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La paix est-elle un idéal ?

Publié le 04/10/2005

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Paix = Sécurité ou garanti de préserver sa vie.   b)     Renoncer à la paix = faire ressurgir l'état de nature Dans ces conditions, la paix s'impose comme nécessaire à la survie de l'homme et c'est pourquoi le Léviathan dispose de tous les droits pour la maintenir : c'est d'elle que dépend le maintien de la société civile où chacun n'est plus une menace pour chacun. Loin d'être le faire-valoir de la vie, de permettre son affirmation, la guerre est la pire condition qui soit.   Transition : §  La paix est donc un idéal pour autant qu'elle consiste à arracher l'homme à l'état de nature et à l'y maintenir. Car en effet, le fait que la paix soit idéale et non avérée tient au fait que la guerre est une virtualité inscrite dans la nature humaine. Il ne s'agit donc pas de poser naïvement que la paix est l'état normal et ordinaire de l'homme mais bien de montrer en quoi elle s'impose en raison de cette tendance belliqueuse de l'homme. §  Toutefois, il reste que ni la paix ni la guerre ne sont idéales. La paix peut signifier le confort et l'absence totale de trouble que souhaite l'homme faible et pauvre en vie, mais la guerre renvoie aussi à la pire condition qui soit. En termes logiques, nous sommes face à une situation où  A et non-A sont indécidables ? §  Comment rendre compte d'un tel paradoxe ?

D’un côté, la guerre est, comme le montre Hobbes dans sa description de l’état de nature, la pire condition qui soit, et il faut impérativement lui opposer la paix comme idéal, perfection du vivre ensemble d’où dépends la survie de l’homme. De l’autre, on ne saurait tirer argument de cette dernière détermination pour dresser l’apologie d’une société sans conflit et faire de la paix un idéal car ce serait aussi une société où toute diversité serait exclue. La paix est-elle un idéal, une perfection, ou bien au contraire doit-elle être redoutée tant sur le plan collectif qu’individuel ?

 

 

 

« a) Précision sur ce qu'est la paix Si la paix est, comme on l'a vu (1- c), le repos et le calme cotonneux qui s'oppose à la vaillance nécessaire pour se savoir vivant, il convient de souligner que cette vaillance ou force est aussi la condition propre à la guerre.Or la guerre n'est pas non plus un idéal. En effet, telle que Hobbes la décrit dans Le Lévitahan , la guerre découle des passions humaines : un tel état = « guerre de chacun contre chacun »,qui n'est pas seulement un état où l'on se bat, où il y a combat en acte maisun état où règne l'insécurité, c'est-à-dire l'absence de certitude concernant la garantie de sa propre conservation : la guerre « est l'intervalle de temps durant lequel la volonté de lutter par la bataille est suffisamment avéré ». Ainsi disposé à se battre à tout instant, l'homme doit donc craindre pour savie : « il ne peut y avoir aucune assurance pour quiconque, si fort et si avisé soit-il de vivre le temps que la nature alloue ordinairement à l'homme devivre ». C'est pourquoi, à l'état de nature et donc en temps de guerre, la vie « est malheureuse, pénible, bestiale et brève » . Voilà aussi contre quoi se pose la recherche de la paix. Paix = Sécurité ou garanti de préserver sa vie. b) Renoncer à la paix = faire ressurgir l'état de nature Dans ces conditions, la paix s'impose comme nécessaire à la survie de l'homme et c'est pourquoi le Léviathan dispose de tous les droits pour la maintenir : c'est d'elle que dépend le maintien de la société civile où chacunn'est plus une menace pour chacun. Loin d'être le faire-valoir de la vie, depermettre son affirmation, la guerre est la pire condition qui soit. Transition :§ La paix est donc un idéal pour autant qu'elle consiste à arracher l'homme à l'état de nature et à l'y maintenir. Caren effet, le fait que la paix soit idéale et non avérée tient au fait que la guerre est une virtualité inscrite dans lanature humaine. Il ne s'agit donc pas de poser naïvement que la paix est l'état normal et ordinaire de l'hommemais bien de montrer en quoi elle s'impose en raison de cette tendance belliqueuse de l'homme. § Toutefois , il reste que ni la paix ni la guerre ne sont idéales . La paix peut signifier le confort et l'absence totale de trouble que souhaite l'homme faible et pauvre en vie, mais la guerre renvoie aussi à la pire condition qui soit.En termes logiques, nous sommes face à une situation où A et non-A sont indécidables ? § Comment rendre compte d'un tel paradoxe ? 3- L'IDÉAL = PERFECTION INACCESSIBLE Qu'est-ce qu'un idéal ? C'est, comme nous l'avons dit, une perfection. Or la perfection est le summum du bien. Du coup, c'est parce que les hommes ne peuvent s'entendre sur ce qu'est ce bien (il existe une multiplicité debiens) et par conséquent, sur ce que peut être la perfection, que la guerre et la paix peuvent être des conceptsd'égales valeurs. En effet, le salut ou la perdition de l'homme peuvent résider dans l'une comme dans l'autre (guerre est destructrice même si elle est parfois bénéfique pour se saisir positivement et la paix est absence inquiétante etsuspecte de divergence, même si elle signifie pour l'homme d'éviter la rencontre meurtrière d'égoïsme). Finalement, à la question de savoir si la paix est ou non un idéal, la réponse peut être positive à condition de ne pas la poser comme nécessaire . Cela signifie en particulier de ne pas chercher à l'imposer à tout prix . (Exemple : Hobbes tire argument de la menace que constitue l'état de nature pour justifier une conception absolutiste dupouvoir). Un idéal en effet doit être régulateur ( = thèse de Kant). L'usage régulateur des idéaux se distingue de l'usage constitutif en ce qu'il n'a pasvaleur d'explication (il ne s'agit pas d'un concept auquel on pourrait donnerune signification univoque mettant tout le monde d'accord). Cet usageconsiste à se poser comme un limite vers laquelle on tend. Cette limite, posée comme fin et donc comme bien suprême, ne peut être atteinte vu que nous sommes finis . Et c'est de cette impossibilité qu'il s'agit lorsque Nietzsche parle d'assumer la contradiction : la faiblesse consisterait àposer la paix comme nécessaire sans prendre en compte le fait que la naturehumaine est telle que l'éradication définitive de toute forme de conflits (sortede paradis terrestre) lui est impossible en raison de la vie elle-même qui estimparfaite. Toutefois, comme le dit Kant, l'idéal est ce qui donne sens à nos actions : la paix ne répond donc pas à la question « que dois-je faire ? » ou « que puis-je connaître ? », mais elle est de ces idéaux donnant une réponse à la question « Que m'est-il permis d' espérer ? ». [1] Il est tout aussi possible de développer sur la position de Tocqueville dans De la démocratie en Amérique : l'absence de privation ou négation, l'inconscience de soi est une forme de despotisme où on a « une foule »

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