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Une civilisation industrielle n'a-t-elle besoin que de techniciens et doit-elle proscrire toute culture désintéressée ?

Publié le 15/09/2014

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C. -- La frontière, en effet, est loin d'être infranchissable entre la science pure et la technique. Non seulement la science requiert perpétuellement le concours de la technique, à cause des appareils perfectionnés qu'elle emploie. Mais « l'industrie et la science appliquée sont des sources perpétuelles et fécondes de recherches, d'idées et de découvertes scientifiques « (A. FOR-TEviN, in Ouv. cité, p. 264). Mais, réciproquement, le mot de F. BACON reste vrai : « On ne commande à la nature qu'en lui obéissant «, c'est-à-dire en utilisant ses lois, et c'est la science théorique qui nous les fait connaître. S'il arrive que la Technique conduise à la Science, il arrive plus fréquemment encore que la Science pure se révèle féconde en applications pratiques qui n'avaient nullement été visées ni même prévues par le chercheur. BACHELARD regarde les préoccupations utilitaires comme un des « obstacles épistémolo­giques « qui entravent le progrès de la science, et bien des savants n'hésitent pas à déclarer avec L. DE BROGLIE que « toute conception ayant pour résultat de faire négliger les recherches désintéressées pour se consacrer uniquement

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« Position de la question.

Notre civilisation est une civilisation technicienne.

De l'ouvrier au savant en passant par l'ingénieur et le technicien, il existe une solidarité qui unit tous les participants à l'œuvre de la Technique.

Quel peut être, dans une telle civilisation, le rôle de la pensée désintéressée, de celte du philosophe en particulier? 1.

De la technique à la science.

A.

- Au premier échelon, nous trouvons C.OMTE ajoute que ces « doctrines intermédiaires >> entre la théorie et la pratique « empruntent des secours directs à presque toutes les diverses sciences principales >>.

Il est bien vrai que l'ingénieur et le technicien, peut-être plus que le savant, ont besoin de se tenir au contact du réel, toujours plus complexe que l'abstrait (Précis, Ph.

I, § 239).

Mais on. »

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