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Peut-on critiquer LE PROGRÈS TECHNIQUE ?

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technique

que tel permettra de guérir des maladies neurologiques actuellement incurables, mais que certains savants fous veulent utiliser pour reproduire à l'identique des individus par définition singuliers.

Une critique des conditions de légitimité du progrès technique est ainsi nécessaire pour rendre ce progrès pleinement humain. C'est ce que Jonas nomme le «principe de responsabilité» (cf. fiche 14, § II).

Il ne semble pas raisonnable de critiquer, au sens de désapprouver, le progrès technique en tant que tel. Car II n’est en lui-même ni bon ni mauvais, et témoigne dans tous les cas d'une créativité. C'est sur les conditions de son utilisation légitime qu'il faut réfléchir. L'homme n'est jamais plus humain ou raisonnable que lorsqu'il décide de limiter le pouvoir par le devoir, ses possibilités techniques par l'exigence éthique.

« l ~~_I FICHE Il. L'usage de la technique doit être réglementé par l'éthique • L'intérêt pour les moyens ou le progrès en lui-même finit par ~ prendre le pas sur l'examen de la finalité et de l'usage possible de la a technique. On assiste alors à une extraordinaire perversion : c'est la z technique qui se place en juge de la morale et non l'inverse. Ellul le :c souligne avec force dans le Système technicien : «La puissance et U l'autonomie de la technique sont si bien assurées que, maintenant, ~ elle se transforme à son tour en juge de la morale : une proposition et morale ne sera considérée comme valable pour ce temps que si elle .J peut entrer dans le système technique, si elle s'accorde avec lui». • L'histoire des techniques regorge d'exemples d'utilisations catastrophiques d'inventions signalant en elles-mêmes un véritable progrès technique. On pense par exemple au clonage, qui en tant que tel permettra de guérir des maladies neurologiques actuelle­ ment incurables, mais que certains savants fous veulent utiliser pour reproduire à l'identique des individus par définition singuliers. • Une critique des conditions de légitimité du progrès technique est ainsi nécessaire pour rendre ce progrès pleinement humain. C'est ce que Jonas nomme le« principe de responsabilité» (cf. fiche 14, § Il). e 11 ne semble pas raisonnable de critiquer, au sens de désapprouver, le progrès technique en tant que tel. Car il n'est en lui-même ni bon ni mauvais, et témoigne dans tous les cas d'une créativité. C'est sur les conditions de son utilisation légitime qu'il faut réfléchir. L'homme n'est jamais plus humain ou raisonnable que lorsqu'il décide de limi­ ter le pouvoir par le devoir, ses possibilités techniques par l'exigence éthique. > Flash bac p. 45 -·-! »

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