Devoir de Philosophie

Parler de vérité subjective est-il une contradiction ?

Publié le 08/02/2016

Extrait du document

On peut appeler vérités subjectives les jugements de valeur: je peux trouver que Bot-ticelli est un peintre mièvre, qu'un paysage de montagne est déprimant, que les seules études valables sont les études scientifiques ou que Paris est invivable.

 

De tels jugements sont vrais pour moi. On peut aussi appeler ainsi les traits de caractère ou les facultés intellectuelles et physiques: je suis plus doué pour les mathématiques que pour l’art, je suis fait pour une vie sédentaire plutôt

que pour une vie de voyages, etc. Il est vrai que l'emploi du mot vérité dans ces cas est, du point de vue philosophique, imprécis, puisque la vérité caractérise normalement les jugements portant sur la réalité extérieure, et non les dispositions individuelles. En fin de compte, il importe peut-être peu que l’on nomme vérités des convictions, des goûts ou des aptitudes personnelles, aussi longtemps qu'on ne tente pas de les imposer à autrui comme étant «la» vérité.

« Il n'y a pas de vérités subjectives • Parler de vérité subjective est une contradiction.

La vérité est par définition objective: elle est valable pour tout le monde.

Il ne faut pas confondre conviction et vérité, car cela ouvre ,la ,porte à l'arbitraire et au fanatisme.

Il n'y a de vérité qu'objective L a vérité est ce sur quoi tout le monde peut se mettre d'accord , sans exception, en fai­ sant bon usage de la rai­ son.

On comprend pour- «La vraie figure dans laquelle la vérité existe ne peut être que le système scientifique de cette vérité ...

Friedrich Hegel, La Phénoménologie de l'esprit quoi une telle définition de la vérité est restric­ tive et ne s'applique qu'à la science et à la logique, domaines où l'on peut procéder objectivement à des vérifications.

Tout autre énoncé relève de l'o pinion subjective et ne saurait prétendre au statut de vérité.

La vérité d'un tyran est fausse S 'il existait des véri­ tés subjectives, alors il faudrait accep­ ter que les tyrans , les méchants, l~s ffi-na­ tiques défendent «leurs » vérités.

Il fau­ drait accepter que la vérité des forts soit de dominer les faibles , que la vérité du voleur soit de voler.

Bref, la vérité dépendrait de l'intérêt et de l'égoïsme de cha­ cun, elle deviendrait une notion arbitraire.

Cela est contraire à la raison, qui veut que la vérité soit nécessairement une et conforme au bien .

Le goût n'est pas la vérité C 'est pourquoi il est abusif de parler de. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles