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Toute contrainte est-elle un obstacle à la liberté ?

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La liberté désigne cette capacité que chacun à d’agir selon son choix, son jugement, sa volonté. On peut aisément conclure à partir de là que l’on est davantage libre à mesure que nos volontés ne sont pas limitées par des obstacles qui freinent notre liberté. Notre condition d’homme est nécessairement finie, limitée par l’existence dans le temps et l’espace si bien d’ailleurs que la liberté ne saurait être envisagée que dans cette limite. La vraie liberté est-elle une potentialité absolue de faire ou de ne faire ce que j’ai décidé, ou est-elle plutôt une capacité qui est par essence limitée ? Dés lors la liberté envisagée comme absolue, et comme maîtrise omnipotente de l’existence est peut-être une illusion. De là ne faut-il pas conclure que la véritable liberté est celle qui nous conduit à faire de nécessité vertu ? Plus encore même en agissant le plus librement possible, ne sommes nous pas nécessairement amenés à choisir dans le  cadre de telle ou telle circonstance qu’il ne nous appartient pas de définir ou de maîtriser à l’avance ?

 

« La "contrainte" qu'un sujet se donne à lui-même est un devoir parce qu'elleest le fruit de sa raison : "L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite estliberté" Rousseau. L'obéissance auseul appétit estesclavage etl'obéissance à la loiqu'on s'estprescrite estliberté. (Du ContratSocial) La liberté ne consiste pas àsuivre nos désirs. Elle n'estpas dans l'absence decontraintes mais dans le librechoix des contraintes que l'onse donne à soi-même. On peutappliquer cette idée au peuple.Un peuple libre est celui qui sedonne à lui-même ses propreslois, ce qui définit ladémocratie. On oppose communément la liberté à la loi. Se soumettre à la loi, ce serait ne pas oune plus être libre. Mais n'obéir à aucune loi, serait-ce être libre ? Mais il faut s'entendresur le terme liberté et sur le terme loi..Il y a un premier sens du mot libre qui est négatif : être libre c'est ne pas être empêchéde faire ce qu'on a envie de faire. On emploie le terme libre dans ce sens à propos des choses comme à propos des hommes :retirer d'un chemin les arbres qui font obstruction, c'est libérer le passage, ne pas retenir un oiseau dans sa cage, c'est le laisserlibre de s'envoler, ne pas empêcher quelqu'un de s'étendre sur le gazon d'un jardin public, c'est le laisser libre de le faire. Toute loicomporte des interdictions. Dès lors toute loi réfrène la liberté, prise en ce sens négatif. C'est le seul sens que Hobbes donne aumot liberté. Selon Hobbes, dans l'état de nature, chacun est empêché à tout moment, dans ses mouvements et ses entreprises,par autrui qui est virtuellement son ennemi. Mais les lois d'un Etat - institué en vue justement de mettre fin à cet état de guerrequ'est l'état de nature - empêchent les individus de se nuire les uns aux autres.L'autre sens du mot liberté n'est réservé qu'à l'homme, et caractérise ce que Kant appelle l'autonomie : obéir, à la loi dont on est,en tant qu'être raisonnable, l'auteur, ou encore, obéir à sa propre raison. Obéir à sa raison, c'est être pleinement responsable desa conduite. Etre libre, c'est s'obliger soi-même à une conduite raisonnable, s'interdire certains débordements, en un mot c'estobéir à la loi qu'on s'est prescrite.La loi peut s'entendre ici dans un sens moral, comme dans un sens politique. Autrement dit, les obligations auxquelles on sesoumet volontairement et librement (alors qu'on subit bon gré malgré une contrainte) sont morales, ou bien civiques. C'est dans cesens-ci d'obligation civique que Rousseau l'entend d'abord. Rousseau dans le Contrat Social jette les bases d'un Etat dont les loisconstituent des obligations et non des contraintes : car c'est le peuple souverain, plus exactement la volonté générale (selon larègle de la majorité) qui décide des lois. Ainsi chacun d'entre nous, en tant que citoyen, est libre parce qu'il se soumet aux loisdont il est l'auteur, en tant que membre de la volonté générale. La liberté n'est donc pas envisageable sans contraintes. Mais celles-ci ne sont plus subies dès lors qu'elles émanentde la raison. IV - DES REFERENCES UTILES - Spinoza, Ethique- Rousseau, Contrat social- Kant, Réflexion sur l'éducation V - LES FAUSSES PISTES Attention à ne pas traiter la contrainte comme une notion générale et univoque. Le sujet invitait (Cf "Toute") àintroduire des variations autour de cette notion.Ne pas parvenir à dépasser l'opposition simple et réductrice entre liberté et contrainte. VI - LE POINT DE VUE DU CORRECTEUR Un sujet classique qui invite à remettre en question l'opposition répandue entre contrainte et liberté. »

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