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Dans un monde marqué par les progrès scientifiques et techniques, le recours aux pratiques occultes, irrationnelles vous semblent-il justifié? ?

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Dans un monde marqué par les progrès scientifiques et techniques, le recours aux pratiques occultes, irrationnelles vous semblent-il justifié? ?

Le sujet ne porte pas seulement sur la valeur des médecines non officielles. La question déborde largement le cadre du problème posé par le texte de F. Gaussen. Comment expliquer le goût du public pour l'irrationnel à une époque marquée par des progrès foudroyants de la science dans tous les domaines ?  • Il ne faut donc pas faire le procès de l'irrationnel, ni celui de la science, mais s'efforcer d'expliquer une réaction qui exprime une préférence contre toute attente. Il faut chercher ce qui, dans la science, peut expliquer ce goût pour l'irrationnel contre la science.

« La science-fiction La science étonne parfois par les résultats de ses recherches. La science nous émerveille lorsqu'elle devient fiction.La science-fiction dans la littérature, au cinéma, suscite un plaisir partagé par un public toujours croissant. Auxréalisations de la science, à ses explications, l'esprit profane préfère l'imaginaire de la fiction. Il découvre un mondenouveau construit selon les fantaisies de l'imagination, donc sans limites. Une série comme Star Treck provoque bien des passions. Des colloques, des rencontres sont organisées au cours desquels s'échangent des idées, des revues,des gadgets de toute sorte sur le thème. Seconde partie : la méfiance du public à l'égard de la science Si la science porte bien des espoirs de l'humanité, en revanche elle suscite bien des craintes. Les progrès de lascience ont mis fin à l'ignorance, à l'obscurantisme. Toutefois, l'histoire nous apprend que la science engendre aussides risques par ses applications techniques. La confusion entre la science et la technique Le premier motif pour lequel on recourt aux pratiques irrationnelles tient certainement à la croyance que la sciencepeut tout faire. Bien souvent, l'esprit, guidé par ses espoirs, exige plus de la science qu'elle ne peut donner. Lesprogrès foudroyants des sciences au XXe siècle laissent entrevoir des possibilités extraordinaires. L'imaginationfertile de l'esprit y voit la preuve de ses anticipations. Le voyage interplanétaire est devenu une banalité. Mais c'estaller un peu trop vite : la science constitue en soi un système de connaissances, même si le savoir qu'elle proposepermet de transformer et d'agir sur la réalité. On confond science et technique et, découvrant dans les applicationstechniques des dangers parfois réels, on accuse la science. Munie de ces deux croyances, la science peut toutfaire, et même le pire : le public est soit déçu dans son attente lorsqu'elle révèle son impuissance, soit effrayé parson pouvoir et se tourne alors vers l'irrationnel. La science méconnue Une autre explication de la méfiance du public à l'égard de la science tient à sa méconnaissance. Les médias vulgarisent les grandes découvertes, mais il faut être spécialiste pour en connaître la valeur réelle. Lesavoir scientifique est réservé aux plus hautes compétences. Les vulgarisations les plus exactes restent cependanttrès approximatives en regard de la précision du discours scientifique. L'usage des mathématiques, des statistiquesou des probabilités se banalise dans la science. Sans une connaissance et une maîtrise de l'outil mathématique,l'esprit reste dans une compréhension très générale, voire incertaine des sciences. Devant la difficulté, le publicrenonce et se contente d'un à-peu-près guère satisfaisant. Les connaissances vulgarisées viennent constituer lesmatériaux d'une imagination qui vagabonde en marge du rationnel. La crainte d'un avenir dominé par la science Enfin, toujours épris de liberté, le public redoute le pouvoir de la science. Un monde rationalisé à l'excès inquiète. Les descriptions d'Orwell, d'Huxley, évoquent la menace d'une société où l'être n'est plus libre, mais asservi auxrationalisations scientifiques. Récemment, la sociobiologie a soulevé bien des débats et des émotions, tant dans lemilieu scientifique que dans les médias. Dans ces conditions, le recours à l'irrationnel, à ses pratiques, apparaîtcomme un moyen de contrôle du pouvoir scientifique. Par une sorte de politique de l'autruche, le public refuse deprendre conscience de la vraie nature des problèmes posés. »

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