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Peut-on mentir ?

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mentir
                D’après Stendhal, “La parole a été donnée à l’homme pour cacher sa pensée”. Le mensonge est l’application parfaite de cette citation, car il s’agit de l’énonciation, la démonstration, l’expression d’une idée contraire à la vérité, à la réalité ou à la pensée émise. Le langage est le principal fil conducteur au mensonge. Il est dans sa perception la plus simple synonyme de mauvaise foi, de manque de sincérité. Le recours à l’affabulation, au boniment a pour objectif de dissimuler ou transformer volontairement ce qui semble vrai, afin de tromper l’autre ou se tromper sois même. Il s’oppose donc fermement à la vérité, ce qui naturellement impose un jugement voir une condamnation. Le menteur par ses actions se fait du tort à lui même, car l’action de mentir provoque sur sa conscience un sentiment de honte. Sentiment que ne partage pas tout individu imposteur, pour qui le mensonge est un acte prémédité et réfléchi ,sans anticipation des conséquences qui peuvent en découler.  Le mensonge peut prendre plusieurs forme ce qui naturellement fait varier le degré de condamnation, quand il s’agit d’une totale intention de tromper, la sentence se voudrait sévère, quant aux mensonges non voulus, résultant d’une maladresse de dire faux en pensant vrai, la tolérance serait plus appropriée.  Mais pouvons nous réellement considérer qu’il n’existe aucune légitimité du mensonge ?  Dans un premier temps, nous nous attarderons sur la place occupée par  mensonge dans la société humaine et les principes qui subsistent autour de cet acte, ce qui nous permettra de définir dans un second temps s’il est légitime ou éminemment condamnable. Puis c’est dans une troisième partie que nous discuterons la place de ce droit au mensonge dans le domaine de la politique et les limites qui en découle.  La notion de mensonge bien que encrée dans la nature de l’Homme est condamnée d’après le dogme religieux. Synonyme de malhonnêteté, le mensonge impacte sur la confiance d’un individu à un autre mais peut également se révéler conséquent sur l’estime  de celui qui en fait usage. Il est donc dans la société de l’homme perçue comme négatifs et ce pour différentes raisons. Dans un premier temps, soulignons qu’un individu qui ment, a une intention, une volonté d’accéder à un but, dissimuler une vérité qui pourrait lui être défavorable à lui ou à celui qui l’entend. Considérant que le mensonge étant délibéré ,une question morale est donc appréhendable, d’une part car l’homme est soumis à des vérités et des lois qui régissent tous les phénomènes, les contrer est considéré comme moralement incorrect. Mais l’individu intelligent qu’est l’homme voient à travers le mensonge une possibilité d’obtenir satisfaction, du moins selon l’explication la plus rationnelle. Mais le recours au mensonge par l’homme est éclairé par une bien plus grande complexité. En effet, Kant développe une réflexion dans son livre La Critique de la raison Pure selon laquelle l’homme fait partie de la nature ,qui est d’une certaine façon indissociable de la connaissance. Cette cogitation nous conduit à la question suivante: l’homme de par son intelligence ne se doit-il pas de surpasser cette nature et les lois qui lui sont imposées? Adhérer à cette pensée induit naturellement que nous nous heurtons à un devoir moral. Un devoir qui selon Kant se définit comme « la nécessité d'accomplir une action par respect pour la loi », qui nous dicte de nous en tenir à ces lois comme le font le reste des êtres vivants. L’homme qui ment se détourne donc de celles-ci, il se dicte lui même, il s’affranchit de cette morale. Respecter l’humanité induit une soumission aux principes moraux, mais comme l’avoue  Emmanuel Kant, il n’existe pas réellement d’action purement morale. Résultant d’une volonté de tromper, l’acte de mentir est d’autan...

« La notion de mensonge bien que encrée dans la nature de l'Homme est condamnée d'après le dogme religieux. Synonyme de malhonnêteté, le mensonge impacte sur la confiance d'un individu à un autre mais peut également se révéler conséquent sur l'estime  de celui qui en fait usage. Il est donc dans la société de l'homme perçue comme négatifs et ce pour différentes raisons. Dans un premier temps, soulignons qu'un individu qui ment, a une intention, une volonté d'accéder à un but, dissimuler une vérité qui pourrait lui être défavorable à lui ou à celui qui l'entend. Considérant que le mensonge étant délibéré ,une question morale est donc appréhendable, d'une part car l'homme est soumis à des vérités et des lois qui régissent tous les phénomènes, les contrer est considéré comme moralement incorrect. Mais l'individu intelligent qu'est l'homme voient à travers le mensonge une possibilité d'obtenir satisfaction, du moins selon l'explication la plus rationnelle. Mais le recours au mensonge par l'homme est éclairé par une bien plus grande complexité. En effet, Kant développe une réflexion dans son livre La Critique de la raison Pure selon laquelle l'homme fait partie de la nature ,qui est d'une certaine façon indissociable de la connaissance. Cette cogitation nous conduit à la question suivante: l'homme de par son intelligence ne se doit-il pas de surpasser cette nature et les lois qui lui sont imposées? Adhérer à cette pensée induit naturellement que nous nous heurtons à un devoir moral. Un devoir qui selon Kant se définit comme « la nécessité d'accomplir une action par respect pour la loi », qui nous dicte de nous en tenir à ces lois comme le font le reste des êtres vivants. L'homme qui ment se détourne donc de celles-ci, il se dicte lui même, il s'affranchit de cette morale. Respecter l'humanité induit une soumission aux principes moraux, mais comme l'avoue  Emmanuel Kant, il n'existe pas réellement d'action purement morale. Résultant d'une volonté de tromper, l'acte de mentir est d'autant plus condamnable car il est délibéré. Cette déclaration nous conduit sur la question de l'éthique. L'éthique s'impose naturellement quant au sujet du mensonge et aux sanctions gravitants autour de cet acte. Elle se définit par le respect de valeurs dites morales, qui établissent des normes, devoirs, lois et limites destinées à être intégrées et respectées par les individus qui en sont les destinataires. La fourberie au delà de l'éthique est en réalité non esthétique, elle ne correspond pas aux normes de la droiture et de l'honnêteté dont doit faire preuve l'homme franc. Kant évoque que ?le mal vient de la contradiction et qu'il me suffit en vérité d'être un instant attentif à ce que me murmure ma propre raison et la loi morale qui s'y trouve, pour comprendre »

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