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commentaire philosophique Emmanuel Kant - Conjectures sur le commencement de l'histoire humaine

Publié le 13/11/2016

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Là où les animaux sont soumis aux instincts naturels, l'être humain, lui, grâce à sa faculté qui lui est propre qu'incarne la raison, qui s'oppose à l'automatisme de l'instinct, lui permet de réfléchir, d'imaginer, de prendre du recul ou ne pas céder à ses simples impulsions. C'est ce que développe Kant dans ce texte, extrait des Conjectures sur les débuts de l’histoire humaine, publié en 1786. Kant avance une hypothèse pour expliquer ce qui fait de l’homme un être à part dans la nature. Cet extrait démontre ainsi que le détachement de l'homme à la nature qui est à l'origine des instincts, est le résultat de l’usage de ses facultés intellectuelles. Kant montre un progrès de l’homme qui au fil du temps a su échapper à la nécessité naturelle. Le texte peut se décomposer en trois parties. L’auteur commence avec la façon dont sont créés les désirs par la raison, qui est propre à l’homme (l. 1-8 :« sans doute »). Dans un second moment (l. 8:« mais aussi » 15 :« développement » ), il montre que de ne pas céder à ses pulsions montre une maîtrise de ses désirs et d'une liberté qui témoigne la recherche d’idéal. Enfin (l. 14-fin du texte), Kant expose sa thèse selon laquelle cet idéal, qui se manifeste par l'apparence, vise un idéal morale aussi et qui forme l'amour. Il cherche ici à nous questionner sur le but de notre existence sans nécessité, libre de nos actes. L'instinct, du latin instinctus qui signifie « impulsion », est un savoir-faire inné, immuable et en quelque sorte aveugle, ordonné à la conservation de chaque espèce par la nature, un peu à la manière d'un robot qu'on aurait programmé à faire toujours la même chose. C'est de ce sujet que Kant traite dans cet extrait. Il commence déjà par une classification des différents instincts des êtres vivants selon leurs priorités pour la conservation de ces mêmes êtres lorsque première ligne, il emploie « juste après l'instinct de nutrition &r...

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« De plus elle n'est pas innée selon Kant , en effet elle se révèle à un certain moment, et change la façon de fonctionner d'un être, c'est ce qu'il affirme dans la phrase ligne 3 à 4. Il va alors définir l'homme comme être doté de raison et montrer l'influence de celle-ci sur l'instinct avec une comparaison entre l'homme et l'animal. Il va alors affirmer que l’excitation sexuelle chez les animaux n'est qu'une impulsion passagère et périodique à la ligne 5 à 6. Le mot impulsion vient du latin impulsio qui signifie pousser à, ce qui définit bien l'instinct et périodique vient du grec periodikos qui veut dire aller retour. Voici donc comment Kant définit l'instinct sexuel chez l'animal, comme une action incontrôlée qui reproduira régulièrement. On observe alors « être prolongée et même augmentée ». le mot prolonger vient du latin longus qui signifie long et augmenter du latin augere qui veut dire accroître. Cette expression est lié avec « sous l'effet de l'imagination ». L'effet, du latin effectus, est défini par accomplir et l'imagination est la faculté de l'esprit de représenter ou créer des images mentales d'objets ou de situations réelles comme irréelles. Josef Joubert disait de l'imagination dans son essai Pensées, « L'imagination est l'œil de l'âme. J'appelle imagination la faculté de rendre sensible ce qui est intellectuel, d'incorporer ce qui est esprit; en un mot, de mettre au jour, sans le dénaturer, ce qui est de soi-même invisible. C'est à l'imagination que les plus grandes vérités sont révélées : par exemple, la providence, sa marche, ses desseins; ils échappent à notre jugement; l'imagination seule les voit. Sans l'imagination, la sensibilité est réduite au moment où l'on existe; les sensations sont plus vives, plus courtes, et n'ont point d'harmonie dans leur succession. ». Donc selon Kant, l’excitation sexuelle chez l'homme grâce à la capacité de l'esprit de représenter ou créer des images, peut être accrue à la grande différence de l'animal ce qui montre que chez l'homme l’excitation sexuelle n'est pas dû à l'instinct sexuel mais à un réel désir. Kant va alors aller plus loin. Il va employer le mot « objet ». L'objet vient du latin objectum qui signifie chose placé devant. L’objet, en philosophie, est ce qui est appréhendé par un sujet. L’objet s’insère alors dans un couple objet / sujet , où les deux termes sont associés, en effet, tout peut être un objet s'il est connu par un sujet. L'expression «soustrait aux sens » vient compléter la description de l'objet. Le verbe soustraire signifie faire en sorte que quelqu'un ou quelque chose, ici l'objet, ne soit pas exposé ou soumis à quelque chose ou quelqu'un, ici aux sens. Le mot sens du latin sensu s, représente ici chacune des fonctions par lesquelles un organisme reçoit des informations sur certains éléments du milieu extérieur, de nature physique (vue, ouïe, toucher) ou chimique (goût, odorat). A insi si l'on prend la phrase en son intégralité, l'instinct sexuel chez l'homme grâce à la capacité d'imagination peut être décuplée ce qui rendrait l'objet moins exposé aux fonctions de toucher, d'ouïe, d'odorat...etc. Étant donné que Kant parle de l'instinct sexuel dans cette phrase on peut changer l'objet par la femme et le sujet serait donc l'homme ou inversement. Kant va alors user le mot satiété, du latin satietas qui signifie assez, est »

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