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Philosophie_ Conscience: La conscience définit-elle l’Homme ?

Publié le 10/03/2022

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• Conscience et connaissance de soi Conscience= faculté par laquelle homme capable de penser ce qu’il vit et dès lors de se penser lui-même. Pourrait admettre que conscience que l’on prend de soi-même = connaissance de soi. Or, pas de doute que conscience permet de savoir qui on est mais pas assuré favorise nécessairement connaissance de ce que l’on est. Fait d’être conscient induit-il le fait de se connaître soi-même ? 1. La conscience rend possible la connaissance de soi. a. Se connaître soi-même est le principe de toute sagesse. Chacun aspire à savoir qui il est= condition essentielle pr mener existence sensée et cohérente. Faute de cette connaissance= risque égarement, entreprendre projets ou tenir discours ds lesquels demain je ne me reconnaîtrai plus. Se faire des illusions sur soi= conduit échec. b. La conscience est équivalente à la pensée. C’est parce que je ne coïncide pas parfaitement avec moi-même à la façon d’un objet que je peux me connaître. Descartes a fait la démonstration que ce pouvoir de penser et de se penser = fondé sur une certitude inébranlable => la conscience de soi en tant qu’être pensant = socle sur lequel repose tte recherche de vérité. c. L’introspection comme outil de connaissance de soi. Cela ne suffit pas à me faire connaître qui je suis mais à savoir que je suis. Pourtant conscience= aussi perception de ce que je vis et de ce que cela suscite en moi (pensées, désirs, émotions)… Suffirait donc que je m’observe moi-même pr m’analyser et me comprendre. 2. La conscience de soi ne favorise pas une connaissance de soi objective. a. Les limites de l’introspection. Introspection pas un instrument de connaissance de soi satisfaisant= toujours possible que interprétation de mes actes/sentiments= erronée. Voir du courage là où ne réside que vanité ou bien générosité où ne se trouve que besoin de reconnaissance. b. Les illusions de l’amour propre. Absence d’objectivité lorsque je m’examine moi-même= fait que je suis à la fois juge et partie. Je me juge moi-même et ds cette situation amour-propre interfère. Comment alors prendre suffisamment de distance pr me considérer comme ce que je suis et non comme je souhaiterai être ? c. Le conditionnement social de la conscience. De + , Marx montre que conscience n’est pas « pure » et 1ère. Ce qui est 1er et détermine notre conscience = conditions matérielles de notre existence. Dès lors parvenir connaissance de soi repose pas sur conscience de soi mais sur mise au jour rapports déterminés qui constituent notre être social. « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience ». (Critique de l’économie politique). 3. La découverte de l’inconscient rend possible l’émergence d’une conscience plus lucide. a. La conscience est déterminée par l’inconscient. Freud= travail de destitution de la conscience comme instrument de connaissance de soi. Montre que conscience déterminée par jeu de forces inconscientes qu’elle ignore. « Il n’y a rien d’étranger qui se soit introduit en toi, c’est une part de ta propre vie psychique qui s’est soustraite à ta connaissance et à la maîtrise de ton vouloir. » b. La démarche de Freud ns donne les moyens de mieux ns connaître. Reste que même si l’inconscient véritable maître maison et même si le moi dépend de lui, Freud a contribué à porter à la conscience cet état de fait. => ns sommes déjà conscients de subir les déterminations de notre inconscient= ouvre la voie à travail sur soi sans cela impossible. c. La conscience réformée introduit à une connaissance partielle mais lucide de soi. Ns devenons + lucides sur ns-mêmes parce que ns parvenons à mettre à jour les déterminations qui pèsent sur ns, y compris sur notre conscience. Même si ns découvrons que transparence à soi impossible, ns parvenons à réformer notre conscience et la libérer partiellement des illusions qu’elle nourrit. « Là où la ça est, le je dois advenir » écrit Freud= permettre à un sujet lucide de se constituer à la place d’un être déterminé par des pulsions qu’il ignore. Quel est l’objet de la conscience ? Est-elle un rapport immédiat de soi à soi, ou suppose-t-elle un détour par des personnes ou des objets extérieurs, une méditation ? I) La conscience comme « visée de » ou « relation a ». • Les limites de la conscience comme forme vide. Sujet peut-il se saisir comme conscience, comme sujet pensant, par simple retour sur soi, indépendamment de tout rapport aux choses ou à autrui ? Questionnements souligne faiblesse d’une conscience fondée sur une simple introspection coupée du monde, d’une conscience isolée comme substance auto-suffisante, comme forme vide. Descartes sortira du doute grâce à la découverte de la véracité divine. Il pourra alors compléter sa 1ère conception du cogito par la connaissance du monde. • La conscience comme intentionnalité. La conception chosifiante de la conscience critiquée par la phénoménologie de Husserl. Descartes= raison de mettre le monde entre parenthèses pr redécouvrir le caractère fondateur de la conscience, son tort= considérer la conscience comme une chose pensante exister par elle-même, indépendamment des choses matérielles. Pr Husserl, conscience ne peut être une chose refermée sur elle- même : elle est une visée ou une relation ouverte. Pas une substance, mais un acte, défini par son « intentionnalité ». « Toute conscience est conscience de quelque chose » écrit-il. II) Les manifestations de la conscience. • La conscience du monde par l’action. La conscience présuppose le monde, parce que ns ns reconnaissons d’abord ds nos actions sur les choses, à travers le langage et le travail. Loin d’être un présupposé, la conscience est un résultat, le produit d’une expérience de confrontation et de transformation du monde. Hegel insiste sur cette condition essentielle d’une conscience de soi véritable : le monde est une méditation nécessaire entre nous et nous-mêmes. En effet, il ne s’agit pas d’un monde brut et naturel, mais transformé, que ns avons façonné et qui porte la marque de l’esprit. C’est une véritable « lutte pour la reconnaissance », un combat à mort que, d’après Hegel, l’homme mène pour s’imposer à l’autre comme conscience. La conscience de soi passe par le fait qu’autrui me reconnaît comme un être libre. • La conscience comme liberté. Sartre s’oppose lui aussi à la chosification de la conscience. Les objets sont entièrement déterminés par leurs propriétés, ne peuvent être rien d’autre que ce qu’ils sont. Ils sont, dit Sartre, « en-soi »= Leur essence précède leur existence. Le sujet conscient quant à lui, est un « pour-soi » : il peut toujours être différent. Pas enfermé ds une définition. Parce qu’il est conscient, l’homme est projet dit Sartre, et non objet. N’est pas produit passivement par sa naissance famille ou société : il est avant tt ds le choix conscient de sa vie. L’existence de l’homme précède son essence. Par la conscience, l’homme, seul, existe : car « ex-sister »= sortir de soi, être à distance de soimême. Et par la conscience l’homme est libre ds sa possibilité de dépasser ce qu’il est.

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« Thème n°1 : La Conscience La conscience définit-elle l’Homme ? Conscience provient latin « cum scientia »= « avec science ». Notion de conscience apparaît dans un grand nombre de mots de la langue Française : - Avoir « bonne » ou « mauvaise » conscience (rien à se reprocher ou au contraire se sentir coupable). -Agir consciencieusement= d’une manière appliquée. - Au sein des États de droit républicains, « liberté de conscience »= droit de croire ou de ne pas croire. - « Avoir conscience »= nous agissons en connaissance de cause, on se rend compte de ce que l’on fait.

Au contraire, nous « perdons conscience »= contact avec les choses est rompu, évanouissement. Conscience entendue comme capacité de jugement moral= conscience morale. Conscience entendue comme capacité de connaissance = conscience psychologique. • • La notion de « conscience » nous reconduit à la connaissance et à la morale= les deux dimensions, théorique et pratique, de l’existence humaine.

Tout se passe donc comme si la conscience définissait ou caractérisait l’humanité. Toutefois, question se pose de savoir si la conscience est capable de déterminer précisément, justement l’être humain.

Homme n’est-il pas un être composé de matière , molécules, atomes, organisme de chair et de sang situé au sein du monde ? Résumer l’homme à sa conscience= promouvoir abusivement 1 de ses dimensions au détriment des autres.

Si homme est conscient, peut être pas parce qu’il est humain mais parce qu’il est un être vivant= survivre et trouver moyens subsistance.

Conscience n’apparaît plus comme le propre de l’homme mais le propre du vivant en général.

Plus si évident que conscience caractérise l’Homme. Ou bien la conscience caractérise l’homme en son double versant psychologique et moral Vs la conscience ne suffit pas à définir l’homme puisque ne se réduit pas à sa conscience et pas légitime de rabattre toute conscience sur la conscience humaine. I) La conscience caractérise l’homme. a.

La conscience distingue l’homme des êtres inanimés. « Cours d’esthétique » de Hegel : • Distinction entre « être » et «être pour soi » : distingue les « choses naturelles », de l’homme.

Chose naturelle= être soumis aux lois de la nature, êtres composés de matière par distinction aux choses immatérielles (ex.

Idées).

Constitué de matière, Homme= chose naturelle, il « est » présent dans le monde.

Homme aussi un esprit, il est pour luimême= prend connaissance de lui-même. • « Être pour soi »= spécificité humaine, conscience de soi.

On distingue conscience morale vs conscience psychologique (comportant conscience « immédiate »= conscience des choses dans le monde et de nos idées, et conscience « réfléchie »= aptitude à revenir sur ce qu’on pense ou fait).

Pr Hegel distinction pertinente= celle entre la connaissance des choses naturelles et la connaissance de notre esprit : « réflexivité »= prendre connaissance de l’esprit qu’on est, par différence avec les choses naturelles. • Thèse de Hegel : homme dominé par quête de lui-même, cherche qui il est.

Le « pour soi »= esprit humain revient sur lui-même pour se connaître.

Deux façons pour l’esprit de faire retour sur lui : - théorique (revenir sur ce qu’on pense et fait).. »

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