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Une science de l’histoire est-elle possible, et à quelles conditions ?

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histoire

Prenons deux exemples :

 

- L’historien marxiste : pour lui, l’histoire est traversée par la lutte des classes qui, elles-mêmes, résultent des relations économiques entre les hommes. La révolution prolétarienne marquera la fin du capitalisme et deviendra internationale.

 

- L’historien hégélien : pour Hegel, « la question est de savoir si, sous le tumulte qui règne à la surface, ne s’accomplit pas une œuvre silencieuse et secrète dans laquelle sera conservée toute la force des phénomènes » (La Raison dans l’histoire). C’est la Raison qui est à l’œuvre dans l’histoire.

 

Ces historiens lisent, expliquent l’histoire à travers le prisme d’un certain système mais sans rejeter les faits et en nous donnant les clés de leur système. Il faut donc garder l’esprit critique. La pluralité des interprétations nous avertit qu’il ne faut pas d’emblée accepter les explications. Il faut demander des preuves : tout historien digne de ce nom explique toujours sa méthode. « L’histoire doit être le résultat de l’effort le plus rigoureux, le plus systématique pour s’approcher de la vérité historique », écrit l’historien H.-I. Marrou.

« n' exclut pas la pos sibilité d'une méthode rigoureuse établissant une vérité ob jective, valable pour tous les homme s. CORRIGÉ [Dissertation rédigée) [Introduction] Le mot histoir e vient du grec historia qui signifie « enquête, recher che, informati on», puis «récit » et actuellement « science du passé humain ». Cette « science » est l'étude de la réalité de ce qui a été, elle est un effort pour savoir et expliquer ce qui a vraiment eu lieu. Existe-t-il une méthode rigoureuse pour conna ître objectivement le passé humain ? En effet, contrairement à la science physique par exemple, aucune loi ne prouve les faits historiques puisqu'ils échappent à l'expérimentat ion. À quelles conditions est-il possible de conna ître rigoureusement, impartiale­ ment, l'histoire humaine ? [1. La connaissance historique ) Le mot connaissance associé à celui d'histoir e semble équivoque : la connaissance c'est le savoir, le rationnel, élaboré à partir de l'observation, du raisonnement ou de l'ex périmentatio n. Cette connaissance s'oppose à l' opinion. L'objet de la science est ainsi de découvrir des lois auxquelles obé issent les phénomènes et de les rassembler dans des théor ies. Mais il n'y a pas la possibilité de répéter les événements historiques comme on refait une expérience scientifique. De plus, si les mathémat iques ont pour objet les grandeurs et les relations, l'histoire a pour objet elle-même : Comment, alors, avoir une connaissance objective de l'histoire qui se prend pour su jet d' étude ? L'historien est lui-même une partie de l'histoire , il ne peut pas s'e n détacher. Doit-on pour autant renoncer à toute objectivité en histoire ? Par « connaissa nce objective » ou science du passé, on peut entendre : - un ensemble de connaissances concernant le passé, constitué selon une méthode rigoureuse, valable pour tous les hommes ; - l'e xplication de cette méthode . [I l. L'histoir e est une construction scientifique] «L e fait historique n'est pas plus donné que les autres », écrit Claude Lévi-Strauss dans La Pensée sauvage. L'histoire doit construire son objet. Quelle est sa méthode ? Les difficultés proviennent de la complexité des causes et de l'impossi­ bilité de l'expérimentatio n. L'hist orien rencontre des obstacles spécifiques : 75 »

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