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Connaître, est-ce le privilège de la science ?

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Pour démarrer. Se former une représentation adéquate d'un objet, est-ce l'apanage des connaissances discursives établissant des lois nécessaires entre les phénomènes étudiés ? Les sciences fournissent-elles le seul modèle authentique de vérité ? Conseils pratiques. Montrez bien que la vérité déborde la science, que la connaissance affective, l'art, etc., peuvent atteindre une certitude supérieure à celle de la science, que l'affectif contient un savoir, que le SCIENTISME : Terme polémique apparu au XIXième siécle désignant une doctrine selon laquelle le développement des sciences, et plus particulièrement des sciences physiques, résoudra, à terme, non seulement les difficultés matérielles, mais aussi les problèmes moraux, politiques ou philosophiques de l'existence humaine. scientisme, prétention de ne connaître que l'objectivité, représente une idolâtrie monstrueuse de la science. Introduction. Dans le vocabulaire courant, nous disons volontiers que nous connaissons un livre, un film, un ami ... Et pourtant l'autorité de ces connaissances pâlit dès que l'on évoque la démarche scientifique.

« précision et une telle rigueur que tout le reste est renvoyé au domaine de l'opinion non vérifiée. Il faudra alorsdéterminer selon quels critères on repère une connaissance scientifique. Connaissance et certitude. La science met en oeuvre des moyens uniques pour préciser et assurer la validité des connaissances : uneproposition ne reçoit le statut de connaissance théorique que si elle peut être déduite des principes du systèmethéorique en vigueur ; un fait est considéré comme une connaissance expérimentale lorsqu'il a pu être mis enévidence par des procédures expérimentales précises utilisant des instruments spécifiques. Précision, consistance, décidabilité. Ainsi on pourrait dire qu'il n'y a de connaissance que scientifique dans la mesure où la connaissance scientifiques'oppose à l'imprécision de la connaissance commune ; la science s'attache en outre à vérifier, par la rigueur de saformalisation logique, que les connaissances ont véritablement un objet consistant, et que les propositions tenuespour des connaissances sont décidables (elles peuvent être vraies ou fausses). Les connaissances qui ont ce statuts'opposent aux propositions métaphysiques qui ne peuvent être prouvées. III. Les limites du modèle scientifique Transition Le dispositif de la science fournit ainsi un modèle très performant de connaissance; mais ne peut-on distinguer desdomaines où il soit possible de parler de connaissance indépendamment de ces procédures ? Connaissance et sens commun. On peut tout d'abord noter que le concept de connaissance tel que l'utilise le sens commun peut garder sa légitimitéà condition d'être limité à sa fonction de repère pour l'action et de ne pas prétendre concurrencer la connaissancescientifique. Inversement, il serait absurde de prétendre remplacer toutes les connaissances du sens commun pardes propositions de type scientifique. Le rapport à la nature. On a pu également faire remarquer que la rationalité scientifique s'est développée dans le cadre d'une entreprise detransformation à l'infini de la nature réduite à l'état de matière première quantitative ; certains penseurs del'écologie tentent de penser une forme non scientifique de connaissance de la nature, fondée sur une intimitérespectueuse de la téléologie propre des êtres naturels. Y a-t-il une connaissance morale ? On pourrait enfin se demander avec Platon s'il y a une connaissance du Bien : la réflexion sur les différentes formesd'existence, ou, pour Rousseau, l'écoute attentive de la conscience, procurent-elles une connaissance assurée del'action droite, de la vie réussie ? Pour des questions qui peuvent mettre en jeu la vie des hommes, on ne peut secontenter de se référer à des sentiments vagues ou à des impressions non justifiées. L'idée d'une connaissancemorale peut donc être au moins un fil directeur de la réflexion dans ce domaine. Conclusion Les sciences modernes ont indiscutablement fourni des critères très puissants pour définir rigoureusement la notionde connaissance. Mais, d'une part, il faut se garder de considérer les connaissances scientifiques comme desabsolus : leur statut scientifique implique un caractère hypothétique et la possibilité de les réviser ; et d'autre part,il serait certainement réducteur de prétendre appliquer à toutes les démarches de l'esprit humain le modèle de larationalité scientifique. La connaissance issue de la fréquentation intime ou de la réflexion intérieure a une validitépropre ; reste à savoir s'il ne serait pas souhaitable de réserver à ce type de connaissances le terme de croyance,conformément à la distinction critique de Kant entre raison théorique et raison pratique : « j'ai dû supprimer le savoirpour faire la place à la croyance ». »

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