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Le bonheur doit-il etre une affaire privée ou d'Etat ?

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  Ces deux définitions du bonheur, que ce soit comme une affaire d?Etat ou comme une affaire privée, sont antagonistes mais surtout, elles engagent toutes deux des conséquences néfastes. Comment alors définir le bonheur sans être en contradiction avec le sens commun (être heureux = être dans un état de bien-être social) sans pour autant négliger la liberté des individus ? La réponse à cette question ne peut se faire sans une articulation entre les caractères public et privé du bonheur. Tout d?abord, on ne peut pas exclure l?intervention de l?Etat de la problématique du bonheur. Ce n?est pas bassement matérialiste (au sens courant du terme) de penser que le bonheur dépend en partie de nos conditions matérielles d?existence (avoir un toit, un emploi, de quoi se nourrir, la possibilité de s?instruire, de se soigner?). Le bien-être social, s?il n?est pas le bonheur à lui seul, en est cependant la condition de possibilité, et seul l?Etat est en mesure de le garantir. Bien sur, le bonheur, ce n ?est pas que cela. C?est là qu?intervient la notion de bonheur comme état subjectif, comme quête individuelle. Une fois ces conditions sociales remplies, le sujet a la possibilité d?être heureux. On peut alors légitimement retrouver le lien entre bonheur et moralité (en témoigne la souffrance immense que provoque le sentiment de culpabilité): il ne s?agit pas de déresponsabiliser les individus de leur bonheur, mais plutôt de montrer qu?il n?est possible que sous certaines conditions qui échappent aux sujets particuliers.

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