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L'homme peut-il reconnaître en lui quelque chose de divin ?

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Mais cette substance n'est pas le résultat d'un effort pour figer son être et le confiner dans une terne immutabilité. Car la contingence à l'intérieur même de la conscience est aussi nécessaire à la liberté que la détermination de l'acte où elle transparaît. Il y a toujours un écart entre I'Etre et l'agir, entre le divin et l'humain. C'est dans ce creux que se loge la liberté. Elle est à la fois une irruption de l'être hors de lui-même et une orientation vers une transcendance.

« donc si l'on cherche délibérément dans l'homme une réa­ lité originale ? Aristote a répondu à cette question en disant que l'homme reconnaît en lui quelque chose de divin. Mais pour vérifier cette affirmation, il faut nous demander, non seulement ce qu'est le divin, mais ce qu'il doit être pour que l'homme puisse le reconnaître comme constitutif de son essence. D'après Durkheim, il est aisé de résoudre ce problè­ me: l'homme est formé par deux structures : l'une, infé­ rieure, est biologique; l'autre, supérieure, est sociale. La société transcende donc l'individu, et ce qu'il y de meil­ leur en l'homme lui vient d'elle. Le divin n'est pas la qua­ lité spécifique d'un Être parfait et éternel; ce n'est que l'aspect sous lequel se présente à l'homme la société hypostasiée. Si l'homme reconnaît donc en lui « quelque chose de divin », c'est qu'il prend conscience de sa parti­ cipation à une société qui le baigne et le dépasse. Mais, outre les difficultés que soulève ce passage de la société à Dieu, cette conception du divin et de l'humain ne correspond pas à l'expérience de l'homme qui veut se penser comme tel. En effet, quand, replié sur notre riche individualité, nous cherchons à nous connaître, c'est en nous situant par rapport aux déterminations extérieures qui nous affectent, et non en les intégrant à notre être. Ainsi que le pensait Kierkegaard, c'est au fond de l'indi­ vidu que se trouve l'absolu vers lequel nous tendons, et non dans l'exaltation du général. Pour atteindre l'uni­ versel, nous n'avons donc pas besoin de sommer le géné­ ral, ce qui d'ailleurs ne servirait à rien; il nous faut explo­ rer l'individu. Telle est la conclusion à laquelle nous parvenons quand nous voulons nous défendre de réduire l'humain et le divin au social. Mais nous n'y serions peut-être pas par­ venus si nous étions partis d'un autre point de vue, celui- »

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