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La vérité a-t-elle une histoire ?

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histoire

1. Respect de la condition de réfutation

 

Le respect de la condition de réfutation est un critère de scientificité valable pour certains types de discours, et pas pour tous.

 

2. Condition psychologique : refus des préjugés, vigilance critique, rationalité, etc.

 

Cela suppose du temps et des progrès à l'échelle de l'individu, de l'institution de l'éducation, etc.

 

3. Application de ces deux notions

 

Critique de la récupération du terme « vérité» pour tous les discours voulant s'imposer : religion, idéologie, etc., alors qu'ils ne respectent pas ces conditions.

 

Conclusion : La vérité a une histoire, mais cela n'enlève rien à sa valeur, ni à son exigence.


« VOCABULAIRE: VRAI:* Se dit d'une affirmation conforme à la réalité ou qui n'implique pas contradiction et à laquelle l'esprit ne peut quesouscrire : Il n'y a pas grand-chose de vrai dans son récit. * Qui appartient à la réalité et n'est pas une création de l'esprit : Rechercher les vraies causes d'un phénomène. * Qui est bien conforme à son apparence : Une vraie rousse. * Se dit, dans le domaine artistique et littéraire, des êtres et des choses créés qui donnent l'impression de la vie, dunaturel, de la sincérité : Un romancier qui peint des personnages vrais. * Se dit d'un élément qui, parmi d'autres semblables, apparaît comme le seul important ou le seul déterminant : On ignore le vrai motif de sa démission.* Qui convient le mieux à quelqu'un ou à quelque chose, est le plus approprié à une fin, à une destination : Croyez- moi, c'est le vrai moyen de leur venir en aide. HISTOIRE: Ce mot désigne soit le devenir, l'évolution des individus et des sociétés (allemand Geschichte), soit l'étude scientifique de ce devenir (allemand Historie). Problématique: Une proposition vraie reste éternellement vraie pour l'objet qu'elle désigne. En revanche, les critères de vérité ontévolué, et les sciences contemporaines ont développé des méthodes de vérification inconnues avant laRenaissance. Sens du sujet Ce qui est réellement présentera-t-il éternellement ce caractère ? Dire que le vrai est en devenir, historique, n'est-ce pas mettre en doute l'existence même d'une vérité qui nous échapperait sans cesse ? Plan 1. Thèse Ce qui est vrai ne le restera pas toujours, car le vrai est mobile. Une vérité plus mobile, fruit d'une expérience immédiate qui l'engendre. Vers la tolérance. Si la certitude subjective, voire la passion et le désir, engendrent un vrai et une vérité qui, dès lors, netranscendent plus la sphère de la Personne ni de l'individuel, la vérité est,dès lors, plus mobile, elle échappe à l'immuabilité. Cette donnée mobile et vivante est le fruit d'une expérienceimmédiate, et non point d'un itinéraire semblable à la dialectique, d'un cheminement réglé, intellectuel et progressif.On notera que, dans cette perspective, la vérité cesse de conduire au dogmatisme ou à un modèle de politiqueautoritaire, comme dans le cas précédent. S'il y a des vérités plurielles, individuelles, alors la tolérance accompagnele jugement subjectif de l'esprit pensant, le désir (subjectif) se connaît dans sa relativité. Le jugement subjectif et ses critères. Le doute porte d'abord sur l'accession à la connaissance de l'Idée. Quel critère permettra de savoir si l'on a atteintl'Idée ? Platon ne la déclare-t-il pas lui-même, dans le Parménide, pratiquement inaccessible ?Or l'expérience immédiate et quotidienne nous incite à déclarer vrais toutes sortes de phénomènes qui se déroulentdevant nous. Le soleil est très chaud aujourd'hui : voilà un énoncé que nous déclarons être vrai sans hésitation. Dèslors, notre opinion ou notre « croyance » subjective peuvent se substituer à la vérité « objective ». Cette opinioncorrespond à l'état d'esprit variable de l'individu tenant une proposition pour déterminée et fixée, alors qu'elle estrelative à lui-même. Dès lors, le jugement subjectif marque de son sceau toute assurance et tout rapport au vrai.C'est en nous-mêmes que vont se trouver les critères du vrai et non plus dans quelque puissance extérieureinaccessible.— Le « sentir » des SophistesUne des premières réponses, purement subjectives, à la question « qu'est-ce que le vrai », nous fut, en effet,apportée par les Sophistes. Ces maîtres de rhétorique et d'éloquence, qui vécurent, pour l'essentiel, au Ve siècleavant J.-C., et dont le plus célèbre fut Protagoras d'Abdère (484-404), professaient que la science et la vérité nesont rien d'autre que la sensation. Telle une chose m'apparaît, telle elle est. Si le vent est froid pour moi, froid il esten soi. Telles chacun sent les choses, telles elles sont. La sensation a toujours un objet réel et n'est passusceptible d'erreur. En nous-mêmes, en notre sensibilité subjective, se trouvent donc les critères du vrai. LesSophistes affirmaient un subjectivisme radical.— L'évidence comme caractère de ce qui entraîne immédiatement l'assentiment de l'espritDans cette perspective, lorsque le jugement façonne et détermine le vrai, lequel ne transcende plus ni l'individu ni laPersonne, c'est l'évidence qui peut jouer, en certains cas, un rôle prédominant. Ici, nous rappellerons l'exemple,célèbre, de la méthode cartésienne, où il s'agissait de ne recevoir aucune chose pour vraie qui ne fût évidente,c'est-à-dire si claire et si distincte que l'esprit n'ait plus la possibilité de la mettre en doute.— La passion subjective »

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