Catégorie : Français / Littérature
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« Le superflu, chose très nécessaire » voici ce que pense Voltaire dans son poème Le Mondain. Dans quelle mesure cette boutade peut-elle s'appliquer au luxe et à l'art ?
comme superflu. * Dans le luxe, l'abondance s'associe au superflu pour conférer un sentiment de grande aisance matérielle et deraffinement du goût. C : Un luxe nécessaire ? * En plus d'assurer la puissance d'un État et de permettre aux citoyens ou aux sujets de vivre heureux dansl'aisance, le commerce, et par le fait même le luxe, possède un autre avantage selon Voltaire : il apporte la liberté.+ citation * Le luxe favorise la créativité et l'innovation technique, il stimule les...
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Commentaire De La Lettre 161, Les Liaisons Dangereuses
1- Une lettre, plusieurs destinataires A- Valmont B- Le Président de Tourvel 2- L'état de Madame de Tourvel A- Entre des éclairs de lucidité B- Et une folie très présente 3- Fonctions de la lettre A- Une confession B- Une héroïne tragique C- Un enjeu narratif majeur 1- Une seule lettre pour plusieurs destinataires A- Valmont - Le véritable destinataire de la lettre n'est pas donné comme en témoigne le paratexte « La P...
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Tirade De Phèdre (Racine) Acte I, Scène 3
Hipppolyte. Le champ lexical de la violence : « persécuter, exil arrachèrent », illustre cette idée. Cependant ladestruction physique se double d'une destruction mentale et donc d'une aliénation. On relève un champ lexical de ladépossession : « un trouble, mon âme éperdue, ma raison égarée ». Le spectateur comprend l'état de Phèdre grâceà ce qu'elle dit, mais il constate aussi face à la difficulté de l'aveu, qu'elle sombre progressivement dans la folie,faute de pouvoir dominer la situation....
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Lecture Analytique De L'utopie De Thomas More
conséquences du travail réduit à 6 heures : «pénurie d'objets de première nécessité» (l.21). L'objection paraît debon sens ce qui montre d'ailleurs que tout a été pensé. La pertinence de l'hypothèse est accentuée par l'utilisationd'une question rhétorique. Le locuteur tient compte de l'opinion du lecteur. Cette objection lui permet tout d'abordd'expliquer le fonctionnement de ce système. b). Réfutation Il balaie l'objection d'une formule définitive qui introduit une véritable opposition : «Bien...
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POÈME DE VERLAINE : « CLAIR DE LUNE »
CLAIR DE LUNE CLAIR DE LUNE Votre âme est un paysage choisi Que vont charmant masques et bergamasques Jouant du luth et dansant et quasi Tristes sous leurs déguisements fantasques. Tout en chantant sur le mode mineur L'amour vainqueur et la vie opportune, Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur Et leur cfianson se mêle au clair de lune, Au calme clair de lune triste et beau, Qui fait rêver les oiseaux dans les arbr...
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Lorenzaccio: Acte I, scène 4 (Musset)
Chez George Sand, la scène était placée à l'ouverture : Musset l'a déplacée de façon à présenter Lorenzo après uncertain nombre d'informations reçues par le public — ou le lecteur. En vérité, la scène de l'épée va épaissir lemystère du personnage au lieu de dévoiler sa vérité. D'un point de vue dramatique, la scène se présente comme le comble de la déchéance pour Lorenzo qui sera l'objetdu mépris, non seulement des acteurs de cette scène 4, mais aussi, plus tard, de sa mère, de son oncle B...
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Hernani: Acte I, scène 1 (Hugo)
DONA JOSEFA : — Vous ! DON CARLOS : — Moi. DONA JOSEFA : — Pourquoi ? DON CARLOS : — Pour rien. DOR A JOSEFA : - Moi vous cacher ! DON CARLOS : - Ici. DONA JOSEFA : - Jamais. DON CARLOS, tirant de sa ceinture un poignard et une bourse : — Daignez, madame, Choisir de cette bourse ou bien de cette lame. DO5TA JOSEFA, prenant la bourse : — Vous êtes donc le diable ? DON CARLOS : - Oui, duègne. DO -NA JOSEFA, ouvrant une armoire étroite dans le mur : — Entrez ici. DON CARLOS, examinant l'...
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Michel Lioure, évoquant les différentes formes du drame (drames bourgeois, romantique, symboliste...), écrit : « Par la plasticité de sa forme, l'actualité de ses sujets, et la diversité de son style, le drame a été [...] le théâtre des temps modernes. » En vous limitant au drame romantique, vous expliquerez et commenterez cette opinion.
crois qu'on devrait diminuer à l'avenir l'action matérielle et ses puérilités pour tout donner à l'actionspiritualiste... » Théâtre débordant de vie (Ruy Blas par exemple) ou «théâtre plus riche d'idées ou d'idéal que de réalité et devie », disait un critique à propos de Chatterton. L'actualité des sujets Dès 1813, Mme de Staël réclamait dans De l'Allemagne un théâtre nouveau, en rapport avec un public quivenait de vivre les convulsions de l'histoire révolutionnaire et impériale. De...
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Annie ERNAUX, La Place. Commentaire composé
complémentaires et jouent le même rôle dans ce passage. La narratrice comprend enfin qu'elle se situe entre les deux générations extrêmes, représentées par le fils et le père,qu'elle associe. En effet, elle couche l'enfant, après avoir couché le père : je l'ai recouché... j'ai couché l'enfant. Vie et mort se rejoignent autour du thème du lit, qui revient sans cesse dans l'extrait : au bord du lit, sur le lit, devant les lits, sur son lit... Les deux femmes, la narratrice et sa mère, sont seul...
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Les personnages des Fourberies de Scapin de Molière
Acte III Scapin et Silvestre réunissent Hyacinte etZerbinette, « Égyptienne » désintéressée quisouhaite épouser honnêtement Léandre. Scapinrassure les jeunes filles, inquiètes de l'oppositiondes deux vieillards (scène 1). Il annonce àGéronte que des hommes le cherchent parcequ'il encourage Argante à faire rompre lemariage d'Octave: prétendant l'aider, il ledissimule dans un sac, puis contrefait plusieurssoldats qui s'attaquent à lui, alors que c'est luiqui, en fait, roue de cou...
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ACTE I, SCÈNE 4 des Fourberies de Scapin de Molière
- la longue série de répliques très courtes où Scapincontredit systématiquement Argante qui veut fairerompre le mariage ou déshériter son fils. Il est facile de voir que seule la troisième séquencepermet directement à l'action de progresser: l'histoiredu mariage forcé, confirmée par Silvestre (« Oui,Monsieur »), est acceptée par Argente. DésormaisArgante a renoncé à ce qu'il se promettait en entranten scène : Octave ne risque plus d'être mis « en lieude sûreté », ni Silvestre d'être « r...
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Emile Zola: Chapitre II - La Curée
De plus, leur échange s'inscrit dans une progression dramatique qui n'a pas besoin d'être exprimée par lanarration. Ainsi le changement de nom d'Aristide se fait à travers les répliques de la deuxième partie du texte :« Veux-tu t'appeler Sicardot, du nom de ta femme?» [...] — J'aimerais mieux Sicard tout court, reprit l'autreaprès un silence. » La narration se fait commentaire de cette progression (« il rêva un instant encore, puis d'unair triomphant»), ou y ajoute des éléments autres (« E...
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L'inondation, Emile Zola: La Garonne est en crue: une famille de paysans est assiégée par les eaux.
Zola, écrivain du peuple, décrit les conséquences terribles de cette catastrophe. Le bilan est très lourd : « Lesrécoltes perdues, le bétail noyé, la fortune changée en quelques heures ! » L'ampleur des dégâts est aussi perceptible grâce aux rythmes ternaires, que l'on remarque dans l'énumération de ces conséquences, et qui répondent aux promesses du début de journée, promesses « de ces prairies, de ces blés, de ces vignes». Cesrythmes ternaires illustrent le « ronflement d...
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Blaise CENDRARS, La prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France.
[1.2. Régularité et irrégularité des vers et du voyage] Les blancs dessinent, en marge de ce « mini-refrain », deux strophes séparées par ce vers de transition et d'inégalelongueur (l'une comporte 12 vers; l'autre, plus longue, en compte 18). Il semble que l'auteur ait voulu donnerl'impression d'un temps irrégulier qui va s'allongeant ou se rétrécissant «comme (cet) accordéon)) mentionné au vers20. En effet, ces strophes comportent des vers tout à fait libres, dont certains ne sont cons...
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La tirade du Roi (Le Roi se meurt de Ionesco): "Bonjour, Marie... Va donc les nettoyer"
son Virgile travesti, franche caricature sans malice. Ici, l'enjeu est grave et le ton semble «à côté», grimace du langage tragique. Ionesco lui-même, qui se méfiait de toute sentimentalité, conseillait aux acteurs d'accentuer cettediscordance qui intensifie le tragique: «Sur un texte burlesque, un jeu dramatique. Sur un texte dramatique, un jeu burlesque.» Il faut imaginer cette scène jouée avec les jeux de scène parfois clownesques qui démentent ironiquement lepathétique de ce roi e...
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« Le bord de la mer », livre III, XV, Victor Hugo
LA JUSTICEDe moi, prêtresse, il fait une prostituée. LES OISEAUXIl a retiré l'air des cieux et nous fuyons. LA LIBERTÉJe m'enfuis avec eux - ô terre sans rayons,Grèce, adieu ! UN VOLEURCe tyran, nous l'aimons. Car ce maîtreQue respecte le juge et qu'admire le prêtre,Qu'on accueille partout de cris encourageants,Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens. LE SERMENTDieux puissants ! à jamais, fermez toutes les bouches !La confiance est morte au fond des cœurs farouches.Homme, tu mens ! Solei...
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Les yeux noirs - Alphonse Daudet - Le Petit Chose (commentaire)
deux fois chaque jour qu'il peut la voir suffisamment pour savoir qu'elle coud « sans relâche ». Enfin, c'estgrâce au regard que la description disparaît au profit d'un dialogue imaginaire : « le regard aidant, nousnous parlions, — sans nous parler.» C'est la mention de l'échange muet des regards qui justifie l'apparitiondes pensées sous forme de paroles rapportées au discours direct et qui permet de comprendre que cespropos ne sont pas prononcés à haute voix, mais restituent dans l'esprit du...
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L'écrivain Michel Leiris, dans la préface de son autobiographie L'Âge d'homme, écrit qu'il essaie de trouver dans le lecteur « moins un juge qu'un complice».
Pensez-vous que Rousseau cherche à établir, dans les quatre premiers livres des Confessions, le même type de relation avec son lecteur ?
tout cas ce type de rapports que voudrait créer l'écrivain : « À mesure qu'avançant dans ma vie le lecteurprendra connaissance de mon humeur, il sentira tout cela sans que je m'appesantisse à le lui dire.» Enfin, ce lecteur se sentira forcément complice parce que c'est une image de ses propres défauts qu'ildécouvre dans le texte, et excuser l'auteur, c'est un peu s'excuser soi-même. Dans combien de petitsmensonges évoqués par Rousseau, d'omissions, se reconnaîtra-t-il ? En ne lai...
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Un critique contemporain écrit : « Les Confessions n'ont pas seu-lement pour fonction d'être une justification et un témoignage : pour un Rousseau meurtri, elles sont [...] une consolation, une chanson qui berce la misère humaine».
Vous direz dans quelle mesure cette phrase peut servir de définition aux quatre premiers livres des Confessions.
l'extrême, de cette sorte, représente d'une certaine façon tous les malheurs, et chacun cherchera sa propreexpérience derrière celle de l'auteur. Toutes les expériences sont relatées, depuis l'éducation scolaire chez lesLambercier aux voyages, aux errances, sans un sou en poche; en passant par la mise en apprentissage, à proposduquel Rousseau confie : «Je ne finirais pas ces détails si je voulais suivre toutes les routes par lesquelles, durant mon apprentissage, je passai de la subli...
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Louis Jouvet, acteur, régisseur, metteur en scène et directeur de théâtre (1887-1951), qui a étroitement collaboré avec Jean Giraudoux et a créé Électre le 13 mai 1937, affirmait : « Le théâtre est d'abord un beau langage.»
Dans quelle mesure, selon vous, cette formule peut-elle s'appliquer à l'Électre de Giraudoux ?
des messagers ou des confidents du théâtre classique, car il est mi-homme, mi-dieu : il dialogue avec les hommes,mais prévoit aussi l'avenir, voit dans le passé, et semble non seulement alimenter la progression dramatique, maisaussi la commenter, en intervenant notamment à la fin de chaque acte, et donc de la pièce. C'est dire que l'actionn'est pas niée dans Électre, mais n'est pas directement livrée au regard du spectateur, et lui permet de garder la distance réflexive favorisée par la médi...