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Etre libre, est-ce faire ce que l'on veut ?

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Introduction Il parait évident que faire ce que l'on veut c'est être libre. Si je ne fais pas ce que je veux, c'est qu'on m'en empêche, et donc que quelque chose ou quelqu'un m'empêche d'être libre. A première vue, la liberté génère l'absence de contraintes. Donc être libre, c'est faire ce que l'on veut. Le problème, c'est que si être libre, c'est faire ce que l'on veut, chacun empiètera sur la liberté de l'autre, et à terme, seul « le plus fort « sera libre donc la notion de liberté perdra tout son sens. Toute la question est donc de savoir si la liberté est bien l'absence de contraintes, ou si au contraire il se peut que la liberté se nourrisse des contraintes. Cela nous amène à nous demander si « Être libre, c'est faire ce que l'on veut «. Par définition, la liberté est en opposition avec la notion de contrainte car agir librement, c'est agir sans contrainte. Néanmoins, si tout le monde fait ce qu'il veut sans limite proprement déterminée, et que tout le monde ne désire pas la même chose, les désirs de chacun vont entrer en conflit, et seuls « les plus forts « pourront subvenir à leurs envies. Ainsi, afin d'éviter la domination du « plus fort «, il faut instaurer des lois que tout le monde devra respecter car seule la loi me garantit qu'autrui ne va pas empiéter sur ma liberté, la loi permet de freiner et cadrer la liberté qui semble être une menace lorsqu'elle n'est pas soumise à quelques limites. I] Faire ce que l'on veut : une garantie de la liberté ? La liberté est la capacité d'agir en toute indépendance, sans avoir de comptes à ne rendre à personne d'autre qu'à nous-même, ce qui relèverait de la soumission ou de l'aliénation dans le cas contraire. Pour Sartre, l'existence se définit par la liberté individuelle : l'Homme choisit librement ce ...

« coup de la spontanéité qui est bien souvent mauvaise conseill ère   ; en effet, on ne   r éfléchit pas avant d’agir et une fois l’acte r éalis é et le d ésir satisfait, l’individu regrette   d’avoir agi si spontan ément, ce qui fait de l’absence de contraintes un danger r éel sur le   bonheur  à long terme que sont cens és offrir la libert é et l’absence de contraintes. De   plus, cela nous am ène  à affirmer qu' être libre, c'est n' écouter que soi. Pour Callicl ès   (personnage de Platon dans le dialogue  Gorgias ), la seule libert é réelle, c'est celle de   n'en faire qu' à ma t ête et de ne suivre que mon bon plaisir. Ainsi, les d ésirs et les libert és   des individus s’entrem êlent ce qui conduit vite  à un v éritable d ésordre jusqu’ à ce que la   loi du plus fort se mette en place. Donc seuls les plus forts seront  à m ême de r éaliser   leurs volont és. Les faibles, c’est  à dire la majorit é, seront contraints par la force et   perdront donc toute libert é. Dans ce cas­l à, la libert é naturelle sauvage et l’absence de   contrainte sont une menace. Trop de libert é tue la libert é.  Donc pour  éviter cette domination «   du plus fort   » qui semble  être une menace  à   la libert é, il faut instaurer des lois, une politique, pour freiner les libert és abusives sans   pour autant que ces lois soient contraintes. II] O B ÉIR   AUX   LOIS        :  UNE   GARANTIE   DE   LA   LIBERT É        ?   Si l’ état de nature conduit au d ésordre et  à la loi du plus fort, qui est une entrave   à  la libert é comme nous l’avons prouv é pr écédemment, l’ état civil ­ qui pr ésente des lois   et des dirigeants – semble quant  à lui pouvoir garantir la libert é de tout citoyen pr êt à   appliquer les lois. D’o ù la n écessit é de la loi et, comme dit Kant, d’un ma ître «   qui batte   en br èche la volont é particuli ère et la force  à ob éir  à une volont é universellement   valable, gr âce  à laquelle chacun puisse  être libre   ».  Pour lui, l’absence des lois, c’est le   retour  à la barbarie et donc la suppression de toutes les libert és. Donc la pr ésence de   lois que chacun doit respecter est la libert é politique qui veille au bien­ être de chaque   citoyen. En soci été, un citoyen est libre s’il ob éit aux lois  égales pour tous et ce m ême   pour les dirigeants, c’est ce que l’on appelle l’isonomie (l’ égalit é devant la loi).   L’isonomie est la premi ère condition de la libert é politique. Donc la libert é individuelle   s’exerce en soci été, et l’individu a des devoirs comme celui de respecter les lois afin   d’assurer sa libert é. La libert é n’a pas de sens si elle n’est que l’accomplissement sans frein de d ésirs   individuels   :  être libre, c’est aussi accepter que les autres le soient   ! La D éclaration   »

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