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L'homme doit-il limiter son désir de connaissances ?

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HOMME

Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »).
Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

DÉSIR (lat. de-siderare, regretter l'absence d'un astre -sidus)

Désirer, c'est tendre consciemment vers ce que l'on aimerait posséder. Le désir est conscience d'un manque. Comme conscience, il est le propre de l'homme dans la mesure où seul celui-ci est capable de représentations intellectuelles (l'animal a des besoins»). « Le désir est l'idée d'un bien que l'on ne possède pas mais que l'on espère posséder » (Malebranche). Comme manque, il est aussi spécifiquement humain dans la mesure où ne manque jamais que ce qu'on a le souvenir d'avoir possédé et le regret d'avoir perdu. Le désir se définit donc paradoxalement comme nostalgie, en son essence insatisfait; impossible espoir de retrouver ce qui appartient à un passé révolu. Le désir, en définitive, se nourrit du fantasme de ressusciter le bonheur enfui : il est une impuissante révolte contre l'irréversible.

CONNAISSANCE (lat. cognoscere, chercher à savoir)


Le terme de connaissance désigne d'abord l'acte par lequel la pensée s'efforce de saisir et de définir un objet qui se présente à elle. Il désigne ensuite le savoir résultant de cette action. On oppose principalement croyance et connaissance, non par le degré de certitude éprouvé soit par le sujet qui croit, soit par le sujet qui connaît, mais par le fait que la croyance n'est pas nécessairement fondée en raison, autrement dit n'implique pas nécessairement l'idée de vérité.

L’homme est un être de désir. Il désire la richesse, la gloire, le plaisir, mais il désire aussi connaître. L’homme est curieux, attentif à ce qui l’entoure et réactif à ce qui heurte sa compréhension. Contrairement aux animaux, ce n’est pas l’instinct qui guide l’homme mais sa raison. Parce qu’il est doué de pensée, et de la capacité à réfléchir et à opérer des raisonnements, l’homme a élaboré des systèmes de pensée pour accéder à la connaissance, et a fondé des méthodes scientifiques pour satisfaire ses recherches dans de multiples domaines. Il semble que la particularité de l’homme est de désirer connaître pour connaître, et non seulement à une fin utile. L’homme désire par exemple connaître le futur, connaître les pensées de son voisin, connaître des expériences de sensations extrêmes, faire le tour du monde… Cette exigence de l’homme à vouloir tout connaître peut laisser songeur : non seulement elle semble impossible, mais encore, elle peut être dangereuse. L’homme doit-il alors limiter son désir de connaissance ?

« invisible, qu'un homme qui aurait la puissance de faire ce qu'il veut en étant garanti de son impunité ne se priveraitpas de faire le mal. Le progrès, tout comme l'anneau de Gygès, peut parfois jouer ce rôle de puissance capable derépondre à tout problème, et c'est parce que l'homme a une puissance absolue et aveugle dans la puissance duprogrès, qu'il ne se limite plus dans ses désirs et sombre dans le vice.- La confiance absolue dans le progrès de la connaissance peut porter préjudice au progrès lui-même, et c'est alorsl'absence de rigueur scientifique qu'il faut redouter. En effet, persuadés que le progrès ne peut être qu'amélioration,les hommes en oublient les considérations morales et les problèmes éthiques que les avancées scientifiques peuventsusciter. Ainsi, ce n'est pas parce que l'on connaît le moyen de cloner un humain qu'il faut le faire pour autant. Cedont il faut avoir peur dans la connaissance, c'est donc de son application, et de son appropriation par les hommesdans le domaine pratique. La connaissance acquise ne doit jamais se départir d'une réflexion et d'une considérationmorale sur ces enjeux et ses conséquences dans toutes les sphères possibles de son application. 3ème partie : L'homme devrait limiter son désir de connaissance mais ne le peut pas. - L'homme est nécessairement porté à désirer car il ne se suffit pas à lui-même. La psychanalyse de Freud établit que dès lors qu'il est sorti du ventrede sa mère, l'homme subit un manque qu'il cherchera toute sa vie en vain àcombler. Il porte une frustration originelle qui génère alors de multiples désirs.En fait, le malheur de l'homme est que ses désirs sont infinis : il n'est jamaisassouvi, rassasié. Parce que la connaissance est illimitée, l'homme seratoujours frustré s'il ne limite pas son désir de connaître.- Néanmoins, il semble que le désir de connaissance soit impossible à limiterchez l'homme. Kant, dans la Critique de la raison pure , explique que la raison humaine est toujours portée vers des questionnements métaphysiques qu'ellene saurait résoudre. L'homme cherche ainsi à connaître ce qu'il ne pourrajamais savoir, mais ne peut s'empêcher pourtant de rechercher ainsil'inaccessible. Kant explique ainsi que la raison se porte vers l'inconditionné,c'est-à-dire qu'elle dépasse les limites de notre pouvoir de connaître. Lephilosophe appelle cela « l'illusion transcendantale », ce qui signifie que mêmesi l'homme sait qu'il ne pourra jamais avoir réponse à certaines questions (parexemple : Dieu existe-t-il ? L'âme est-elle immortelle ?), l'illusion d'y parvenirpersiste pourtant, de sorte qu'il garde toujours ce désir de connaître ce qui ledépasse. KANT : la métaphysique comme illusion L'emploi logique de la raison implique qu'elle recherche toujours la raison dechaque raison, la condition du conditionné, et ce, en une régression à l'infini.Cependant cet emploi logique ne peut décider si le conditionné l'estrelativement ou absolument, en d'autres termes s'il existe un inconditionné.En revanche, l'usage transcendantal de la raison, voulant donner duconditionné une explication complète, postule que le conditionné ne peutavoir d'existence réelle que s'il procède d'un inconditionné qui fonde la réalité.Cet usage refuse donc la régression à l'infini. Mais cet inconditionné nepouvant être trouvé dans le monde phénoménal de l'expérience, la raisontranscendantale le place dans un monde suprasensible, qui est celui de lamétaphysique. Ainsi naissent les idées transcendantales d'âme, de monde etde Dieu, lesquelles entraînent paralogismes et antinomies. Or, tandis que lavérité de la science réside dans la coïncidence entre le concept fourni parl'entendement et l'intuition fournie par la sensibilité, il ne peut y avoir, pardéfinition, aucune intuition métaphysique correspondant aux idéesmétaphysiques puisque la métaphysique prétend saisir des objets qui sonthors du monde de l'expérience. L'usage transcendantal de la raison est doncillégitime, et la métaphysique une pure illusion. Conclusion : Le désir de connaissance est le véritable moteur de toute recherche, il est donc positif car il permet le progrès,l'accroissement du savoir, l'établissement de nouvelles découvertes. Néanmoins, le désir de connaître prend parfoischez l'homme la forme d'un désir de puissance. Si c'est le désir qui permet la connaissance, car il stimule larecherche, il faut cependant se garder de faire mauvais usage de la connaissance acquise, et l'on peut penser quecertaines connaissances ne sont pas souhaitables pour le bien de l'humanité. Le désir de connaître, qui n'est autrequ'un certaine « curiosité », peut alors être une qualité ou un défaut, selon l'usage que l'on en fait. Mais si l'hommedevrait parfois limiter son désir de connaissance, en réalité il semble qu'il n'en soit pas capable, et que ce désircaractérise justement la raison humaine, qui désire même connaître ce qu'elle ne pourra jamais atteindre… »

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