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Platon, Le Phédon, commentaire de texte 82d-83d

Publié le 11/05/2013

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Lafond Zoé 31020207 20/03/2013 Philosophie antique, Le Phédon, Platon Au Vème siècle avant JC, Platon écrit le Phédon, dialogue relatant la mort de Socrate et ses dernières paroles. A travers cette oeuvre Platon souhaite rendre compte du dualisme présent entre l'âme et le corps. En s'appuyant sur un extrait du Phédon (82d-83b) nous allons donc essayer de comprendre pourquoi l'âme se retrouve t'elle emprisonnée au corps, c'est à dire qu'est ce qui empêche l'âme d'atteindre la connaissance, l'intelligible ? Le corps emprisonne l'âme, c'est que nous répond Platon à cette question. C'est cet emprisonnement qui contraint l'âme à la cellule d'une prison qui serait le corps et qui l'empêcherait de connaître la réalité. Dès lors la philosophie se déploie dans le monde sensible, comme une délivrance à cet emprisonnement. D'ou la nécessité de cet extrait, l'auteur cherche à montrer que la philosophie est un moyen de se délivrer des plus grands maux de son âme, ainsi que de prouver que le monde sensible n'est pas le réel, la réalité en soi. C'est pourquoi nous verrons tout d'abord en quel sens la philosophie peut entrainer une déliaison de l'âme vis à vis du corps, qui l'emprisonne. Puis pourquoi elle préfère éloigner l'âme de tous les plaisirs qui l'entrainerait dans un vice. Enfin, dans un dernier temps nous verrons que ces plaisirs trompent l'âme, la laissant penser qu'elle doit rester en ce corps, continuant de l'emprisonner loin du monde intelligible. Par quels moyens la philosophie a t'elle les compétences de délier l'âme et corps ? C'est ce que nous allons essayés de comprendre dès maintenant. Dans cet extrait, le corps est un poids pour l'âme, l'aspect qu'on en a est péjoratif, comme quelque chose qui attache l'âme et le corps sans qu'il soit possible de penser une quelconque séparation de l'un et de l'autre, c'est ce que dit Platon ici l'âme ''était tout bonnement enchainée à l'intérieur du corps'', le terme ''enchainée'' montre bien qu'elle est en quelque sorte asservie à ce dernier. L&...
platon

« la véritable réalité.

Elle n'est pas comme comme le corps, elle est différente, elle ne fonctionne pas de la même manière, elle serait bien naïve de ne pas se méfier du corps adepte des plaisirs qui la retienne loin de toute facultés de connaissance du monde vrai.

Si elle souhaite la connaissance des êtres, du vivant, toutefois même s'en rapprocher, elle doit s'en reporter uniquement à elle-même, elle doit '' se rassembler elle-même en elle même '' (Ligne 13-14).

Platon nous laisse supposer alors que l'âme n'a également plus connaissance d'elle même car elle s'est laissé dépassé, entrainé par ce corps, disposé aux vices, aux plaisirs, à la dépendance, … c'est pourquoi elle doit se rassembler, c'est la philosophie qui veut lui faire comprendre cela, afin qu'elle se sépare du corps, qu'une déliaison s'opère entre les deux.

Le corps est un obstacle, il nous trompe dans notre quête de la vérité.

Il faut s'éloigner des plaisirs du corps, c'est ce que Socrate expliquait dans les paragraphes précédents, il est nécessaire pour l'âme de s'en détacher si elle veut saisir réellement les choses, elle aspire seule, à parvenir à ce qui est vrai.

Notre corps nous rend esclaves de nos peurs, de nos joies, des appétits.

En quelque sorte il nous prive de notre liberté ! Le corps, les sens induisent en nous seulement de la confusion.

Si l'âme comprend différemment que d'elle même, Socrate lui dit de ne pas considérer ce qui en résulte, car ce n'est pas la vraie réalité.

Nos dires sont confirmés par Socrate dans la suite de ce dialogue lorsqu'il pose le dualisme de l'âme et du corps reposant sur deux perceptions, celle par les sens et ce que '' l'âme voit, elle, c'est l'intelligible et l'invisible '' (ligne 23- 24).

En somme, nous devons comprendre ici que les sens ne permettent la compréhension de l'intelligible, des formes intelligibles de la connaissance, la vraie réalité, et que l'âme est en mesure de comprendre l'essentiel et l'intelligible.

C'est pourquoi dans le monde sensible l'âme du philosophe du fait qu'elle risque le plus grand des maux, sera quand à elle à l'écart, comme le dit Socrate, de tous les plaisirs et appétits qu'ils puissent être.

Il ne parle pas ici des conséquences directes d'abus ou de divers pêchés dont on sait déjà les conséquences mais il parle d'un mal qui serait le plus grand des maux existant en ce monde, ce qui l'appelle '' le mal suprême '' .

Un mal entrainé par la confiance aveugle en les sens, en le corps si l'âme ne s'en est pas déliée.

Il l'explique aux lignes 39 à 42, il s'agit de se tromper sur la réalité et d'ignorer que l'on se trompe sur celle ci.

L'ignorance de l'ignorance est pire que tout, elle trompe l'homme en lui-même.

Pour Socrate le plus ennuyeux est de penser que nous sommes en plein dans la réalité, prendre plaisir aux appétits et aux plaisirs les plus déraisonnables, ignorer que l'on est pas pas dans le vrai, que l'on se trompe, que l'on ignore ce qu'il se passe vraiment et prendre goût aux plaisirs, c'est le plus grave, le plus fâchant.

En effet la condition nécessaire de l'accès à la connaissance est pour Socrate, l'acceptation de son ignorance, nous disions précédemment que l'âme doit être dans le vrai, ne doit pas ignorer qu'elle se trompe mais toujours se rapporter à elle-même pour analyser et comprendre le vrai sinon il va de soi qu'elle se trompera elle aussi tout comme le corps.

Pourquoi la philosophie suscite t'elle un si fort intérêt à délier l'âme et le corps ? afin d'éloigner l'âme de tous les plaisirs, les pêchés qui pourraient la retenir dans sa quête de la vérité et qui la pousserait à atteindre le '' le mal suprême '', qu'est ce que c'est concrètement ? Socrate dit que c'est ce qui consiste en l'inférence inévitable qui s'impose à toute âme '' d'hommes au moment où elle éprouve un plaisir ou une peine intenses '', car chaque plaisirs, chaque peines reçus par les sens enfoncent un peu plus le clou de ce qui retient l'âme au corps, laissant l'âme se confondre avec la forme du corps puisque ce que considère comme vrai le corps, l'âme l'accepte comme tel.

C'est-à- dire que si le corps apprécie l'un des plaisirs auquel il s'est laissé aller alors l'âme étant sous ses 'commandements' fera de même et la considérera tout autant comme vraie.

Elle se conforme à lui alors que ce n'est pas ce qu'elle devrait faire comme nous le répétons depuis le début de cette étude.

L'âme faisant confiance au corps croit connaître les plaisirs du monde sensible, mais elle ignore qu'elle se trompe, ce qui lui risque de ne pas retrouver ses origines et pas non plus l'accès à la connaissance.

C'est bien lorsque l'âme s'attarde aux plaisirs du monde sensible qu'elle s'enchaine d'autant plus au corps c'est ce que nous dit Socrate.

Ce que l'âme doit comprendre c'est que les plaisirs du monde sensible la rende aveugle et l'enferme d'autant plus à l'intérieur du corps.

Socrate tient à souligner que l'âme de par son emprisonnement au corps perd de sa pureté originelle... »

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