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« Penser, a-t-on dit, c'est se retenir d'agir. » Comment faut-il conce¬voir les rapports de la pensée et de l'action ?

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Ainsi la pensée serait provoquée par les ratés de l'action et elle n'aurait d'autre rôle que de résoudre les problèmes pratiques posés par l'action.

B. Discussion. — a) Il est assez vraisemblable que les primitifs ne pen­sent guère que pour songer aux moyens de subvenir à leurs besoins. Le civilisé lui-même est puissamment stimulé à la réflexion par les exigences de l'action, surtout si on englobe sous ce terme nos rapports avec nos semblables dans une société où s'affrontent des opinions diverses. Nous serions portés à agir et à parler suivant des préjugés que nous prendrions 

« LA PENSÉE, L'I:\TELL!GENCE, L'IDÉATION En concevant la pensée comme une inhibition volontaire de l'action, J 'auteur suppose que nous commençons par agir et que, en pleine action, nous réprimons l'entrainement naturel qui nous porterait à poursuivre c ·est alors qu ·apparaîtrait la pensée. Pourquoi cet arrêt et comment la pensée s'y insère-t-elle ? Si nous nous retenons d'agir, c'est que notre action se heurte à des diflicultés que les automatismes et les habitudes ne suffisent pas. à ré­ soudre. ~ous serions naturellement porlés à continuer notre travail, espé­ rant surmonter l'obstacle par un plus grand déploiement de forces ou 11ar tàtonnement; mais le bons sens éduqué par l'expérience nous suggère d'examiner la situation, afin de trouver la manière la plùs économique et la plus sùre de faire ce pas difficile. Alors nous nous retenons d'agir et c ·est la pensée qui se substitue à l'action. Ainsi la pensée serait provoquée par les ratés de l'action et elle n'aurait d'autre rôle que de résoudre les problèmes pratiques posés par l'action. B. Discussion. ~ a) Il est assez vraisemblable que les primitifs ne pen­ sent guère que pour songer aux moyens de subvenir à leurs besoins. Le civilisé lui-même est puissamment stimulé à la réflexion par les exigences de l'action, surtout si on englobe sous ce terme nos rapports avec nos semblables dans une société où s'affrontent des opinions diverses. Xous serions portés à agir et à parler suivant des préjugés que nous prendrions pour des évidences indiscutables; mais nous nous heurtons à la contra­ diction des autres. La réaction naturelle et comme instinctive est alors »

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