morale ne peut que définir quels devoirs moraux ne devront pas transgresser laquête de nos bonheurs particuliers, pour demeurer moralement humains. L'enquête qui nous permet d'essayer de savoir quels bonheurs privilégiés aux autres, et le cas échéant si le travailpeut nous y conduire, participe du domaine de l'éthique : de grands noms ont donné à cette application de la raison »

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