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DEUXIÈME SUJET Les religions peuvent-elles être objet de science ?

Extrait du document

différentes branches des sciences de l'homme (sociologie, psychologie, anthropologie).

Formulations voisines

- Doit-on considérer les faits sociaux (ou les faits religieux) comme des choses ?

- Qu'est-ce que croire ?

Chapitres du livre concernés

- introduction générale.

- chapitre 4 : introduction, textes 17 à 21.

- chapitre 5 : introduction, textes 22 et 23.

Glossaire

Charismatique, croyance, dieu, divinité, doute, magie, religion, rite, sacré. .

Éclaircissements

L'approche scientifique des religions

A. . Le succès des sciences de l'homme, au XXe siècle, a renforcé leur ambition de soumettre la totalité des phénomènes humains à leur regard objectivant. Pour qu'un phénomène aussi fortement marqué et subjectif que la religion devienne un « objet » (étymologiquement « jeté devant ») de science, il convient de prendre un certain nombre de précautions méthodologiques : distance critique entre sujet et objet, neutralité du chercheur, observation froide de l'extérieur, rigueur de l'analyse, refus ascétique de « comprendre » pour mieux « expliquer », etc. Les sociologues (Durkheim) ont considéré les religions « comme des choses », et les ont réduites à des représentations collectives ; les psychologues (Freud) les ont analysées dans le cadre des pathologies, en les comparant aux névroses ; les anthropologues et les historiens (Éliade, Bastide) en ont mis à jour le caractère systématique et dynamique. Les garde-fous épistémologiques semblaient ainsi assurés. S'agit-il d'une illusion ?

L'irréductibilité des religions à la science

B. Les sciences humaines n'ont pu échapper, pour cerner et soumettre les religions à leur regard objectivant, à un certain réductionnisme : sans doute ont-elles atteint une vérité sur leur objet, mais non la vérité absolue, unique et définitive. Les désaccords entre les diverses analyses suffiraient à le montrer. Les religions semblent irréductibles à une approche scientifique : en tant qu'expérience humaine fondamentale, constitutive de la condition de l'homme, elles échappent toujours, au moins partiellement, à une prétention d'objectivité.

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