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Un homme libre peut il obéir ?

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Bourdeau Baptiste TS4 Un homme libre peut il obéir ? Tout d'abord être libre c'est faire ce que tu veux. On n'est donc pas libre lorsqu'on contraint la volonté par des règles, des lois et des ordres. Etre libre serait alors la condition naturelle de l'homme, et la société la marque de son esclavage. L'esclave, par exemple, est un homme qui n'est pas libre, il est soumis à des règles qu'on lui impose. Cependant obéir c'est se soumettre à la volonté de quelqu'un, à un règlement, exécuter un ordre : Obéir à ses parents, à la loi. L'obéissance semble être en opposition avec l'idée de liberté. Aujourd'hui l'Homme fait il se qu'il veut ? L'homme a dût respecter des règles, des codes, et des lois pour survivre. Par ce fait est-il vraiment libre ? Un homme libre peut il obéir ? Dans un premier temps nous verrons qu'être libre c'est d'abord désobéir. Puis dans un second temps que la liberté, c'est avant tout obéir à soi même Etre libre c'est d'abord dire non aux contraintes, donc la liberté entraine la désobéissance. On peut désobéir aux lois de la nature&nb...

« app l ique ra i t u ne te l le lo i sans se poser de quest ions sera i t en quelque sor te i n h u ma i n. I l y a l’ idée de la désobéissance civ i le. Deux g randes f igu res caracté r isen t cet te désobéissance au XXème siècle : Gandh i et Ma r t i n L u t he r K i ng. E n refusan t la v iolence i l éta i t néanmoi ns p rê ts à désobéi r et même i l considéra i t sa comme u n devoir, pou r l i bére r leu r peup le. A i ns i selon M a r t i n L u t he r K i ng « chacun a la responsabi l i té mo ra le de désobéi r aux lo is i n j us tes ». L a « ma rche du sel », menée pa r Gandh i a pe r m is l’ i ndépendance de l’ I nde. C’est u n exemp le de ce qu’on peu t appeler « la désobéissance civ i le ». Ces actes de désobéissance civ i le, légi t i me ou non, exigen t u ne ré f lex ion, la conscience d’un pouvoir, celu i de d i re « non » et la volon té de l’exercer. Cependan t, la l i be r té l a p l us man i feste émerge du refus d’obéir. Sa r t re af f i r me « on n’a jama is été p l us l i b re que sous l’occupa t ion al lemande », on a ic i l’ imp ression que l’ idée que l a l ibe r té éprouvée s’a r rache aux cond i t ions les p l us con t ra ignan tes. A u momen t où l a lo i est t rès pu issan te l a posi t ion i nd i v i duel le peu t encore êt re u ne posi t ion de refus. C’est donc bien dans la désobéissance qu’on éprouve le sen t i men t de l a l i be r té. Cependan t, le refus de tou te au to r i té, de tou t ce qu i opp r i me et l i m i te, condu i t l’ homme à v i v re sans con t ra i n tes. L’homme v i t de ses p la is i rs, i l fa i t ce qu’i l veu t, où i l veu t. I l v i t selon son p rop re désir. Le sen t i men t de l ibe r té appa ra i t i m média temen t. I l pe r met d’ in te r romp re ses act i v i tés quand on commence à ne p l us s’amuser ou de rep rend re quand on a env i. Le dési r peu t ou pas nous condu i re à a r rê te r ou à recommencer u ne act i v i té. Rousseau, dans le « Con t ra t socia le », d i t : « l’ homme est l i b re absolu men t l ib re, to ta lemen t l ib re, i l n’a aucune con t ra i n te, aucune l i m i te ». Rousseau i ns is te bien qu’a l’éta t de na t u re, l’ i nd i v i du est absolu men t l ib re, donc la l i be r té se déf i n i t bien pa r la sat isfact ion de ses dési rs. M a is le dési r est m u l t i p le, i l est tous le temps renouvelé à l’ i n f i n i. Les dési rs son t souven t con t rad ic to i res. Pou r af f i r me r d’êt re l i b re, i l fau t non seu lemen t connaî t re les causes qu i nous fon t agir, comme le sou l igne Spinoza dans l’ E t h iq ue, ma is reconna i t re ces causes comme les nô t res. L’homme est donc considére r comme l i b re si i l obéi t à soi-même. De même, si l’ homme obéi t à son corps, i l n’est p l us l’au teu r de ses p rop res actes. 2 »

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