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L'homme peut-il vivre sans penser ?

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S'il y a donc des esclaves par nature, c'est parce qu'il y a eu des esclaves contre nature. La force a fait les premiers esclaves, leur lâcheté les a perpétués." Mais ne nous y trompons point, il ne s'agit , ni pour Rousseau, ni pour Kant, de légitimer le fait de l' "esclavage" ou de la "minorité", mais, de réveiller les consciences de leur somnambulisme du renoncement, de leur léthargie de l'acceptation de l'inacceptable.Or, force est de constater que la plupart des hommes préfèrent de loin le paisible confort d'un conformisme qui leur épargne l'effort de penser.L'opinion ne pense pasGaston Bachelard, dans La Formation de l'esprit scientifique, écrit: «L'opinion pense mal; elle ne pense pas.« L'homme peut très bien avoir des opinions, des convictions, des certitudes, et cependant n'avoir jamais examiné rationnellement le fondement de ce qu'il tient pour vrai et juste. Il vit mais n'existe pas. Exiter c'est penser sa vie.Bachelard établit que la science s'oppose à l'opinion. Contrairement à une idée répandue que Bachelard cherche à réfuter, il ne s'agit pas ici d'une opposition de circonstance, comme lorsqu'une théorie vient contredire ce que l'opinion commune tient pour vrai.

L'homme peut vivre sans penser en s'en remettant à l'opinion dominante et au divertissement. Mais, qu'il le veuille ou non, l'homme est tenu de penser. Et c'est encore un choix philosophique que de s'abstenir de réfléchir. L'existence humaine n'aurait aucun sens si elle n'était pas pensée. Penser constitue l'essence même de l'homme.

a) Penser est une périlleuse aventure.
b) S'en remettre à l'opinion, c'est ne pas penser.
c) Les divertissements servent à étourdir l'esprit.

a) Une force vitale pousse l'être humain à penser.
b) Penser, c'est donner un sens à l'existence.
c) Tout homme pense même le plus stupide !

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« Aussi trouve-t-on chez Descartes une magnifique définition de la méthode : « Par méthode, j'entends des règles certaines et faciles, grâce auxquelles tous ceux qui les observent exactement ne supposeront jamais vrai ce qui est faux, etparviendront sans se fatiguer en efforts inutiles, mais en accroissant progressivement leur science, à la connaissance vraie de tout ce qu'ils peuvent atteindre. »« Règles pour la direction de l'esprit » (IV). La méthode garantit donc :q La certitude (l'élimination de l'erreur) ;q La facilité et l'économie d'efforts ;q La fécondité et l'augmentation progressive des connaissances ;q La sagesse, en ce sens que l'homme qui s'y soumet atteindra la connaissance de tout ce qu'on peut humainement savoir.Resterait à dire pourquoi Descartes ressent le besoin de créer une méthode, applicable à tous les objets de connaissance, après vingt-trois siècle de science et de philosophie. La première partie du « Discours » en fournit l'explication, qui se présente comme une biographie intellectuelle. Descartes y expose ce qui l'a poussé à sortir des sentiers battus, c'est une véritable crise de l'éducation qui est le signe d'une crise de civilisation. Bon élève dans un excellent collège, Descartes découvre avec consternation que tout ce qu'on lui propose, quelles que soient son utilité et sa richesse, n'est bâti « que sur du sable et de la boue ». Le doute s'immisce dans son esprit : alors qu'il a été éduqué par les meilleurs maîtres, sa recherche d'une certitude échoue. Il cherchait, et l'éducation lui promettait « la connaissance claire et assurée de tout ce qui est utile à la vie », mais il se trouve « embarrassé de tant de doutes et d'erreurs, qu'il me semblait n'avoir fait aucun profit, en tâchant de m'instruire, sinon que j'avais découvert de plus en plus mon ignorance ». L'échec de la tradition pousse donc Descartes à trouver par lui-même et une connaissance vraie, et la méthode qui y conduit. Ce faisant, Descartes réduit à néant les autorités traditionnelles, ce système de pensée qu'on nomme la scolastique et qui est l'héritage d' Aristote repensé par le christianisme. Le cartésianisme récuse donc une autorité fondée sur le respect de la tradition, pour y substituer les droits de la raison. En ce sens, Descartes est le père fondateur de la pensée moderne.L'histoire de l'homme est l'histoire de sa penséeTout ce qui touche à l'homme se rapporte à sa pensée. C'est parce que l'homme pense qu'il est progressivement parvenu à s'affranchir de sa condition initiale, qu'il ne cesse de progresser, qu'iltente d'améliorer sa condition, tant d'un point de vue matériel que spirituel et moral.La véritable libération des hommes viendra selon Descartes de la technique et de la médecine. Nous deviendrons « plus sages & plus habiles », nous vivrons mieux, en nous rendant « commemaîtres & possesseurs de la nature ». La science n'a pas d'autre but. La pensée nous libère. Penser nous permet de nous libérer de toutes les séductions, de toutes des manipulations. Parexemple, penser sa peur, ce n'est pas avoir peur deux fois, c'est être courageux. Si l'on considère les individus en particulier, il apparaît qu'un certain nombre d'entre eux mène une existence qui ne diffère guère de celle des animaux. Sans doute s'expriment-ils aumoyen du langage, mais ce dernier n'est qu'un moyen plus élaboré que le cri de signifier des besoins élémentaires tels que boire, manger, dormir, s'accoupler, etc. Maintenant, si l'onconsidère l'humanité en général, ce qui fait qu'elle a une histoire, il apparaît clairement que l'homme, des origines à nos jours, n'a jamais un instant cessé de penser. Ou plus précisément,penser ce qu'il pense. Chez Hegel, la raison est plus qu'une faculté individuelle qui se trouverait tout entière en chacun, elle est absolue, c'est l'unité la plus haute del'Esprit, et à ce titre, elle est divine. Dieu est Raison qui modèle la totalité du réel. La Raison gouverne le monde, si bien que l'histoire, dans la totalitéde son déroulement, est intégralement rationnelle. Elle est la puissance infinie, à la fois matérielle et spirituelle de la vie. Elle est substance, ce parquoi et en quoi toute réalité trouve son être, sa consistance et sa signification. Elle ne s'oppose pas à la réalité comme l'idéal ou le devoir être, elleest le réel même, qu'elle élabore de ses propres forces et de sa propre matière. Tout ce qui se manifeste dans le monde est une manifestation de laRaison à l'oeuvre. Toutefois, cette Raison ruse : elle se sert des individus et de leurs passions comme instruments pour atteindre ses fins. Si nouspeinons et travaillons en vue de réaliser nos propres intérêts égoïstes, c'est à titre d'instruments de l'universelle Raison. La Raison nous trompe surnos propres intérêts, car elle se sert de l'énergie de nos passions pour progresser. Individus, c'est-à-dire êtres particuliers et limités, nous payons lelourd tribut des intérêts de la Raison dans son déploiement. La totalité du réel est donc rationnelle, c'est-à-dire légitimée en raison ; l'irrationnel n'estplus qu'un désordre apparent. L'irrationnel n'a pas de véritable existence, c'est un non-être, une illusion, une fantasmagorie.L'homme ni ne peut ni ne doit renoncer à penser. La pensée fonde notre humanité même. »

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