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Le bonheur est-il un idéal égoiste ?

Publié le 06/01/2015

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« Il n'y a pas de vrai bonheur dans l'égoïsme », disait George Sand. En effet, cette quête du bonheur pose la question de nos relations avec les autres, plus particulièrement à propos de son influence vis-à-vis de ceux qui nous entourent. Ainsi, si nous recherchons le bonheur, devons-nous tout faire pour y parvenir, au détriment d'autrui ? Autrement dit, le bonheur est-il un idéal égoïste ? Vouloir être heureux et agir en fonction de cette recherche du bonheur, cela signifie t-il pour autant être égoïste et ne penser qu'à soi ? Tout d'abord, le bonheur peut se révéler comme étant un idéal individualiste et personnel ; cependant il n'est pas certain que cette quête soit véritablement tournée vers notre propre personne et nos propres intérêts. Si le bonheur est un idéal de satisfaction intense auquel on tient particulièrement, alors nous voudrons forcément tout mettre en ?uvre pour l'atteindre, parfois au détriment des autres. Tout d'abord, le bonheur peut être une affaire d'individualisme. Ainsi, pour Einstein, il s'agit d' « un idéal de pourceau ». Autrement dit, l'homme est un animal uniquement préoccupé par ses besoins personnels s'il a comme idéal le bonheur. Selon lui, cela a peu de valeur. Le bonheur se résumerait donc à la satisfaction effrénée de nos propres désirs : notamment avec la société de consommation dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Ainsi, dans la série Desperate Housewives, le personnage de Gabrielle Solis incarne d'ailleurs une de ces personnes qui croient en un idéal du bonheur tourné vers la recherche du bien matériel. Dans la saison 4 de l'épisode 12, alors que son mari est aveugle, elle laisse celui-ci l'attendre dans la voiture alors qu'elle a un rendez-vous pour une manucure et pour d'autres boutiques, lui faisant croire qu'elle n'en a que pour quelques minutes. Elle exploite le handicap de son mari pour profiter entre autres de sa place de parking r...

« Ensuite, il faut parfois savoir sacrifier les autres pour parvenir à ses fins,   et donc acc éder au bonheur. Ainsi, chez certaines personnes, le travail  étant une   des conditions menant au bonheur, il va falloir entrer en comp étition avec les   autres et faire leur malheur pour obtenir son propre bonheur. Vouloir  être   heureux peut donc engendrer une rivalit é entre les individus, et comme le dit le   proverbe   : «   la fin justifie les moyens   ». Autrement dit, pour parvenir  à un   objectif, il faut parfois utiliser des moyens condamnables (tels que la ruse, la   tricherie, la manipulation…) et savoir faire preuve d’opportunisme.  Par exemple, on peut tout faire pour obtenir un poste  à haute responsabilit é, se   battre et donner le meilleur de nous­m êmes pour l’avoir, quitte  à «   é craser   » son   adversaire    pour y arriver. Il faut vouloir son bonheur en y mettant du sien   (comme le disait Alain), mais cela aura parfois des cons équences sur les autres.   A vouloir trop son bonheur, on peut ainsi l’id éaliser en devenant quelqu’un   d’ égo ïste.  Enfin, nous pouvons ignorer en partie ce qui nous entoure ou se montrer   indiff érent pour conserver son bonheur. Ainsi, on peut tr ès bien ne pas vouloir   savoir ce qui se passe dans le monde (avec les conflits, les guerres et toutes les   autres formes de malheur qui puissent exister) pour pr éserver son bonheur   insouciant et personnel. En ce sens, on peut refuser de voir la r éalit é en face et   vivre dans le mensonge, l’ignorance et l’indiff érence, pour un bonheur plut ôt   é go ïste, car nous nous pr éoccuperons beaucoup moins des autres que de nous­ m ême. Peut­ être n’est ce pas la meilleure chose  à faire pour  être vraiment   heureux car pr éférer le bonheur  à la v érit é est bien une forme d’ égo ïsme. Si l’on veut  être plus heureux, ce n’est pas la meilleure solution  à envisager car   pour les philosophes, cela est contraire  à la sagesse, qui sous­entend en effet une   recherche de la v érit é. Pour pr éserver son bonheur, on peut donc se r évéler  égo ïste en voulant   satisfaire tous ses d ésirs, en dominant les autres, et en se montrant indiff érent  à   ce qui nous entoure. Mais nous verrons que le bonheur est un id éal commun, en   montrant que chacun d’entre nous joue un r ôle dans la soci été en contribuant  à   la fois  à son propre bonheur et  à celui des autres. En effet, le bonheur est  également un id éal collectif, un but que chacun se   propose d’atteindre. »

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