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Etre libre : Est-ce faire ce que l'on veut ?

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Etre libre : Est-ce faire ce que l'on veut ?   Une célèbre maxime indique :  « La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. », ainsi il semblerait que notre vie et nos choix ont des conséquences sur autrui, mais que signifie réellement être libre. Etre libre signifie pouvoir faire ce que l'on veut, lorsqu'on le veut sans jamais être freiné par un obstacle tel que l'autorité publique. Cependant, pour être libre, il faut s'échapper de notre société afin de prendre son indépendance, mais cela semble également indiquer qu'un individu libre doit être solitaire et vivre en autarcie. L'Homme est le sens être-vivant à posséder le savoir. En ce sens, il peut mettre en place une autorité Il est donc légitime de se demander si faire ce que l'on veut, donc se soumettre à la tyrannie de son désir est-ce réellement être libre ? Afin d'apporter des éléments de réponses à cette problématique, il faudrait d'abord évoquer la relation entre liberté et besoin car être libre est-ce vouloir ? Ensuite, il serait nécessaire d'insister sur le lien entre liberté, politique et morale avant, enfin, il pourrait être utile de se demander si être libre correspond à se poser la question du sens de nos actes.   Tout d'abord, être libre : Est-ce vouloir ? Pour Descartes, la liberté correspond à faire ce que l'on veut. Etre libre correspond à savoir ce que l'on veut et être en moyen d'y avoir accès. Descartes évoque ainsi le « libre arbitre », faculté qu'aurait l'être humain de se déterminer librement et par lui seul, à agir et à penser, par opposition au fatalisme, qui affirment que la volonté serait déterminée dans chacun de ses actes par des des « forces » qui l'y nécessitent. En effet, Descartes dit dans les Méditations métaphysiques « Pour affirmer ou nier, poursuivre ou fuir les choses que l'entendement nous propose, nous agisssons en telle sorte que nous ne sentons point qu'aucune force extérieure nous contraigne. » Dans cette phrase, la liberté est perçue comme la production d'une action personnelle à un sujet. C'est une liberté absolue qui peut choisir aussi bien le mal du bien. Cependant, cette idée d'allier désir et liberté pour Descartes ne s'arrête pas seulement au libre arbitre, en effet, il évoque aussi la « liberté d'indifférence » qui prouve qu'un individu peut délibérément vouloir le mal « Lorsqu'une raison très évidente nous porte d'un côté, bien que, moralement parlant, nous ne puissions guère choisir le parti contraire, absolument parlant, néanmoins, nous le pouvons. Car il nous est toujours possible de nous retenir de poursuivre un bien clairement connu ou d'admettre une vérité évidente, pourvu que nous pensions que c'est un bien d'affirmer par là notre libre arbitre. » Cette citation est issue de Lettre au Père Mesland. Ainsi, pour Descartes la liberté c'est vouloir quelque chose qui peut correspondre au bien ou au mal. Descartes soulève ainsi une nouvelle question car il se demande quelle est la nature de l'homme. Il le considère comme un être rationnel. Etre libre, est-ce répondre à ce que la raison exige de nous et peut-on réellement être libre ?

« production d'une action personnelle à un sujet. C'est une liberté absolue qui peut choisir aussi bien le mal du bien. Cependant, cette idée d'allier désir et liberté pour Descartes ne s'arrête pas seulement au libre arbitre, en effet, il évoque aussi la « liberté d'indifférence » qui prouve qu'un individu peut délibérément vouloir le mal « Lorsqu'une raison très évidente nous porte d'un côté, bien que, moralement parlant, nous ne puissions guère choisir le parti contraire, absolument parlant, néanmoins, nous le pouvons. Car il nous est toujours possible de nous retenir de poursuivre un bien clairement connu ou d'admettre une vérité évidente, pourvu que nous pensions que c'est un bien d'affirmer par là notre libre arbitre. » Cette citation est issue de Lettre au Père Mesland. Ainsi, pour Descartes la liberté c'est vouloir quelque chose qui peut correspondre au bien ou au mal. Descartes soulève ainsi une nouvelle question car il se demande quelle est la nature de l'homme. Il le considère comme un être rationnel. Etre libre, est-ce répondre à ce que la raison exige de nous et peut-on réellement être libre ? Ainsi, les philosophes ne partagent pas tous la vision de Descartes comme c'est le cas pour Spinoza, philosophe hollandais du XVIIeme siècle, qui affirmer que la liberté réside dans l'inutilisation de son libre arbitre. Pour Spinoza, être libre c'est avant tout connaître ce qui nous détermine. Ainsi, pour ce philosophe, le libre arbitre est une illusion, et qu'une cause est déterminée par une cause antérieure comme il le décrit dans la lettre LVIII à Schuller « Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent. Un enfant croit librement appéter le lait, un jeune garçon irrité vouloir se venger et, s'il est poltron, vouloir fuir [...] De même un délirant, un bavard, et bien d'autres de même farine, croient agir par un libre décret de l'âme et non se laisser contraite. » Pour Spinoza, la liberté est donc liée à des causes passées et nous ne sommes pas réellement en moyen de la controller comme il le décrit dans sa définition de liberté : « J'appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d'une certaine façon déterminée. » Ainsi, Spinoza en arrive à la conclusion que Dieu n'existe pas et que l'homme n'est qu'une simple partie de la nature qui est comme les autres et qui cherche à perséverer, il parle de « conatus ». Cependant, Spinoza nous indique comment nous comporter et notre importance dans le monde, mais cela est-il suffisant pour déterminer réellement ce qu'est l'homme ? »

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