Devoir de Philosophie

La sagesse consiste-t-elle à savoir davantage pour pouvoir davantage et conquérir la nature ; ou bien à maîtriser et à borner ses désirs afin de réduire au minimum la dépendance où nous nous trouvons par rapport aux choses ?

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L'homme, en effet, est harcelé de besoins sans nombre : la faim et la soif, le chaud et le froid, la maladie et la crainte des accidents ou des cataclysmes l'aiguillonnent à faire effort pour s'assurer contre la souffrance et contre les aléas de la vie. Le travail lui-même est pénible ; aussi tâche-t-il de le réduire en captant et en mettant à son service les forces de la nature. Comme source d'énergie, le primitif ne connaissait que ses muscles. Une première conquête fut la domestication des ani­maux, dont la force musculaire fut utilisée pour les besognes les plus pénibles. Mais le grand progrès fut la découverte et l'exploitation rationnelle des immenses forces physiques qui se perdaient sur terre ou qui restaient enfouies dans le sous-sol. On eut d'abord recours à l'énergie du vent et à celle des rivières ; ensuite à la houille et au pétrole ; de nos jours, on aménage les chutes d'eau des montagnes, utilisant les réserves naturelles constituées par les glaciers et les lacs, en r,réant de nouvelles par de gigantesques barrages. Comment cette substi­tution des forces de la nature à celles de l'homme a-t-elle été possible, sinon grâce à la science des ingénieurs, qui ont conçu des machines nouvelles, organisé l'exploitation des ressources de notre planète, en particulier équipé le pays d'un réseau de distribution du courant électrique, qui se prête à tant d'usages.

« rêt reste bien inférieur à celui de la science elle-même, qui doit être considérée comme ! 'objectif dernier du travai 1 intel­ lectuel et par rapport auquel les progrès de ! 'industrie ne sont que des moyens. De cette conception des rapports de la science et de la production industrielle, Henri Poincaré est un repré­ sentant de marque. A l'opposé, le commun des hommes, et avec lui un grand nombre de savants - la majorité, sans doute -adoptent l'atti­ tude contraire. Pour eux, ! 'intérêt capital de la science consiste dans le pouvoir qu'elle donne d'agir sur la nature, dans ses applications pratiques: " Savoir pour prévoir, disait Bacon; prévoir pour pourvoir " ; et Auguste Comte : " Science d'où prévoyance ; prévoyance, d'où action. " L'homme, en effet, est harcelé de besoins sans nombre : la faim et la soif, le chaud et le froid, la maladie et la crainte des accidents ou des cataclysmes l'aiguillonnent à faire effort pour s'assurer contre la souffrance et contre les aléas de la vie. Le travail lui-même est pénible; aussi tâche-t-il de le réduire en captant et en mettant à son service les forces de la nature. Comme source d'énergie, le primitif ne connaissait que ses muscles. Une première conquête fut la domestication des ani­ maux, dont la force musculaire fut utilisée pour les besognes les plus pénibles. Mais le grand progrès fut la découverte et l'exploitation rationnel le des immenses forces physiques qui se perdaient sur terre ou qui restaient enfouies dans le sous-sol. On eut d'abord recours à l'énergie du vent et à celle des rivières ; ensuite à la houille et au pétrole ; de nos jours, on aménage les chutes d'eau des montagnes, utilisant les réserves naturelles constituées par les glaciers et les lacs, en r:réant ùe nouvelles par de gigantesques barrages. Comment cette substi­ tution des forces de la nature à celles de l'homme a-t-elle été possible, sinon grâce à la science des ingénieurs, qui ont conçu des machines nouvelles, organisé l'exploitation des ressources de notre planète, en particulier équipé le pays d'un réseau de distribution du courant électrique, qui se prête à tant d'usages. Ces progrès industriels, dus en définitive à un progrès du savoir, ont permis à l'homme de décupler son rendement tout en s'imposant moins de fatigues ; le bien-être a prodigieuse­ ment augmenté, et le modeste ouvrier du xxm• siècle est mieux armé qu'un chef mérovingien pour lutter contre la nature. Néan­ moins, on est bien loin encore de pouvoir dire que l'homme est heureux. Malgré les progrès de l'industrie, le développement du machinisme et l'extension du réseau électrique, il reste des »

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