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le désir est-il la marque de la misère de l'Homme ?

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Tout d'abord, le désir marque la misère de l'Homme à travers caractéristiques. En effet, le désir se définit en soit même comme la recherche d'un objet que l'on ne possède pas et que l'on aimerait acquérir ou d'un objet que l'on a déjà connu et dont on éprouve une certaine nostalgie. Ainsi le désir se définit comme un manque car si je désire quelque chose, c'est que je ne le possède pas. Platon l'affirme à travers une parole de Socrate, dans Le Banquet, qui s'exclame que « le désir est un manque «. Je ne désire donc que ce dont je manque. Par exemple, si la philosophie est la recherche et l'amour du savoir, elle n'est donc pas le savoir lui-même, mais l'effort pour pouvoir l'atteindre. C'est ainsi que ce texte de Platon, le Banquet, dont l'objet est apparemment la philosophie, est également le support d'une réflexion sur le désir. En effet, si la philosophie est l'amour du savoir, elle est donc le signe d'une ignorance et d'un manque de savoir. De ce fait tout désir est la marque d'un manque qui ainsi devient une manifestation des limites de l'être humain. En ce sens le désir est une marque de souffrance qui conduit à la frustration qui est une des misères de l'Homme.

« le désir, qui entraine le dépassement de soi même et le besoin de ne jamais se contenter de ce que l'on est, est lemouvement même de l'existence humaine. L'homme, par le renouvellement sans cesse de nouveaux désirs, est unéternel insatisfait. Cependant, cela caractérise proprement l'existence humaine. Tout homme existe en poursuivantses désirs, ses rêves. Limiter l'existence humaine à la satisfaction unique des besoins vitaux reviendrait à affirmerque l'existence humaine ne se limite qu'à une vie biologique. Considérer que la misère ne commence que lorsque lesbesoins vitaux ne sont plus satisfaits, c'est réduire l'existence humaine à peu de choses, c'est la réduire à uneexistence animale. L'homme ne vit pas que de nourriture, d'eau et d'air, mais il vit aussi de son développement et deson dépassement de soit, ainsi, il vit de ses désirs. Pour Spinoza, désirer, c'est vouloir quelque chose parce que lavie nous intéresse. En ce sens, le désir est un élan positif qui témoigne d'un lien avec la vie. Il écrit dans sonéthique (III) que Le « désir est l'essence même de l'Homme en tant qu'on la conçoit déterminée à faire quelquechose », ce qui veut dire que le désir est l'instinct du développement de soi même et nous fait persister dans notreexistence. Désirer est donc la confirmation de la vie, et ainsi de l'existence humaine.Le désir, certes, est porteur de vie, comme l'affirme Spinoza, mais il est également l'affirmation de l'esprit. En effet,le désir me met sur la voie de l'humanité. C'est par lui que la conscience aboutit au sentiment d'elle-même et quel'homme se pose véritablement en tant qu'homme. Le désir, de degré en degré, nous amène à la sagesse. Le désirest, comme on l'a dit précédemment, le signe d'un manque. Mais ce dont l'Homme manque nous révèle en fin decompte ses valeurs. En effet, pour avoir conscience de ce qui me manque, il faut que j'ai conscience de moi-même,et que cette conscience ne se confonde pas juste avec le sentiment immédiat de ce que l'on est, mais qu'elleimplique aussi la capacité de se comparer soi même à ce que l'on n'est pas et ce que l'on pourrait être. Pour désirer,il faut que j'ai conscience de ce que je suis, de ce que je ne suis pas et de ce que je pourrais devenir. Le désir estun signe de ma misère, mais il est également le moyen de la dépasser, et ainsi révèle la faculté de me projeter au-delà de ce que je suis déjà. La curiosité qui motive la connaissance ou encore l'amour de la sagesse qui fonde laphilosophie font partie des manifestations lui plus spécifiques de l'humanité, de l'existence humaine. Or, c'est le désirqui mène à la connaissance ou à l'amour. Ainsi le désir est l'affirmation de l'esprit, et plus loin encore, c'estl'affirmation de l'existence proprement humaine, qui la différencie de l'existence animale. Sujet désiré en échange :Le gouvernement pour le peuple engendre-t-il spontanément la liberté ? »

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