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«Ses romans dressent les uns à côté et en face des autres (bien souvent aussi, au moins pour finir, les uns contre les autres) des personnages dont chacun est une existence unique, enfermée parfois malgré elle dans sa différence foncièrement impuissante à faire société avec les autres» (Claude-Edmonde Magny, Esprit, 1948). En vous appuyant sur des exemples précis, commentez ces propos de C.-E. Magny sur les romans de Malraux.

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esprit

L'horizon d'une parole commune. Malgré sa dimension conflictuelle, le dialogue témoigne d'une confiance dans l'échange avec l'autre. Il est ainsi ce qui a raison de la violence (voir le texte de Blanchot, p. 127) et son impor­tance dans les romans tend à reculer les limites de l'incommunicable.

Vers des personnages archétypaux. Si les individus apparaissent comme des êtres séparés, enfermés dans leur différence, le romancier construit des personnages qui paraissent parfois interchangeables. Non seulement des êtres très différents peuvent être qualifiés par un même terme (Gisors est intoxiqué par l'opium comme Clappique par le men­songe et Tchen par le meurtre), mais certains personnages tiennent des discours très proches : Garine refuse, comme Hong, tout « état social«. 

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