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L'activité technique vous paraît-elle la caractéristique essentielle de l'humanité ?

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La définition de la technique va impliquer la question de la nature humaine. Que vaut la technique?
 Paradoxe : la technique, on le sait, présente des dangers pour l'humanité. La nature de l'homme se définit-elle pour l'activité technique destructrice?
 

- Qu'est-ce que la technique?
- Homme = Homo faber.
- L'activité technique est-elle le propre de l'homme?

- Chez les Grecs, la technique est dévalorisée. C'est un moyen, non une fin.
- Si on fait de ce moyen une fin : danger pour l'homme.
- Paradoxe : l'activité technique se caractérise par une activité qui risque de la conduire à sa perte.

 

« différence de l'animal (pensez à la différence entre l'architecte et l'abeille selon Marx. Le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l'homme et la nature.L'homme y joue lui-même vis-à-vis de la nature le rôle d'une puissancenaturelle. Les forces dont son corps est doué, bras et jambes, tête et mains,il les met en mouvement, afin de s'assimiler des matières en leur donnant uneforme utile à sa vie. En même temps qu'il agit par ce mouvement sur la natureextérieure et la modifie, il modifie sa propre nature, et développe les facultésqui y sommeillent. Nous ne nous arrêterons pas à cet état primordial dutravail, où il n'a pas encore dépouillé son mode purement instinctif. Notrepoint de départ c'est le travail sous une forme qui appartient exclusivement àl'homme. Une araignée fait des opérations qui ressemblent à celles dutisserand, et l'abeille confond par la structure de ses cellules de cire l'habiletéde plus d'un architecte. Mais ce qui distingue dès l'abord le plus mauvaisarchitecte de l'abeille la plus experte, c'est qu'il a construit la cellule dans satête avant de la construire dans sa ruche. Le résultat auquel le travailaboutit, préexiste idéalement dans l'imagination du travailleur. Ce n'est pasqu'il opère seulement un changement de forme dans les matières naturelles ; ily réalise du même coup son propre but dont il a conscience, qui déterminecomme loi son mode d'action, et auquel il doit subordonner sa volonté. Marx. Ce que défend ce texte: Ce passage est extrait du livre I du Capital, dans lequel Marx étudie le développement de la société capitaliste. Ils'agit ici de montrer en quoi le travail est spécifiquement humain, c'est-à-dire propre à l'homme.Marx caractérise d'abord le travail comme une action par laquelle l'homme donne forme utile à la matière. Cetteaction est une transformation par laquelle il « s'assimile » les matières naturelles, c'est-à-dire leur imprime sa marqueen les façonnant de telle sorte qu'elles répondent, sous forme d'objets, aux besoins de son corps.À ce niveau, rien ne vient pourtant encore distinguer le travail de l'homme de celui des animaux et notamment desinsectes qui, eux aussi, comme l'araignée ou l'abeille, transforment la matière et lui impriment leur marque.C'est pourquoi Marx doit préciser que cette définition donne simplement à l'homme le rôle d'une « puissance naturelle», au même titre que n'importe quel être vivant. Cette définition est donc insuffisante et il s'agit de la dépasser sil'on veut montrer que l'homme seul connaît la dimension authentique du travail.La définition précédente ne ne nous livrait, en effet, qu'un « état primordial du travail » commun aux animaux et auxhommes et convenant aussi bien aux opérations accomplies sous l'effet d'un pur instinct.Ces dernières formes de travail sont primaires ou primordiales car elles développent une compétence purementaveugle, liée à la « programmation » biologique des espèces. L'insecte, en effet, ne se représente pas l'action qu'il aà accomplir avant de l'effectuer, alors que l'homme possède la conscience du but qu'il cherche à réaliser et sereprésente en idée le résultat qu'il cherche volontairement à produire.Pourquoi dit-on alors que les abeilles ou que les araignées travaillent ? Il s'agit pour Marx d'une comparaisontrompeuse, fondée sur une simple ressemblance qui ne doit pas nous abuser, car il existe un abîme infranchissableentre l'instinct et la conscience. Ce à quoi s'oppose cet extrait: Ce texte s'oppose à tous ceux qui louent la perfection du travail animal, guidé par un instinct qui ne connaît ni lestâtonnements ni les erreurs du travail humain dirigé par la conscience.L'instinct, dit-on, est finalisé, c'est-à-dire naturellement adapté à la réalisation d'un but atteint sans errements.Ainsi, les abeilles fabriquent leur miel et les araignées tissent leurs toiles sans jamais se tromper, car l'instinct estadapté à la réalisation de ces tâches, sans passer par les erreurs d'un perfectionnement progressif. Nietzscheinsistera sur ce point, prenant appui sur la perfection de l'instinct animal pour critiquer la valeur de la consciencehumaine et mettre l'accent sur ses imperfections. La démarche de Marx est tout autre.Marx montre qu'en réalité le véritable travail vaut par la possibilité d'un perfectionnement indéfini lié à la conscience,et que Rousseau avait appelé « perfectibilité », c'est-à-dire cette possibilité, spécifique à l'homme, de progresser àpartir de ses erreurs et de ses tâtonnements. L'instinct, au contraire, est sans progrès, car il ne provient pas d'uneactivité consciente, capable d'innover. Il est fixé, une fois pour toutes, au but qu'il est déterminé à réaliser.Toutefois, ce texte possède un autre enjeu. En insistant sur le fait que le travail à dimension humaine repose sur laconscience qu'a le travailleur de ses actes et de son projet d'action, Marx s'oppose surtout à toutes les formesd'organisation du travail qui rompent le lien entre la pensée et l'action. Celles-ci réduisent le travail à uncomportement répétitif, dénué de sens, et qui devient d'une cécité comparable à ce que constitue l'instinct chezl'animal.C'est la division du travail dans l'industrie, au XIX siècle, qui est mise ici en question. Lorsqu'elle est appuyée parune mécanisation à outrance des moyens de production, organisée selon un travail à la chaîne, elle fait perdre autravailleur la conscience de l'unité et du sens de son travail.L'ouvrier, en particulier, perd dans ce cadre le rapport de la représentation à l'action, le lien de la volonté à laréalisation, puisque ses gestes deviennent aussi mécaniques que peuvent l'être, dans leur domaine propre, ceux des »

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