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L'histoire nous conduit-elle à désespérer des hommes ?

Publié le 27/06/2004

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histoire

■ Cette rationalité pragmatique conduit l'homme à quitter l'insupportable état de guerre. D'évidence, la cause en est le droit illimité de chacun. Il faut donc y renoncer. Mais cela n'est efficace que si tout le monde le fait. Chacun s'engage donc par contrat avec chacun à renoncer à son droit naturel. Pour garantir ce contrat (par la menace de la force), on désigne un tiers, le souverain, à qui l'exercice du droit est confié.

■ Ainsi le pouvoir politique, qui garantit la paix civile par la loi et le glaive, naît-il d'un acte volontaire, d'un contrat dicté par la raison. Il n'est que la condition de coexistence des forces individuelles. C'est un produit de l'art humain - non pas une institution naturelle ou divine. L'homme n'est pas sociable, c'est l'intérêt qui le pousse à s'associer.

Rien de nouveau sous le soleil. L'histoire répète les mêmes violence, les mêmes injustices. Toutes les leçons de l'histoire sont vite oubliées. Les guerres, les conflits sont la désespérante litanie de l'histoire de l'humanité. Mais,  les accords, les déclarations montrent une volonté forte de ne pas répéter les mêmes erreurs que par le passé.

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« d'Alexandre le Grand et à la manière dont il sut tirer parti des leçons que ceux-ci pouvaient lui fournir.Mais ces exemples ne sont pas recevables, selon Hegel.

« Les grands caractères » sont ceux qui, à chaque fois, onttrouvé la solution appropriée à un problème donné, la solution originale à une difficulté nouvelle, création de leurgénie et de leur inventivité.Il faut donc conclure que dans « le tumulte des événements » une maxime générale est, non seulement une illusion,mais même un obstacle.

Elle propose, en effet, aux hommes politiques qui doivent affronter une crise, des solutionsnécessairement inadaptées à la nouveauté de la situation présente.

Cette maxime paralyse, au contraire, l'action duGénie historique, en l'empêchant d'inventer des solutions nouvelles.Aussi est-elle « d'aussi peu de secours que le souvenir des situations analogues qui ont pu se produire dans lepassé, car un pâle souvenir est sans force dans la tempête qui souffle sur le présent ».

Un tel souvenir n'a donc pasplus de pouvoir sur le présent que ces prétendues maximes générales.

¦ Négativement, cela signifie que l'homme reproduit les mêmes erreurs ; mais positivement, ne peut-on pas espérerque, justement, le pire n'est jamais sûr ? • Dans cette question, après avoir exposé les enjeux, choisissez de défendre clairement une position :– Vous êtes plutôt rousseauiste ? L'homme entre dans l'histoire par sa raison, et la conscience réconcilie sensibilitéet rationalité.

Rousseau pense qu'en accordant ce qu'on dit et ce qu'on fait par le coeur, qu'en éduquant l'homme etle citoyen, on peut supprimer les inégalités.

La liberté, cet écart essentiel entre l'homme et l'animal, est la conditionde possibilité de sa perfectibilité et de sa moralité.

Il est possible de vivre en paix et heureux. La nature humaine est aussi dotée d'une faculté exclusive : la perfectibilité.

Alors que l'animal reste borné dansl'empire invariable de l'instinct, l'homme, et lui seul, parce qu'il est libre, peut passer outre la voix de sa nature.

C'estun bien : alors que le chat se laisse mourir sur un tas de fruits, parce que son instinct ne le porte pas à d'autresaliments que la viande, l'homme peut tout essayer pour sa survie.

C'est aussi un mal : la faculté de la volonté, deparler encore lorsque la nature se tait, ouvre la porte aux excès du vice comme aux mauvaises habitudes.

Laperfectibilité humaine, c'est-à-dire le progrès, est le germe de sa supériorité et de son malheur. – Par contre, vous partagez davantage la vision de Hobbes ? Si l'on adhère à la pensée de Hobbes pour qui leshommes sont par essence mauvais – «L'homme est un loup pour l'homme » –, l'histoire humaine est une histoire«pleine de bruits et de fureur» (Shakespeare), racontée par un fou à des insensés. Hobbes veut être le Galilée de la science politique, par l'application desprincipes de la physique à la société.

Il ne considère que les forces enprésence, portées par les individus.

L'état de nature – fiction théorique etnon description historique – représente l'état des forces individuelles enl'absence de tout pouvoir politique.

Dans cet état, chaque individu poursuit sa conservation, poussé par troispassions fondamentales : la peur de la mort violente, la soif de pouvoir et ladéfiance à l'égard d'autrui (possible agresseur).

Pour assurer sa sécurité,chacun dispose d'un droit illimité sur toutes choses et tout homme.

C'est ledroit de nature.

Tout est permis, jusqu'au meurtre.

L'état de nature, c'est la guerre.

Maistous y sont égaux, car la force est instable : celui qui domine aujourd'hui peutêtre surpassé demain par une alliance ou par une ruse.

Rien n'est sûr, lacrainte est générale. Mais l'homme, s'il est « un loup pour l'homme » (Léviathan), est un loupintelligent.

L'angoisse de la mort pousse les hommes à anticiper, à tout fairepour réduire le danger.

Elle est donc la racine de la raison : faculté decalculer, d'imaginer des moyens, de peser les risques, en vue d'une décision.

Cette rationalité pragmatique conduit l'homme à quitter l'insupportable étatde guerre.

D'évidence, la cause en est le droit illimité de chacun.

Il faut donc y renoncer.

Mais cela n'est efficaceque si tout le monde le fait.

Chacun s'engage donc par contrat avec chacun à renoncer à son droit naturel.

Pourgarantir ce contrat (par la menace de la force), on désigne un tiers, le souverain, à qui l'exercice du droit estconfié.

Ainsi le pouvoir politique, qui garantit la paix civile par la loi et le glaive, naît-il d'un acte volontaire, d'un contratdicté par la raison.

Il n'est que la condition de coexistence des forces individuelles.

C'est un produit de l'art humain –non pas une institution naturelle ou divine.

L'homme n'est pas sociable, c'est l'intérêt qui le pousse à s'associer. – Vous pensez comme Marx que l'histoire est l'histoire de l'oppression qu'exerce une classe sociale sur les autres ?La fin de l'histoire sera radieuse lorsque toutes les classes sociales seront abolies et que personne n'exploitera pluspersonne.. »

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