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Le mot "obliger" dans l'oeuvre de DESCARTES

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descartes

 

DISCOURS DE LA METHODE, Sixième partie.

 Ce qui a été suffisant pour m'obliger à changer la résolution que j'avais eue de les publier ;

Et j'ai pensé qu'il m'était aisé de choisir quelques matières qui, sans être sujettes à beaucoup de controverses, ni m'obliger à déclarer davantage de mes principes que je ne désire, ne laisseraient pas de faire voir assez clairement ce que je puis ou ne puis pas dans les sciences.

  LA DIOPTRIQUE, DISCOURS DIXIEME, DE LA FACON DE TAILLER LES VERRES.

 mais je veux espérer que les inventions que j'ai mises en ce traité seront estimées assez belles et assez importantes pour obliger quelques uns des plus curieux et des plus industrieux de notre siècle à en entreprendre l'exécution.

  LE MONDE OU TRAITÉ DE LA LUMIERE, CHAPITRE V, Du nombre des éléments et de leurs qualités.

Mais afin que je puisse mieux vous faire entendre ma pensée sur ce sujet, et que vous ne pensiez pas que je veuille vous obliger à croire tout ce que les philosophes nous disent des éléments, il faut que je vous les décrive à ma mode.

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, Méditation Cinquième.

 car qu'est-ce que l'on me peut objecter, pour m'obliger à les révoquer en doute ?

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, Méditation Sixième.

 parce que je remarquais que les jugements que j'avais coutume de faire de ces objets, se formaient en moi avant que j'eusse le loisir de peser et considérer aucunes raisons qui me pussent obliger à les faire.

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, REPONSES DE L'AUTEUR AUX PREMIERES OBJECTIONS.

 car il compare mon argument avec un autre tiré de saint Thomas et d'Aristote, comme s'il voulait par ce moyen m'obliger à dire la raison pourquoi, étant entré avec eux dans un même chemin, je ne l'ai pas néanmoins suivi en toutes choses ;

Il compare ici derechef un de mes arguments avec un autre de saint Thomas, afin de m'obliger en quelque façon de montrer lequel des deux a le plus de force.

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, REPONSES DE L'AUTEUR AUX SECONDES OBJECTIONS.

 et partant elle n'a pas plus de force pour nous obliger à nier la nature de Dieu ou son existence, que pour détruire toutes les autres choses qui tombent sous la connaissance des hommes ;

  LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE, TROISIEME PARTIE, Art. 73.

 Et partant, quand nous n'aurions égard qu'aux quatre tourbillons L,C,K,O, pourvu que nous les supposions inégaux, cela suffit pour nous obliger à conclure que le soleil n'est pas situé justement au milieu de la ligne OC, ni aussi au milieu de la ligne KL ;

  LES PASSIONS DE L'AME, LETTRE Ire A MONSIEUR DESCARTES.

 Car, sans parler de ses autres usages, celui-là seul est assez important pour obliger les plus insensibles à favoriser les desseins d'un homme qui a déjà prouvé, par les choses qu'il a inventées, qu'on a grand sujet d'attendre de lui tout ce qui reste encore à trouver en cette science.

Mais si tout ce que j'ai écrit ici ne suffit pas pour faire que vous changiez d'humeur, je vous prie au moins de m'obliger tant que de m'envoyer votre traité des Passions, et de trouver bon que j'y ajoute une préface avec laquelle il soit imprimé.

  LES PASSIONS DE L'AME, SECONDE PARTIE, ARTICLE 76.

 Car il est aisé de suppléer à son défaut par une réflexion et attention particulière, à laquelle notre volonté peut toujours obliger notre entendement lorsque nous jugeons que la chose qui se présente en vaut la peine ;

  LES PASSIONS DE L'AME, SECONDE PARTIE, ARTICLE 108.

 Et en même temps aussi ces esprits allaient du cerveau vers les nerfs qui pouvaient pousser du sang de la rate et des petites veines du foie vers le coeur, pour empêcher ce suc nuisible d'y entrer, et de plus vers ceux qui pouvaient repousser ce même suc vers les intestins et vers l'estomac, ou aussi quelquefois obliger l'estomac à le vomir.

  Correspondance, année 1630, AU R. P. MERSENNE, 25 février 1630.

Vous m'interrogez comme si je devais tout savoir, et semblez avoir oublié ce que vous m'aviez promis en l'une de vos dernières, sur ce que je m'excusais de répondre à vos questions, à savoir que vous vous contenteriez de ce qui me viendrait sous la plume, sans m'obliger à y penser plus curieusement.

  Correspondance, année 1637, AU R. P. MERSENNE, Avril 1637. (Les éditions contemporaines datent cette lette de fin mai 1637.).

En me voulant trop obliger vous m'avez extrêmement embarrassé ;

  Correspondance, année 1637, AU R. P. MERSENNE, Fin avril 1637. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du début de juin 1637.).

Je suis extrêmement marri d'avoir écrit quelque chose en mes dernières qui vous ait déplu, je vous en demande pardon, mais je vous assure et vous proteste que je n'ai eu aucun dessein de me plaindre en ces lettres-là, que du trop de soin que vous preniez pour m'obliger, et de votre grande bonté, laquelle me faisait craindre ce que vous-même m'avez mandé depuis être arrivé, savoir que vous eussiez mis le livre entre les mains de quelqu'un, qui le retînt par devers lui pour le lire, sans demander le privilège ;

  Correspondance, année 1637, A Monsieur ***  (Huyghens de Zuitlichem), 15 juin 1637. Entre le 8 et le 12 juin 1637.

Ayant eu dernièrement l'honneur d'aller en votre compagnie au logis de Monsieur de Charnassé pour lui faire offre de mon service, j'ai pensé que vous n'auriez pas désagréable que je vous priasse de lui présenter l'un des exemplaires que je vous envoie, et ensemble de lui en offrir encore deux autres, l'un pour le Roi et l'autre pour Monsieur le Cardinal de Richelieu, s'il lui plaît de me tant obliger, que de trouver bon que ce soit par son entremise que je les leur présente, afin de leur témoigner, en tout le peu que je puis, ma très humble dévotion à leur service.

 Car je ne crois pas que nous soyons seulement redevables aux grands des faveurs que nous recevons immédiatement de leurs mains, mais aussi de toutes celles qui nous viennent de leurs ministres, tant à cause que ce sont eux qui leur en donnent le pouvoir, que principalement aussi à cause qu'ayant fait choix de telles personnes plutôt que d'autres, nous devons croire que leurs inclinations à nous obliger sont les mêmes que nous remarquons en ceux auxquels ils donnent le pouvoir de nous bien faire.

  Correspondance, année 1637, A UN REVEREND PERE JESUITE, 3 octobre 1637.

 je vous remercie aussi de ce que vous me promettez de faire examiner le livre que je vous ai envoyé, par ceux des vôtres qui se plaisent le plus en telles matières, et de m'obliger tant que de m'envoyer leurs censures.

  Correspondance, année 1638, AU R. P. MERSENNE, 27 mai 1638. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 17 mai 1638).

 et ce qui m'a fait vous écrire que je ne désirais point qu'on m'envoyât rien que je ne pusse faire imprimer, a été seulement pour obliger ceux qui me voudraient envoyer quelque chose, à le rendre meilleur, et m'exempter, autant que je pourrais, de lire des sottises.

  Correspondance, année 1638, A UN R. P. JESUITE, 24 janvier 1638. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 22 février 1638).

 Mais je ne vois aucune apparence que les conditions qui peuvent m'y obliger s'accomplissent, au moins de longtemps ;

  Correspondance, année 1640, Au R. P. MERSENNE, 6 décembre 1640. (Les éditions contemporaines datent cette lettre de décembre 1640, sans indiquer un jour précis.).

 Je crois que ce que je vous écris pour eux en latin est suffisant pour l'obliger de m'envoyer ses objections s'il en a envie, sans qu'il soit besoin que je lui en écrive plus particulièrement :

  Correspondance, année 1644, AU R. P. CHARLET, JESUITE, 18 décembre 1644. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 9 février 1645.).

 et c'est aussi en quoi vous me pouvez beaucoup obliger.

  Correspondance, année 1645, A MADAME ÉLISABETH, PRINCESSE PALATINE, etc, 20 avril 1645 (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 21 juillet 1645.).

 Mais si je vois que vous l'approuviez, ainsi que je l'espère, et principalement aussi, s'il vous plaît m'obliger tant que de me faire part de vos remarques touchant le même livre, outre qu'elles serviront de beaucoup à m'instruire, elles me donneront occasion de rendre les miennes plus exactes, et je les cultiverai avec d'autant plus de soin, que je jugerai que cet entretien vous sera plus agréable :

  Correspondance, année 1645, A MADAME ÉLISABETH, PRINCESSE PALATINE, etc, 15 mai 1645 (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 18 août 1645.).

 car, encore que la seule connaissance de notre devoir nous pourrait obliger à faire de bonnes actions, cela ne nous ferait toutefois jouir d'aucune béatitude, s'il ne nous en revenait aucun plaisir.

  Correspondance, année 1645, A UN SEIGNEUR (NEWCASTLE), octobre 1645.

 aussi n'y a-t-il rien qui me puisse obliger davantage à en publier d'autres, que de savoir que cela vous serait agréable.

  Correspondance, année 1646, A Monsieur CHANUT, 6 mars 1646.

 Et si vous avez daigné examiner ce que j'en ai écrit, vous me pouvez extrêmement obliger, en m'avertissant des fautes que vous y aurez remarquées.

 mais parce que j'ai quelquefois envie de retourner à Paris, je me plains quasi de ce que Monsieur M les ministres vous ont donné un emploi qui vous en éloigne, et je vous assure que, si vous y étiez, vous seriez l'un des principaux sujets qui me pourraient obliger d'y aller ;

 

« Mais si tout ce que j'ai écrit ici ne suffit pas pour faire que vous changiez d'humeur, je vous prie au moins de m'obliger tant que dem'envoyer votre traité des Passions, et de trouver bon que j'y ajoute une préface avec laquelle il soit imprimé. LES PASSIONS DE L'AME, SECONDE PARTIE, ARTICLE 76. Car il est aisé de suppléer à son défaut par une réflexion et attention particulière, à laquelle notre volonté peut toujours obligernotre entendement lorsque nous jugeons que la chose qui se présente en vaut la peine ; LES PASSIONS DE L'AME, SECONDE PARTIE, ARTICLE 108. Et en même temps aussi ces esprits allaient du cerveau vers les nerfs qui pouvaient pousser du sang de la rate et des petitesveines du foie vers le coeur, pour empêcher ce suc nuisible d'y entrer, et de plus vers ceux qui pouvaient repousser ce même sucvers les intestins et vers l'estomac, ou aussi quelquefois obliger l'estomac à le vomir. Correspondance, année 1630, AU R. P. MERSENNE, 25 février 1630. Vous m'interrogez comme si je devais tout savoir, et semblez avoir oublié ce que vous m'aviez promis en l'une de vos dernières,sur ce que je m'excusais de répondre à vos questions, à savoir que vous vous contenteriez de ce qui me viendrait sous la plume,sans m'obliger à y penser plus curieusement. Correspondance, année 1637, AU R. P. MERSENNE, Avril 1637. (Les éditions contemporaines datent cette lette de fin mai 1637.). En me voulant trop obliger vous m'avez extrêmement embarrassé ; Correspondance, année 1637, AU R. P. MERSENNE, Fin avril 1637. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du début de juin 1637.). Je suis extrêmement marri d'avoir écrit quelque chose en mes dernières qui vous ait déplu, je vous en demande pardon, mais jevous assure et vous proteste que je n'ai eu aucun dessein de me plaindre en ces lettres-là, que du trop de soin que vous preniezpour m'obliger, et de votre grande bonté, laquelle me faisait craindre ce que vous-même m'avez mandé depuis être arrivé, savoirque vous eussiez mis le livre entre les mains de quelqu'un, qui le retînt par devers lui pour le lire, sans demander le privilège ; Correspondance, année 1637, A Monsieur *** (Huyghens de Zuitlichem), 15 juin 1637. Entre le 8 et le 12 juin 1637. Ayant eu dernièrement l'honneur d'aller en votre compagnie au logis de Monsieur de Charnassé pour lui faire offre de monservice, j'ai pensé que vous n'auriez pas désagréable que je vous priasse de lui présenter l'un des exemplaires que je vous envoie,et ensemble de lui en offrir encore deux autres, l'un pour le Roi et l'autre pour Monsieur le Cardinal de Richelieu, s'il lui plaît deme tant obliger, que de trouver bon que ce soit par son entremise que je les leur présente, afin de leur témoigner, en tout le peuque je puis, ma très humble dévotion à leur service. Car je ne crois pas que nous soyons seulement redevables aux grands des faveurs que nous recevons immédiatement de leursmains, mais aussi de toutes celles qui nous viennent de leurs ministres, tant à cause que ce sont eux qui leur en donnent le pouvoir,que principalement aussi à cause qu'ayant fait choix de telles personnes plutôt que d'autres, nous devons croire que leursinclinations à nous obliger sont les mêmes que nous remarquons en ceux auxquels ils donnent le pouvoir de nous bien faire. Correspondance, année 1637, A UN REVEREND PERE JESUITE, 3 octobre 1637. je vous remercie aussi de ce que vous me promettez de faire examiner le livre que je vous ai envoyé, par ceux des vôtres qui seplaisent le plus en telles matières, et de m'obliger tant que de m'envoyer leurs censures. Correspondance, année 1638, AU R. P. MERSENNE, 27 mai 1638. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 17 mai 1638). et ce qui m'a fait vous écrire que je ne désirais point qu'on m'envoyât rien que je ne pusse faire imprimer, a été seulement pour »

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