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UN HOMME LIBRE PEUT-IL OBÉIR ?

Publié le 28/11/2011

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« La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. « Alors que les révolutionnaires de 1789 se sont battus pour leur liberté, dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ils reconnaissent une obéissance face à la Loi et face aux libertés d’autrui. La liberté n’est donc pas forcément le contraire de l’obéissance, en effet si je suis libre, alors je suis en droit de soumettre un autre homme même si celui-ci est libre. Ceci inclut une obéissance de cette personne, ce qui montre que la liberté peut inclure une obéissance. Mais je ne soumettrai pas cette personne car la morale m’en empêche, ainsi que mon intérêt personnel qui veut que j’évite une paralysie des libertés chez les autres, pour que les autres me laissent ma liberté.

« liberté, dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ils reconnaissent une obéissance face à la Loi etface aux libertés d'autrui. La liberté n'est donc pas forcément le contraire de l'obéissance, en effet si je suis libre,alors je suis en droit de soumettre un autre homme même si celui-ci est libre. Ceci inclut une obéissance de cettepersonne, ce qui montre que la liberté peut inclure une obéissance. Mais je ne soumettrai pas cette personne car lamorale m'en empêche, ainsi que mon intérêt personnel qui veut que j'évite une paralysie des libertés chez les autres,pour que les autres me laissent ma liberté. Pour Kant, la liberté suppose en effet la reconnaissance de la loi moralecomme loi universelle. Par ailleurs, il n'y a pas de liberté sans contrainte, étant entendu que si chacun agit à saguise, c'est la loi du plus fort qui prévaut. « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et leserviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » nous confirme Henri Lacordaire. Il n'y a donc créationd'un rapport dominant/dominé que si ceux qui réclament cette obéissance sont pervers. Mais conclure qu'elle est àcondamner équivaudrait à conclure de l'existence des poisons qu'il faudrait arrêter de manger. J'évite l'intoxicationen mourant d'inanition, joyeuse perspective… En fait l'obéissance est bien plus une nécessité qu'une contrainte.C'est ce que nous démontre Montesquieu dans L'esprit des Lois en disant : « La liberté est le droit de faire tout ceque les lois permettent ; et si un citoyen pouvait faire ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté, parce que lesautres auraient tout de même ce pouvoir. » On en conclut donc que dans la réalité l'homme obéit.On vit dans une société d'illusion, où l'homme, par amour du pouvoir, va glorifier la tyrannie, la richesse et leparaître. Par cette déification, l'homme va encrasser lui même les libertés des autres hommes pour parvenir à sesfins, son idéal. L'exemple le plus probant serait le rêve américain, l'Amérique serait un nouvel Eldorado, où, par soncourage, son travail et sa détermination, l'on peut prospérer, par le biais notamment d'un enrichissement personnel.Pour revenir à l'image de notre enfant qui se construit lui même, il en reste quand même qu'il le fait dans une margeque lui laissent ses parents ,dans leurs rôles de « voyagistes ». Consciemment ou non, l'enfant se plie à cette margeet obéit donc à ces limites parentales. Hobbes nous dit dans Le Citoyen que « la liberté n'est autre chose quel'absence de tous les empêchements qui s'opposent à quelque mouvement » , il entend par la que la liberté estrelative à l'espace qu'on lui donne. Ainsi l'homme que l'on enferme dans une prison étroite se jugera captif, alors quesi on restreint la liberté de déplacement de cet homme à un pays, il se considèrera comme libre. La liberté seraitdonc relative à chacun selon ses attentes et sa vison de la chose. « Quiconque est maître ne peut être libre, etrégner c'est obéir », Rousseau nous conforte dans l'idée qu'un homme libre obéit mais ne sert pas, qu'il n'a pas demaître mais des chefs que lui même choisit. Il obéit aux lois (politique et autres) mais jamais à un homme. Quiconquese place au-dessus des lois en tant que maître absolu et soumet un peuple n'est pas libre. Là encore, sa déificationdu pouvoir, son désir de grandeur l'aveugle et, contrairement à sa volonté, il deviendra esclave de ses désirs. Letout est de savoir quand obéir et à qui. Finalement obéir, c'est adhérer librement. L'obéissance serait avant tout une marque, une expression de notre liberté, une manière d'accepter des règles devie pour tous. En effet, il n'y a pas de liberté sans expression de cette liberté. Un choix signifie que l'on accepte defaire quelque chose, mais aussi que l'on se refuse à autre chose, quelque part on obéit à son propre choix : c'estl'autonomie. L'autonomie c'est la capacité de s'imposer à soit même ses propres règles dictés par la raison. Unevolonté qui reconnaît les lois morales comme nécessaire est une volonté autonome, nous dirait Kant. Il n'y a doncpas de liberté absolue. »

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