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La pluralité des cultures est-elle un obstacle à l'unité du genre humain ?

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Que sommes-nous en premier lieu? Les membres d'une culture, d'une civilisation, ou bien des êtres humains? Le droit au particularisme culturel est une donnée de la condition humaine qui par là dépasse toutes les cultures particulières. Or, l'affirmation particulariste a souvent conduit à nier l'homme par la violence. - L'homme ne naît pas homme mais le devient à travers une culture particulière. Notre humanité n'est pas innée mais se construit grâce à notre intégration à la société et à notre milieu social caractérisé par une culture. Le mot culture désigne ici la coutume, la tradition, la religion, la langue aussi. De ce point de vue, nous ne pouvons que constater la diversité au sein du genre humain. Il est incontestable qu'elle a souvent été la cause d'incompréhension et qu'elle a souvent même légitimée des conquêtes, des guerres ou des génocides. Cependant, l'immense océan culturel dans lequel est plongé l'Homme représente en quelques sorte une richesse inestimable dans le sens ou il permet à chacun en s'accordant avec des cultures dites « étrangères «, de découvrir de nouveaux horizons. Cela nous confronte au problème suivant : En quoi la diversité puis le brassage des cultures peut être à l'origine de crispations identitaires faisant obstacle à l'unité du genre Humain ou au contraire, permettre une alliance entre les hommes et donc une assurance de son unité ? Tout l'enjeu du devoir consistera à distinguer d'une part le fait que la multiplicité des cultures soit un facteur de segmentation de l'humanité menant à de multiples conflits et d'autre part, le fait que cela soit une opportunité de s'ouvrir à autrui, s'ouvrir à ses différences, ce qui assurerait les relations entre les différentes cultures et donc une continuité de l'humanité. Nous étudierons tout d'abord la définition et le sens dans notre contexte des termes du sujet. Ensuite, nous étudierons les raisons et les causes qui font en sorte que la pluralité culturelle soit un obstacle à l'unité du genre humain. Enfin nous achèverons notre devoir par étudier le fait que les différentes cultures possèdent des points communs assurant une continuité de l'Homme.

On évoque communément le genre humain ou l’humanité comme un fait, une évidence. L’unité du genre humain serait indéniable. Pourtant, si l’on écarte les déterminismes biologiques et la pression environnementale, c’est-à-dire les caractéristiques physiologiques de l’espèce humaine, la pluralité des cultures montre une très grande diversité des manières d’être, d’agir et de penser. Les cultures, comprises comme des ensembles de représentations et d’évaluations fondés dans des institutions, des rapports sociaux et des pratiques qui permettent à un groupe de s’identifier comme groupe, prouvent une diversité qui interroge l’universalité humaine.

La pluralité des cultures est-elle un obstacle à l’unité du genre humain ? L’unité est-elle un fait ou un idéal ?

L’unité du genre humain dépend d’abord des individus qui compose le genre : si cette unité n’est pas faite est-elle à réaliser par l’individu lui-même au-delà de l’attachement au culturel ? L’individu porterait en lui la capacité de réaliser l’universel humain. Ou bien au contraire l'universel est-ce ce qui s'incarne dans les particularités? Dès lors l'universalité du genre humain ne pourrait exister que dans la diversité des cultures. Cependant, les rapports socio-économiques, par la mondialisation de l’économie et la libéralisation des échanges marchands, semblent créent une humanité de fait.

« permet d'introduire de la différence entre eux. . C'est donc l'Homme lui-même qui se différencie des autres hommes,qui se sépare et se donne une identité propre. La culture n'est donc pas naturelle puisque à leur naissances, seulsles facteurs biologiques différencient les hommes.De ce point de vue, nous ne pouvons que constater la diversité au sein du genre humain.Ce qui fait obstacle, c'est « ce qui empêche de », soit physiquement, soit sur le plan de la représentation. Unobstacle à la compréhension de deux cultures différentes serait de l'ordre de contradictions entre des opinionsradicalement opposées et qui semblent inconciliables. Si chacun veut sauvegarder sa différence et que celle-ciimplique le refus d'une opinion différente, cela crée un obstacle à une entente. Se tenir sur ses positions dans leconflit créé fatalement un obstacle.Après avoir analysé les termes du sujet et mis en évidence le fait que l'Homme soit un être culturel, on pose leproblème de savoir en quoi la culture est un facteur de la fragmentation de l'Humanité. _ Tout d'abord, il convient d'établir la notion de revendication d'une identité culturelleL'identité culturelle est une forme d'identité, d'objet et correspond à une définition. Je peux devant autrui, me définircomme américain, palestinien, israélien, breton, basque, etc. Cela veut dire que je m'identifie à une communautéculturelle et que, par là, j'entends défendre mes appartenances : ma langue, ma tradition, mes valeurs, mes intérêtsau sein de la communauté. Qu'il y ait une valeur de ma culture, cela ne fait pas de doute, il y a une valeur et unerichesse de toutes les cultures ; le problème, c'est quand cette identité n'est plus perçue comme une composantenaturelle de la diversité, mais devient une agrégation conflictuelle. Mais comment l'identité culturelle peut-elledevenir conflictuelle ?A la naissance, nous sommes tous dotés de caractères biologiques comme la couleur de peau, la taille. Notreéducation nous inculque certaines coutumes ou traditions, une langue etc... Tous ces caractères sont considéréscomme accidentelles : en effet, nul d'entre nous n'a choisi d'être musulman, juif ou chrétien, ou de posséder commelangue maternelle l'arabe, l'hébreu ou l'anglais. Tous ces caractères font partis de nos cultures et il n'est pasanodin, aujourd'hui de trouver certaines personnes jugeant la valeur d'un homme sur ces facteurs. Ce sont desHommes de préjugé, des hommes qui jugent autrui sur ses attributs culturels et non sur sa pensée, c'est à dire surce qu'il construit à l'aide de sa raison car c'est de là que provient véritablement la valeur d'un homme.Une majorité de conflits ont pour origine ce type de préjugés. Pour ne donner qu'un exemple, au XVIe siècle, leseuropéens réduirent les populations noires Africaines en esclavage pour ce genre de raison. Il allèrent même jusqu'àremettre en cause leur humanité du fait qu'ils n'étaient ni juifs, ni chrétien. Ce genre de préjugés peut mener à desdrames Humanitaire et est facilement évitable, notamment par une ouverture sur les différences d'autrui, donc parun gain de tolérance.Il existe un autre attrait que l'on pourrait développer, c'est le fait que chaque culture se croit supérieure aux autrescultures.Chaque culture a bien souvent tendance à se considérer comme supérieure et à estimer que ses propres normes ontune valeur universelle. Les autres cultures sont alors considérées comme barbares et non civilisées.« Est barbare celui qui croit à la barbarie. »Qui n'a pas accusé autrui de se comporter en barbare ? Quel peuple n'a pas accusé d'autres peuples d'être desbarbares ? Lévi-Strauss, grand anthropologue français, souligne, dans Race et Histoire, d'où est extrait notrecitation, ce trait propre à toute société, qu'est l'ethnocentrisme : chaque ethnie, c'est-à-dire chaque peuple, atendance à se penser comme étant au centre du monde, à considérer ses coutumes, ses mœurs, ses règles, sescroyances, ses modes de penser, comme meilleurs que ceux des ethnies ou des peuples différents. Comme si satribu, son village, son clan, son pays, sa culture étaient plus représentatifs de l'humanité que tous les autres. Ainsile barbare ou non civilisé, c'est toujours l'autre; Au sujet duquel on raconte toute sorte d'horreurs ou d'atrocités.Or, peut-être commence-t-on à ne plus être un barbare, ou commence-t-on à être un homme civilisé, le jour où l'onreconnaît qu'on est le premier à être capable de se comporter en barbare.Le mot \"barbare\" à l'origine correspond a \"l'étranger qui ne parle pas grec\" : on pouvait être étranger à Athènes,venir de Corinthe ou de Thèbes, on était alors un étranger certes, mais un étranger qui parlait grec; en revanche lesEgyptiens, les Perses étaient appelés \"barbares\". Pour les Romains, il en était de même : les barbares étaient ceuxqui ne parlaient pas latin, ou ceux qui, malgré la colonisation et la construction de l'empire romain, n'avaient pas étélatinisés, et qui se situaient donc au-delà des frontières de l'empire. Or ces peuples extérieurs ont fini par envahirl'empire romain et renversé son ordre : c'est ainsi qu'on parle encore dans les livres d'histoire de l'invasion desbarbares. La phrase de Lévi-Strauss revient à condamner l'usage de mot barbare. Celui qui accuse l'autre debarbarie est lui-même un barbare. C'est donc celui-là même qui est réellement un barbare. Pourquoi ? Parcequ'accuser autrui de violences et d'atrocités, croire que l'autre est un barbare, c'est supposer que soi-même on neserait pas capable de maux semblables. L'être civilisé est celui qui admet plutôt que tout homme, à commencer parsoi, est capable du pire.Une fois de plus, Cette position peut être rendu possible par une médiation sur soi-même, en commencent parsoumettre sa pensée au travail du doute. C'est grâce à l'éducation que l'homme est incité à appliquer ce travail dela raison. Un homme éduqué au sein d'une société dont les fondements sont basés sur des idéaux extrémistes nesaurait ou aurait un mal incroyable à soumettre sa pensée au travail du doute. ; Ainsi certaines cultures dont lesfondements reposent sur ce genre d'idéaux sont critiquables car en effet elles représentent un frein à l'unité dugenre humain.Attardons nous sur un dernier élément, acteur également de la division des hommes. C'est la peur des autres. Ladifférence des cultures instaure une ignorance qui peut mener a une incompréhension qui elle-même, mène à la peur; Or la peur est le chemin vers le coté obscure. (cf. Maître Yoga)Au sens le plus faible, la timidité est une façon d'exprimer sa peur des autres. On n'ose pas se montrer, on n'ose pasparler car on craint un jugement négatif de l'autre. Sous sa forme la plus extrême, la peur de l'autre est la peur de la »

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