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La science, dans son besoin d'achèvement comme dans son principe, s'oppose absolument à l'opinion. Bachelard

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« La science, dans son besoin d'achèvement comme dans son principe, s'oppose absolument à l'opinion. « Bachelard, La Formation de l'esprit scientifique. Commentez cette citation

« répondre, du moins n'y a-t-il pas de réponse sans question, il est nécessaire d'avoir des questions et des problèmes pour pouvoir évoluer et développer le savoirhumain. C'est une faculté de la science que de « poser des problèmes », « un principe » de l'esprit scientifique. Le philosophe Gaston Bachelard montre que ce n'estpas naturellement donné, la phrase, « et quoiqu'on en dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d'eux-mêmes », nous permet de déduire qu'il existedes difficultés à poser des problèmes, cela ne va pas de soi, il faut savoir et pouvoir le faire ; c'est le travail des scientifiques, que tous ne pouvons acquérir, fauted'instruction, alors que tous pouvons donner une opinion ; c'est ce qui les différencie. Mais ce questionnement est-il valable que pour le domaine scientifique ? Touten étant au service de la vérité, ne l'est-il pas aussi du bien-être de l'Homme ? Ajoutons à cela, que l'expression « et quoi qu'on en dise » que mentionne l'auteur dansle texte, nous permet de constater que certains penseurs, philosophes, ou tout simplement des personnes de la société, ne pensent pas ainsi, et pensent plutôt qu'ils sontface à des problèmes naturels et que leur but est seulement d'y répondre, alors qu'au contraire, c'est créer le problème qui est le plus difficile et important. Ainsi,Bachelard montre que la faculté de « l'esprit scientifique » est basée sur la recherche et l'élaboration des problèmes, qu'il appelle « sens du problème » ; car leproblème n'a pas le même but, enjeu et sens pour tout le monde ; c'est pourquoi il précise que pour l'esprit scientifique, c'est plus le questionnement, que la réponse àla question qui est important, c'est donc plus ce côté-là du problème qui intéresse la science dans la notion du « problème » ou « question ».Bachelard argumente son hypothèse concernant la faculté, et le principe de « l'esprit scientifique », en raisonnant logiquement : la phrase, « Toute connaissance estune réponse à une question » a pour signification le fait que le résultat d'une recherche n'est que le fruit du travail effectué par un « esprit scientifique », à savoir, seposer des problèmes. L'auteur semble vouloir prouver ce qu'il avait affirmé précédemment, car en effet, si la ‘spécialité' du scientifique est de se poser des questions etque cela ne va pas de soi, et ne se fait pas naturellement, alors la réponse à cette question posée ne peut être que l'aboutissement, le résultat, c'est-à-dire le savoir.Lorsque sur un point, sur un sujet, tout est clarifié, tous les problèmes sont résolus, nous possédons une connaissance. On voit apparaître une méthode de la science ;se poser des questions, y répondre, acquérir, et connaître. Ensuite, le savoir acquis devient inné pour les générations futures. Et il faut encore se poser de nouvellesquestions sur la même chose, ou sur un objet différent, jusqu'à posséder une connaissance absolue et véritable sur tout ce qui touche le monde et l'humanité. Toutesnos connaissances ont donc pour origine le questionnement, c'est ce qu'approuve le philosophe par un raisonnement logique : « S'il n'y a pas eu de question, il ne peuty avoir connaissance scientifique ». Le procédé de « l'esprit scientifique » de se poser des questions semble indispensable pour posséder une connaissance.Enfin, l'auteur termine le texte par une conclusion de sa pensée ; « Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit » signifie que tout ce que l'humanité connaîtne s'est pas acquis facilement et naturellement, le travail et la recherche, la science, sont l'intermédiaire entre l'ignorance et la connaissance. L'expression, « rien n'estdonné » fait allusion au savoir qui est autour de l'Homme, explicitons : la croyance religieuse nous dit, par exemple, que la création de l'humanité et du monde est letravail de la divinité, une création de la nature sans en donner l'explication et les clés des mystères qui nous entourent. La Terre, par exemple, a été créée ronde, maisil a fallu du temps pour que l'Homme le découvre et l'admette. Ainsi, « rien n'est donné », aucune information, il faut chercher et encore plus important il faut se« poser des questions » et prendre le temps d'observer, d'analyser et de comprendre. Nous pouvons comprendre que grâce à l'expérimentation, le scientifique n'a plus àattendre que la nature lui livre ses secrets en sachant que l'observation scientifique requiert des instruments de manipulation qui demandent eux-mêmes des théories.Et si « rien ne va de soi », c'est que la connaissance n'a pas apparu sans que l'Homme intervienne, sans la part de la science. Mais la science elle-même n'est-elle pasla création de l'Homme ? Ou encore elle existait, mais ne possédait pas encore un terme pour être identifiée. Enfin, l'expression, « tout est construit » traduit le faitque tout ce que nous connaissons n'est que le travail de l'Homme, la construction de l'Homme, et que toute la connaissance n'est qu'accumulation de réponses auxquestions posées, et donc construction du savoir. La science doit substituer au monde perçu naïvement, que l'on exprime par l'opinion, un monde construit sur desprincipes rationnels. La science est une réalité construite. Cette conquête de l'objectivité suppose l'exclusion de la subjectivité sensible, basée sur les passions etimpressions premières, puis une analyse scientifique ; la raison pour laquelle, nous devons détruire l'opinion pour ne laisser libre cours qu'à la science. En somme, l'auteur ne s'interroge pas seulement sur l'opinion en général, ou sur la science, voire leur opposition, mais avant tout sur la formation de l'esprit : l'enjeuétant de former une pensée, d'apprendre à penser, et cela, plus précisément en science. Nous avons pu observer que Bachelard dénonce, dans le texte, un défaut quedoit éliminer le scientifique : l'opinion. À cette recherche de la vérité s'oppose ainsi un mouvement dans lequel se trouve l'opinion: l'empirisme. La recherche de lacompréhension se fait par simple observation et décomposition des faits. La nature offre donc à l'observateur toutes les clés des phénomènes, à condition d'éloigner lesobstacles, dont l'opinion. Le philosophe Gaston Bachelard démontre le sérieux de la science dans sa manière d'exposer les choses, et comment celle-ci s'approche de lavérité que recherche l'Homme.Ainsi, il éclaircit le fait que la science n'est pas une accumulation de connaissances, mais une sorte de remise en cause permanente sur ce que l'on sait et ce l'on adécouvert, par un procédé de questionnement, qui permet de dévoiler la vérité même s'il reste encore beaucoup de connaissances à acquérir.Ajoutons à cela, qu'une différenciation entre croire et savoir est également parallèlement exploitée, puisque l'opinion est une sorte de croyance subjective oucommune.En sachant que Bachelard s'oppose au partage illusoire de la recherche de la vérité et des questions passionnelles, que soutient d'ailleurs Descartes, nous pourrionsmaintenant nous demander si l'auteur, en caractérisant l'opinion comme un obstacle pour la science, ne répondait-il pas à la question philosophique concernant laprivation de l'emprise des passions de la recherche de la vérité ? Peut-on faire abstraction de nos passions dans la recherche de la vérité ? La morale impose-t-elle deslimites pour cette recherche ? »

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