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peut-on mentir

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mentir
Lorsqu’on ment, on donne comme vrai ce que l’on sait être faux, il y a à la racine de l’acte, l’intention de tromper. Le mensonge peut très bien servir une bonne comme une mauvaise cause. On distingue ainsi trois cas : celui qui ment mais sans le savoir, on parle ici de véracité, celui qui ment en toute conscience dans l’intention de nuire à autrui et enfin celui qui ment dans l’espoir de faire du bien. De manière spontanée, on condamne le mensonge et si le mensonge est condamné c’est avant tout semble-t-il parce qu’il consiste à tromper l’autre, à lui masquer la vérité ou à la transformer. Toute une tradition fait de la vérité un devoir : le christianisme considère que t...

« de l'acte, l'intention de tromper. Le mensonge peut très bien servir une bonne comme une mauvaise cause. On distingue ainsi trois cas : celui qui ment, mais sans le savoir, on parle ici de véracité, celui qui ment en toute conscience dans l'intention de nuire à autrui et enfin celui qui ment dans l'espoir de faire du bien. [...] [...] C'est par exemple le cas d'un enfant adopté. En effet, la conscience morale des parents adoptifs de cet enfant les empêche d'exprimer la vérité qui pourrait détruire la personnalité de l'enfant. La vérité devient donc dans ce cas une arme très dangereuse, qui causera de grands problèmes psychologiques à l'enfant, et une rupture dans les relations entre les parents adoptifs et l'enfant. La plupart du temps, c'est pour dissimuler une vérité blessante ou gênante que l'on ment. On peut avoir face à nous un individu faible psychologiquement, et donc on sait pertinemment qu'une vérité peut détruire la personnalité d'une personne, la rendre dépressive, la blesser psychologiquement. [...] [...] Dans la profession médicale, plusieurs lois font du mensonge un devoir, et donc un droit. C'est le secret professionnel. La loi prévoit donc des cas qui autorisent le mensonge au nom de la bonne conscience morale. Ces autorisations ont pour seul but de protéger des personnes, et non pas de les utiliser pour une fin. C'est dans ce concept que Benjamin Constant s'oppose à Kant. Il refuse de considérer la vérité comme un devoir, c'est-à-dire à interdire le mensonge. Néanmoins, il refuse la thèse suivant laquelle on pourrait mentir en toute circonstance. [...] »

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