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Les hommes ont-ils besoin d'être gouvernés ?

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Cependant, même les anarchistes insistent sur l'importance de l'éducation : il faut cultiver, orienter sa liberté et sa faculté de raisonner. Souvent libraires ou imprimeurs autodidactes, les anarchistes allaient chercher la culture et le savoir... chez des maîtres faisant autorité. La méfiance envers le pouvoir ne mène donc pas à la négation de toute direction de l'esprit. La liberté n'est qu'un possible indéfini qui s'actualise par la médiation d'un tiers, d'une autorité. La notion "d'autodidacte" semble donc contradictoire dans les termes : sans gouvernail, la liberté humaine se disperserait dans l'insignifiance.

B - L'HOMME EST UN ANIMAL QUI A BESOIN D'UN MAITRE

Cette formule de Kant indique que l'homme ressent un besoin d'être orienté. Même refusant l'emprise d'autrui, chaque individu, justement parce qu'il est libre, parce qu'il n'obéit pas naturellement à des règles instinctives, va chercher hors de lui le savoir et les règles de sa conduite (morale). Il faut donc ici distinguer deux sens du mot maître : celui qui dirige et celui qui oriente. La liberté nous fait sortir de tout ordre naturel, nous sommes selon la formule de Sartre, un "néant d'être".

 

 

 

 

Les hommes ont-ils besoin d'être gouvernés ? Sujet d'actualité s'il en est. Notons dans un premier temps les deux points cruciaux de la formulation : le passif de « être gouvernés « et le besoin, autrement dit la nécessité. Autrement dit : y a-t-il une nécessité pour les hommes d'être gouvernés ? La forme passive alliée à la nécessité semblent aller à l'encontre de la liberté dont se réclament les hommes. Le gouvernement s'oppose-t-il nécessairement à la liberté humaine ? Y a-t-il une nécessaire contradiction entre les aspirations humaines à la liberté et le pouvoir exécutif qu'incarne le gouvernement ? Peut-on considérer une association humaine sans gouvernement ?

  • I. La nécessité pour les hommes d'être gouvernés
  • II. Remise en question de cette nécessité
  • III. Le gouvernement est réhabilité dès lors qu'on le pense en étroite relation avec la notion d'autonomie.

« 1. L'homme a besoin d'un maître 2. Gouverner – une nécessité contre la crainte de la mort II. Remise en question de cette nécessité 1. La liberté – L'aspiration humaine par excellence 2. Est-il envisageable de remettre en question la nécessité de ce gouvernement ? III. Le gouvernement est réhabilité dès lors qu'on le pense en étroite relation avec la notiond'autonomie. 1. Le lien entre volonté générale – gouvernement chez Rousseau 2. Loi est donc autonomie En effet la loi est moins commandement imposé de l'extérieur que décision générale prise par la volontégénérale, autrement dit votée par le souverain, c'est à dire le peuple. « Mais quand tout le peuple statue sur tout le peuple il ne considère que lui-même, et s'il se forme alors unrapport, c'est de l'objet entier sous un point de vue à l'objet entier sous un autre point de vue, sans aucunedivision du tout. Alors la matière sur laquelle on statue est générale comme la volonté qui statue. C'est cetacte que j'appelle une loi. Quand je dis que l'objet des lois est toujours général j'entends que la loi considère les sujets en corps etles actions comme abstraites, jamais un homme comme individu ni une action particulière. Ainsi la loi peutbien statuer qu'il y aura des privilèges, mais elle n'en peut donner nommément à personne; la loi peut faireplusieurs classes de citoyens, assigner même les qualités qui donneront droit à ces classes, mais elle ne peutnommer tels et tels pour y être admis; elle peut établir un gouvernement royal et une succession héréditaire,mais elle ne peut élire un roi ni nommer une famille royale; en un mot toute fonction qui se rapporte à unobjet individuel n'appartient point à la puissance législative. Sur cette idée on voit à l'instant qu'il ne faut plus demander à qui il appartient de faire des lois,puisqu'elles sont des actes de la volonté générale. » Conclusion : Si le sujet proposé semblait souligner dès l'abord la contradiction possible entre le fait d'être gouverné et lefait d'avoir une aspiration fondamentale pour la liberté, il s'avère qu'en creusant les notions degouvernement, de lois, et de souveraineté, la contradiction n'est que partielle. En effet si gouvernementn'est pas que commandement mais exécution des décisions de la volonté générale qui n'est autre que lepeuple considéré sous un aspect, dans ce cas gouvernement et liberté humaine sont conciliables, voire mêmele gouvernement est auxiliaire de liberté. II - L'ANALYSE DU PROBLEME De fait, tous les hommes sont pris dans des hiérarchies contraignantes. Mais le sujet invite à mettre en question lanécessité d'un gouvernement. Mise en question ne signifie pas nécessairement remise en cause : il faut être attentifau terme "besoin". De quel besoin s'agit-il ? Du besoin de qui ? Un besoin s'éprouve, il est vécu par un sujet. Quelleexpérience subjective atteste la réalité de ce besoin ? Ou bien le gouvernement des hommes n'est-il qu'une tristenécessité (pour assurer l'ordre) ? Ou bien encore, peut-on imaginer une société sans gouvernement ? III - UNE DEMARCHE POSSIBLE A - NI DIEU NI MAITRE L'idéal anarchiste était de supprimer tout gouvernement. En effet, le pouvoir écrase l'individu qui perd sa liberté (sacapacité d'agir étant prise en charge par l'Etat) et sa singularité (chacun n'étant plus qu'un numéro dans l'ordresocial). Enfin, le gouvernement mène à la division de l'humanité en deux classes : les gouvernants et les gouvernés(chair à canon lors de la dernière guerre mondiale ou consommateur chargé de faire augmenter la croissance et demaintenir la croyance aux Lois du Marché).L'homme s'oppose donc à l'animal parce qu'il ne reçoit pas de règle de l'extérieur, d'une nature. Il est libre et ne peutdonc tolérer un quelconque gouvernement. Cependant, même les anarchistes insistent sur l'importance de »

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