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La science permet-elle de connaître la réalité ?

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Les scientifiques d’aujourd’hui ont « achevé l’image du devenir «, mais l’ont-ils dépassé ?

La nature déterminée nous apparaît plus qu’évidente, la « série des causes « est plus approfondie, et

donc on arrive à peu près à savoir quelle chose doit se produire avant une autre, et vice-versa. Mais nous

ne comprenons pas pourquoi, on reste juste dans l’idée qu’ayant déjà vu ce phénomène et celui qui s’en

est écoulé, on peut prévoir l’effet que produit le premier phénomène. Mais cela ne va pas au-delà. Et

Nietzsche l’explique par le fait que les scientifiques se basent sur des choses inexistantes, ou crées par

l’homme. Par exemple, les mathématiques rentrent constamment dans les sciences, parce que c’est la

science de l’Homme (différent de science humaine). Et Nietzsche le dit clairement : « Nous voulons faire

entrer à tout prix la finesse et la rigueur des mathématiques dans toute science (…) non pas dans la

croyance que nous connaîtrions mieux les choses par cette voie, mais pour établir notre relation humaine

aux choses… «.

« permet donc de connaître le réel. On peut aussi affirmer cela en partant de la définition même d’un fait scientifique. C’est un fait objectif donné par la nature dont la théorie scientifique est la représentation intellectuelle. Et cette représentation intellectuelle s’accompagne d’une modélisation du phénomène, qui le décrit de la façon la plus concrète possible. Mais ce schéma peut parfois être éloigné du phénomène qu’il cherche à décrire. Ainsi, s’il advient que le schéma est remis en cause, c’est que l’observation préalablement faite est sûrement incorrecte, un nouveau schéma sera alors élaboré en fonction duquel la science reconstruira le réel. De ce fait, la science essaye de décrire de la façon la plus exacte possible le réel. Le principe de modélisation analytique renvoie aussi à cette idée. Descartes parlait de « diviser chacune des difficultés qu’on examine en autant de parcelles qu’il se peut et qu’il est requis pour mieux les résoudre ». Ce principe signifie en fait que l’on peut décomposer la réalité connaissable et observable en parties connaissables. De là on étudie chaque morceau, chaque partie, puis on les recompose pour connaître la réalité entière. Enfin, on peut dire que si la science ne peut répondre à certaines questions, c’est parce que ces réponses présupposent l’existence de choses qui ne sont pas réelles. En effet, le monde dans lequel nous vivons est matériel et soumis à des lois qui préfigurent que tout à un rapport de causalité, même l’esprit humain, au sujet duquel on pourrait prétendre qu’aucun déterminisme ne s’exerce sur lui. Mais en réalité, et Spinoza le soulignait déjà dans Ethiques (« l’homme n’est pas un empire dans un empire »), l’esprit humain est une « création » de la nature, il appartient à cette nature, et donc est nécessairement soumis à ses lois. Ainsi le réel est donc purement matérialiste et les sciences, en ce sens, peuvent résoudre toutes les questions le concernant, à travers leurs méthodes. Les questions au sujet desquelles la science n’a pas réponse sont peut -être sans intérêt ou mal posées. 2°) La science ne permet pas de connaître la réalité Piaget identifie le principe d’inséparabilité qui montre que c’est l’interaction entre le phénomène à connaître et le sujet connaissant qui forme la connaissance. Ainsi, la connaissance que ce sujet construit par son expérience dresse en même temps le mode de construction de la connaissance. En réalité, le sujet ne connaît pas les phénomènes vraiment, mais plutôt l’acte par lequel il le perçoit. Comme dit Bachelard, « Rien n’est donné, tout est construit », c’est-à-dire que le sujet se construit la connaissance de ce qu’il voit par des représentations qu’il a lui -même choisies. Donc au final, la science ne nous fait connaître les phénomènes que de la façon dont ils nous apparaissent, et non de la façon dont ils sont réellement (il y a alors remise en cause de l’objectivité de la science). La science étudie les phénomènes tels qu’ils nous apparaissent, c’est-à-dire sous une forme déterminée par notre propre structure. C’est parce que notre sensibilité s’organise à partir de l’axe spatio- temporel et que notre entendement s’établit autour du principe de causalité que les phénomènes nous apparaissent localisés dans l’espace et se succédant temporellement de manière causale. En réalité la science ne permet pas vraiment de connaître la réalité. De plus, en reprenant le principe de causalité, si toute chose à une cause, il faut alors remonter à cette cause qui en a elle-même une, alors il faudrait qu’il y ait une cause première, sauf que nous ne connaissons pas cette »

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