417 résultats pour "veux"
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Le Corricolo
Le bon Dieu regarda par cette meme fenetre ou notre grand poete Beranger le vit, et il apercut une foule
immense qui se pressait du cote de la porte du paradis; tout le reste du ciel etait vide, a l'exception d'un petit
coin ou causaient les trois prophetes.
Non pas, non pas; je prie au contraire tout le monde de m'attendre ici. Si nous ne nous entendions pas, ce serait a recommencer. Nous attendrons, dirent la Madone et le Christ. C'est bien, dit saint Joseph. Et, precede du Saint-Esprit, il alla retrouver le bon Dieu. Seigneur, dit le Saint-Esprit entrant le premier, voici saint Joseph. Ah! c'est bien heureux! dit le bon Dieu. Je vous avais prevenu, repondit saint Joseph. Mauvaise tete! Ecoutez, on est saint ou on ne l'est pas; si on est s...
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C. L'OPINION ET LA SCIENCE
1. CÉCITÉ DE L'OPINION
[SOCRATE-GLAUCON]
— S. Hé
180 PLATON PAR LUI-MÊME 2. L'OPINION CORRECTE, INTERMÉDIAIRE ENTRE LE SAVOIR ET L'IGNORANCE [DIOTIME-SOCRA TE] - D. Estimes-tu par hasard que ce qui n'est pas beau soit nécessairement laid? -S. Bien sûr! - D. Et tu penses que ce qui n'est pas savant est ignorant? Tu ne t'es donc pas aperçu qu'entre science et ignorance il existe un intermédiaire ? -S. Et quel est-il? - D. Avoir des opinions correctes sans être capable...
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Existe-t-il des violences légitimes ?
On trouve cette formule énigmatique au septième chapitre du premierlivre du « Contrat social ». Rousseau affirme que celui qui refuse d'obéiraux lois peut y être contraint par le corps social, mais il ajoute quecette contrainte sert en fait la liberté de celui qui y est soumis. Ceparadoxe met en évidence la tension qui existe entre notre existenced'individu et notre existence de citoyen, et interroge sur la conciliationde l'obéissance civique avec la liberté.Rousseau partage avec les part...
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en politique qu'en amour...
- Sire..., murmura Marguerite confuse.
Et ton sein délicieux, Ton front, talèvre jumelle ? En veux-tu baiserPluton, Là-bas, aprèsqueCaron T’aura miseensanacelle ? Après tondernier trépas, Belle, tun’auras là-bas Qu’une bouchette blêmie ; Et quand, mort,jete verrai, Aux ombres jen’avouerai Que jadis tufus ma mie. Doncques, tandisquetuvis, Change, maîtresse, d’avis, Et ne m’épargne tabouche ; Car aujour oùtumourras, Lors tuterepentiras De m’avoir étéfarouche.Marguerite écoutacettechanson ensouriant avecmélancolie ; puis,lorsque lavoix...
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Berkeley, 3e dialogue entre Hylas et Philonous, Oeuvres, Aubier, t. II, traduction Leroy
main avec elle, une sensation tactile, la douleur même que j'éprouve après le choc, un état de conscience.Aucune chose matérielle n'existe énigmatiquement au-delà de mes perceptions. La seule réalité des chosesc'est d'être perçues : « Esse est percipi ». Je n'ai plus le droit de dire que j'ai une ou plusieurs idées de laporte. Il vaut mieux dire que la porte est un ensemble d'idées et n'est que cela. b) Explication détaillée du texte Hylas rappelle d'abord que Philonous l'accuse de septicism...
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CALIGULA
Mais il faut savoir où la poser.
CSESONIA,dressée devant luietsuppliante . Il yale bon etlemauvais, cequi est grand etce qui est bas, lejuste etl'injuste. Jetejure quetout cela nechangera pas. CALIGULA,de même . Ma volonté estdelechanger. Jeferai àce siècle ledon del'égalité. Etlorsque toutsera aplani, l'impossible enfinsurterre, lalune dans mesmains, alors,peut-être, moi-mêmejeserai transformé etle monde avecmoi,alors enfin leshommes nemourront pasetils seront heureux. CAESONIA,dans uncri . Tu nepourras pasnier l...
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ce qui doit servir de règle quand nous disions que toutes nos lois devaient se régler sur une chose unique, correctement nommée : vertu, nous en convenions.
DU DIALOGUE A LA DIALECTIQUE 141 que je veux dire, il est bien facile de le mettre en évidence. Distribuons entre nous la demande et la réponse. -C. De nouveau, qu'entends-tu par là ? - É. Demande-moi pourquoi, tout en les qualifiant toutes les deux identiquement de vertu, nous les dis tinguons cependant en appelant 1 'une, courage et l'autre, sagesse. Car je t'en dirai la raison : c'est que l'une, le courage, concerne la c...
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Collodi, les Aventures de Pinocchio (extrait).
— Parce que je trouve ça fatigant, de travailler. — Mon enfant, dit la fée, les gens qui parlent comme toi finissent presque toujours soit en prison soit à l’hospice. Dis-toi bien que chaque homme, qu’il naisse riche ou pauvre, est obligé de faire quelque chose ici-bas, d’avoir une occupation, un travail. Malheur à ceux qui se laissent gagner par l’oisiveté ! L’oisiveté est une maladie tout à fait pernicieuse, et c’est tout de suite, dès l’enfance, qu’il faut s’en guérir ; sinon, quand on est gr...
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Han d'Islande
--En honneur, vieillard, dit Ordener à Spiagudry, je commençais à croire que c'étaient les cadavres logés dans
cet édifice qui étaient chargés d'en ouvrir la porte.
Oh! s'écria le pauvre concierge, grâce, ce n'est pas moi! Si vous saviez!.... Et il s'arrêta, car il se rappela ces mots du petit homme: Sois fidèle et muet. Avez-vous vu quelqu'un sortir par cette ouverture? demanda-t-il d'une voix éteinte. Oui. Est-ce ton complice? Non, c'est le coupable, le seul coupable! j'en, jure par toutes les réprobations infernales, par toutes les bénédictions célestes, par ce corps même si indignement profané!Et il s'était prosterné sur la pierre devant Ordener. T...
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La dame de Monsoreau v.
Qu'y a-t-il donc? demanda celui-ci. Il y a que M. d'Anjou et le roi se dechirent en ce moment, et que, comme ce doit etre un superbe spectacle, j'y cours pour n'en rien perdre. Vous, profitez de la bagarre, non pas pour fuir, le roi vous rejoindrait toujours, mais pour mettre en lieu de surete ce beau page que je vous donne; est-ce possible? Oui, pardieu! et d'ailleurs, si cela ne l'etait pas, il faudrait bien que cela le devint, mais heureusement j'ai fait le malade, je garde la chambre. En...
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Ah ! ceci est trop, Cassius, et je n'ai pas mérité
CALIGULA À la mort, voyons. Tuasdonné tavie pour lamienne. Moi,jeme sens mieux maintenant. Jen'ai même plus cetaffreux goûtdesang dans labouche. Tum'as guéri. Es-tuheureux, Cassius,depouvoir donnerta vie pour unautre, quandcetautre s'appelle Caligula ? Mevoilà prêtdenouveau pourtoutes lesfêtes. Onentraîne letroisième patricienquirésiste ethurle. TROISIÈMEPATRICIEN Je neveux pas.Mais c'est uneplaisanterie. CALIGULA,rêveur, entreleshurlements . Bientôt, lesroutes surlamer seront couv...
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Vecheu
De venir oui, oui, oui, De venir non, non, non, De venir troubler mon plaisir. Si je meurs, je veux qu'on m'enterre Dans une cav', où y a du bon vin, Dans une cav' oui, oui, oui, Dans une cav' non, non, non, Dans une cav', où y a du bon vin. Les deux pieds contre la muraille Et la tête sous le robinet, Et la tête oui, oui, oui, Et la tête non, non, non, Et la tête sous le robinet. Et les quatre plus grand ivrognes, Porteront les quatr' coins du drap, Porteront oui,...
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Modérato Cantabile
dame. — Tu vas le dire tout de suite, hurla la dame. L'enfant ne témoigna aucune surprise. Il ne répondit toujours pas. Alors la dame frappa une troisième fois sur le clavier, mais si fort que le crayon se cassa. Tout à côté des mains de l'enfant. Celles-ci étaient à peine écloses, rondes, laiteuses encore. Fermées sur elles-mêmes, elles ne bougèrent pas. — C'est un enfant difficile, osa dire Anne Dessbaresdes, non sans une certaine timidité. L'enfant tourna la tête vers cette voix,...
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Définition:
ARTIFICIELLEMENT, adverbe.
veux alors, si je puis dire forcer la vie, la susciter fut-ce artificiellement, et lorsque je ne suis pas spontan?ment tout habit? par l'?motion ? sans laquelle je me sens int?rieurement mort ? il m'arrive de chercher ? la d?clencher ? tout prix;... CHARLES DU BOS, Journal, 1926, page 104. ? 4.... il lui fallait bien s'avouer qu'? partir de la rupture de janvier 1926, elle avait perp?tu? ce pass? artificiellement ? ? force de volont? et d'imagination ?. SIMONE DE BEAUVOIR, M?moires d'une j...
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> Extrait de l'Antigone de Sophocle
CRÉON. -Oui, mais sache bien, toi, que ces volontés si -dures sont celles justement qui sont aussi le plus vite brisées. Il en est pour elles comme pour le fer, qui, longue ment passé au feu, cuit et recuit, se fend et éclate encore plus aisément. Ne voit-on pas un simple bout de frein se ren,dre maître d'un cheval emporté? Non, on n'a pas le droit de faire le fier, lorsque l'on est aux mains des autres. Cette fille a d...
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Peut-on ne pas faire de politique ?
a) Le politique étant ce qui relève du public, le non-politique est ce qui doit relever du privé. Ne pas faire de politique, c'estpenser d'abord à son propre intérêt. Cependant, l'intérêt privé ne peutêtre séparé de l'intérêt de tous que du fait d'une conception étriquée del'idée d'intérêt. Je suis obligé de prendre en compte l'intérêt de l'autre sije veux satisfaire durablement mon intérêt. Par exemple, si je veux ceque mon voisin possède, et que, ne me souciant guère de ce qu'il peutlu...
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Seconde Surprise de l'amour (la) de Marivaux (résumé et analyse de l'oeuvre)
trompeuses : la Seconde Surprise était reçue dès janvier 1727 , avant l'Île de la raison, lue en août et montée en sep temb re. La Seconde Surprise ne fut ni un échec ni un triomphe (14 représenta tions), mais ne quitta pas le répertoire durant tout le siècle (234 représenta tions jusqu'en 1809) . Dès 1759, un cri tique note qu'elle «est, de toutes les pièces de cet écrivain, celle qui reparaît le plus souvent au Théâtre [-Français] ». Mais elle...
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Introduction à la notion de LANGAGE
l'exigence la plus haute, et qui seule peut fonder toutes les autres: l'exigence de vérité. Nous essayerons donc ici de proposer quelques repères et de réunir quelques éléments de réflexion nécessaires à une interrogation sur la notion de liberté. LIBERTÉ ET CONTRAINTE Qu'est-ce que la liberté? La définition la plus générale et la plus immédiate qu'on peut en donner est sans doute l'absence de contrainte. Est libre ce qui ne...
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certains cas de ce genre que ce ne soit pas seulement la forme elle-même qui mérite à jamais le nom qu'elle porte, mais encore quelque chose d'autre qui, sans être cette forme, en possède le caractère tant qu'elle existe.
240 PLATON PAR LUI-MÊME très vrai.- S. Veux-tu que, si nous en sommes capa bles, nous déterminions quelles elles sont? - S. Ne faut-il pas que ce soit celles qui forcent l'objet qu'elles viennent à occuper à avoir non seulement le caractère qui leur est propre, mais également celui d'un contraire ayant toujours un contraire. - C. Comment l'entends-tu? - S. Comme nous l'avons dit tout à l'heure. Tu n'ignores pas que tout ce qu'invest...
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Polyeucte (Racine) - Scène II - Acte II
Et voyez qu'un devoir moins ferme et moins sincère N'aurait pas mérité l'amour du grand Sévère. Sévère. Ah ! Madame, excusez une aveugle douleur, Qui ne connaît plus rien que l'excès du malheur : Je nommais inconstance, et prenais pour un crime De ce juste devoir l'effort le plus sublime. De grâce, montrez moins à mes sens désolés La grandeur de ma perte et ce que vous valez ; Et cachant par pitié cette vertu si rare, Qui redouble mes feux lorsqu'elle nous sépare, Faites v...
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Rousseau - Les Confessions : « On dirait que mon coeur et mon esprit n'appartiennent pas au même individu » - Autoportrait
: toutes les décorations sont entremêlées ; on voit de toutes parts un tiraillement qui fait peine ; on croit que tout va renverser. Cependant peu à peu tout s'arrange, rien ne manque, et l'on est tout surpris de voir succéder à ce long tumulte un spectacle ravissant. Cette manœuvre est à peu près celle qu i se fait dans mon cerveau quand je veux écrire. Si j'avais su, premi èrement attendre, et puis rendre dans leur beauté les...
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Un noyau dramaturgique : Dom Juan-Sganarelle
témoigner de son matérialisme : c'est le refus du surnaturel qui l'amène à voir dans le commandeur simplement un ennemi mort : «Et pourquoi craindre? Ne l'ai-je pas bien tué?» (acte 1, scène 2), qui le conduit à nier tout d'abord la réalité de l'apparition : «Viens, maraud, viens, je te veux bien faire toucher au doigt ta poltronnerie» (acte Ill, scène 5). à en rechercher ensuite des explications matérielles : «c'est une bagatelle...
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Définition et usage du mot:
BÊTISE, substantif féminin.
a) Tenir des propos badins. b) Par extension. Dire des grivoiseries?: ? 5. ? Vous la connaissez aussi cette femme? ? Depuis cette nuit seulement. ? Il y eut un oh! g?n?ral, et l'abb? demanda si l'on allait entendre des b?tises. JEAN RICHEPIN, La Glu, 1881, page 28. 2. [Dans le domaine de l'action] Faire des b?tises. Se conduire de fa?on peu sage. a) [En parlant d'un enfant] Un enfant qui ne cesse de faire des b?tises (Dictionnaire alphab?tique et analogique de la langue fran?aise (PAUL...
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champ l'effet d'une explosion.
dessein decaptiver lanièce d’unange… Maisnon ! ilest mon amietjene veux pasdévoiler ses vices. MissWardle, adieu ! » En terminant cediscours, leplus suivi qu’on luieût jamais entendu proférer, M. Jingleappliqua sur ses yeux lereste dumouchoir dontnous avons déjàparlé, etse dirigea verslaporte. « Arrêtez, monsieurJingle,ditavec force latante demoiselle. Vousavezfaitune allusion à M. Tupman ; expliquez-la. – Jamais ! s’écriaM. Jingle d’unairthéâtral, jamais ! » Et, pour montrer qu’ilnevoulait pasê...
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Han d'Islande
--Je crois que, lorsque nous aurons compté la quatrième année depuis son départ, nous serons aussi près de
son retour qu'aujourd'hui.
Noble, ma fille! quel sens donnez-vous à ce mot? J'ai fait des nobles qui ont été bien vils. Je ne veux point dire, seigneur, qu'il soit noble de la noblesse qui se donne. Est-ce donc que vous savez qu'il descend d'un jarl ou d'un hersa? [Footnote: Les anciens seigneurs en Norvège, avant que Griffenfeld fondât une noblesse régulière, portaient les titres de hersa (baron), ou jarl (comte). C'est de ce dernier mot qu'est formé le mot anglais earl (comte).] Je l'ignore comme vous, mon père. Il...
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Définition - Vocabulaire:
ANNIHILANT, -ANTE, participe présent et adjectif.
ANNIHILER, verbe transitif. I.? Emploi transitif. A.? DROIT. [L'objet d?signe un acte, une donation, un testament, une loi] Rendre de nul effet. Synonyme?: abroger?: ? 1. Lorsque la l?gislation des douze-tables, tomb?e trop t?t en d?saccord avec les moeurs, se trouva, sinon abrog?e, du moins presque annihil?e par le droit pr?torien, la jurisprudence dut acqu?rir une plus grande complication en perdant de sa r?gularit?. AUGUSTIN COURNOT, Essai sur les fondements de nos connaissances et...
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Les Index Noires
Soit, Harry !
bien, Jack, dussé-je y risquer ma vie, je le découvrirai ! » Harry avait parlé avec une conviction qui ébranla sérieusement son camarade. Jack Ryan sentait bien qu'Harry avait raison, \24 au moins pour le passé. Que ces faits extraordinaires eussent une cause naturelle ou surnaturelle, ils n'en étaient pas moins patents. Cependant, le brave garçon ne renonçait pas à sa manière d'expliquer ces événements. Mais, comprenant qu'Harry n'admettrait jamais l'intervention d'un génie mystérieux, il se ra...
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Gil Blas et le Fripier (LE SAGE. Gil Blas, I, 15)
Puis, le fripier sent que ce jeune homme naïf et honnête sera d'autant plus aisé à duper qu'il éprouvera plus deconfiance; il entame son propre éloge, aux dépens de ses confrères (qui, à l'occasion, le lui rendent bien). Son petitdiscours est composé de formules qui lui ont servi plus d'une fois; il le récite par cœur, en vrai charlatan, et avecune telle volubilité qu'il s'embrouille dans la dernière phrase : « Je me contente de la livre pour sou... je veux dire dusou pour livre! » Rien de plus...
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Marivaux, le Jeu de l'amour et du hasard (extrait).
SILVIA , à part. — Mais, en vérité, voilà un garçon qui me surprend, malgré que j'en aie (Haut.) Dis-moi, qui es-tu, toi qui me parles ainsi ? DORANTE . — Le fils d'honnêtes gens qui n'étaient pas riches. SILVIA . — Va, je te souhaite de bon cœur une meilleure situation que la tienne, et je voudrais pouvoir y contribuer ; la fortune a tort avec toi. DORANTE . — Ma foi, l'amour a plus tort qu'elle ; j'aimerais mieux qu'il me fût permis de te demander ton cœur, que d'avoir tous les biens du...
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Eugenie Grandet
son cousin, et parvint enfin a comprendre, apres quelques fautes de calcul, qu'elle possedait environ cinq mille
huit cents francs en valeurs reelles, qui, conventionnellement, pouvaient se vendre pres de deux mille ecus.
Charles put enfin exprimer ses sentiments. Oui, Eugenie, j'aurais l'ame bien petite, si je n'acceptais pas. Cependant, rien pour rien, confiance pour confiance. Que voulez-vous, dit-elle effrayee. Ecoutez, ma chere cousine, j'ai la ... Il s'interrompit pour montrer sur la commode une caisse carree enveloppee d'un surtout de cuir. La, voyez-vous, une chose qui m'est aussi precieuse que la vie. Cette boite est un present de ma mere. Depuis ce matin je pensais que, si elle pouvait sortir de sa...
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La Curée
Elle revint, amena Rozan.
Mais il se défendit, avec des sourires; et il tirait ses manchettes qui remontaient. Il vint s'asseoir, près de la porte, sur une causeuse où Saccard l'appelait du geste. \24 Venez là, je ne veux pas vous confesser, que diable!... Aux affaires sérieuses, maintenant, mon bon. J'ai eu, ce soir, une longue conversation avec ma femme... Tout est conclu. \24 Elle consent à céder sa part? demanda Larsonneau. \24 Oui, mais ça n'a pas été sans peine... Les femmes sont d'un entêtement! Vous savez...
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Dom juan acte 1 scène 2
beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu’on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l’innocente pudeur d’une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu’elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur » (l.145-151). L’amour est pour le libertin une façon d’assouvir un besoin de puissance et de domination. Rappelons que l’aristocratie a perdu après la fronde...
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Le Rouge et Le Noir
J'espère, Monsieur le marquis, ne pas m'écarter du profond respect que je vous dois en vous suppliant de me
permettre un mot.
L'idée la plus utile aux tyrans est celle de Dieu, lui avait dit Vane... Nous supprimons le reste du système comme cynique. A son retour: \24Quelle idée amusante m'apportez-vous d'Angleterre? lui dit M. de La Mole... Il se taisait. \24Quelle idée apportez-vous, amusante ou non? reprit le marquis vivement. \24Primo, dit Julien, l'Anglais le plus sage est fou une heure par jour; il est visité par le démon au suicide, qui est le dieu du pays. 2¨ L'esprit et le génie perdent vingt-cinq pour cent de...
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Chapitre
XXXV
Lee aida Adam et les jumeaux à emménager à Salinas, ce qui revient à dire qu'il fit tout
le travail.
pas crus. Jene représente rienpour eux.Peut-être penseront-ils àmoi quelquefois sans rien dire. Jene veux pasqu’ils soient tristes. J’espère nepas avoir l’âme assezmesquine pour souhaiter laisserunvide. (Ilposa unepièce decinquante cents sur latable, devant Adam.) Lorsqu’ils irontaubasket-ball, cesoir, donnez-leur cecidema part, etdites-leur de s’acheter dessaucisses. Peut-êtremoncadeau d’adieu leuroccasionnera-t-il un embarras gastrique. » Adam regarda lelong panier queLeeavait apporté danslesa...
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Le Docteur Pascal
Il s'etait assis de nouveau devant sa table, il ecrivit simplement: "Je t'attends, pars ce soir.
un cerveau autrefois si solide, l'avait averti d'un danger sourd et imminent. --Ne vouliez-vous pas envoyer cette depeche tout de suite? --Oui, oui! allez vite, mon bon Ramond, et je vous attends apres-demain. Elle sera ici, je veux que vous accouriez nous embrasser. La journee fut longue. Et, cette nuit-la, vers quatre heures, comme Pascal venait enfin de s'endormir, apres une insomnie heureuse d'espoirs et de reves, il fut reveille brutalement par une crise effroyable. Il lui sembla qu'un poid...
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La Terre
Des qu'il fut seul, Buteau, mecontent de cette apres-midi perdue, ota sa veste et se mit a battre, dans le coin
pave de la cour; car il avait besoin d'un sac de ble.
Qu'est-ce que tu viens faire ici, toi? Mais Lise, justement, descendait au-devant de Fouan et des Delhomme. Elle s'approcha avec eux, elle s'ecria de son air gai: Tiens! c'est vrai, je ne t'ai pas conte... Je l'ai deja vu ce matin, et je l'ai invite pour ce soir. La face enflammee de son mari devint si terrible, qu'elle ajouta, voulant s'excuser: J'ai idee, pere Fouan, qu'il a une demande a vous faire. Quelle demande? dit le vieux. Jean rougissait, et il balbutia, tres contrarie que la chose...
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Contes de la bécasse
l'amour vrai, le grand amour, ne pouvait
chaises !" on se mettait à tortiller la paille, face à face ou côte à côte. Quand l'enfant allait trop loin ou tentait d'entrer en relation avec quelque galopin du village, la voix colère du père la rappelait : "Veux-tu bien revenir ici, crapule !" C'étaient les seuls mots de tendresse qu'elle entendait. "Quand elle devint plus grande, on l'envoya faire la récolte des fonds de sièges avariés. Alors elle ébaucha quelques connaissances de place en place avec les gamins ; mais c'étaient alor...
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Le Docteur Pascal
impuissant.
De nouveau, Clotilde protestait, se desesperait. --Mais comment aurais-je pu savoir?... J'ai obei, j'ai mis toute ma tendresse dans mon obeissance. --Ah! cria encore Martine, il me semble que j'aurais devine, moi! Ramond intervint, parla doucement. Il avait repris les mains de son amie, il lui expliqua que le chagrin avait pu hater l'issue fatale, mais que le maitre etait malheureusement condamne depuis quelque temps. La maladie de coeur dont il souffrait devait dater d'assez loin deja: beaucoup...
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Le Mauvais Genie
Son nouveau maitre le fit aller a l'ecole; Julien avait de la memoire, de la facilite, de l'intelligence et de la
bonne volonte; il apprit en moins d'un an a lire, a ecrire, le calcul, les premiers elements de toutes les choses
que M.
M. GEORGEY.Reprendre rien, du tout rien. Ou il est Fridric? MADAME BONARD.Il bat le ble dans la grange. M. GEORGEY.Tres bon, tres bon. Je voulais lui vitement. Vous appeler Fridric. Mme Bonard, qui avait reellement confiance en M. Georgey, se depecha d'aller chercher Frederic et l'amena dans la salle. M. GEORGEY.Fridric, il y avait deux annees toi pas heureuse, M. Bonarde pas heureuse, Madme Bonarde pas heureuse. Moi voulais pas. Moi voulais tous heureuse. Toi venir avec moi, toi prendre lo...
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La Terre
Francoise joignit les mains, suppliante.
Sauvez notre vache, notre vieille vache qui nous donne de si bon lait, depuis des annees et des annees... Sauvez-la, monsieur Patoir... Mais, entendons-nous bien, je vas etre force de decouper le veau. Ah! le veau, on s'en fout, du veau!... Sauvez notre vache, monsieur Patoir, sauvez-la! Alors, le veterinaire, qui avait apporte un grand tablier bleu, se fit preter un pantalon de toile; et, s'etant mis tout nu dans un coin, derriere la Rougette, il enfila simplement le pantalon, puis attacha l...
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Les Cinq Cents Millions de la Begum
automatiquement jusqu'au ras du parquet.
Comment donc s'était produit cet effroyable accident ? Marcel le devina sans peine, lorsqu'il eut remarqué que les fragments d'obus, épars sur le plancher, n'étaient autres que de petits morceaux de verre. Or, l'enveloppe intérieure, qui contenait l'acide carbonique liquide dans les projectiles asphyxiants de Herr Schultze, vu la pression formidable qu'elle avait à supporter, était faite de ce verre trempé, qui a dix ou douze fois la résistance du verre ordinaire ; mais un des défauts de ce prod...
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Dissertation Bourdieu
Tout d'abord, dans Le métier de sociologue (1968), P. Bourdieu insiste sur le fait que le sociologue doit faire une rupture avec le sens commun, c'est-à-dire que il doit faire une séparation entre l'opinion des agents et le discours scientifique. En effet, la sociologue se soit d'écarter les prénotions. Cette idée est empruntée à Durkheim. Le sociologue ne doit pas tenir compte des préjugés qui peuvent fausser l'analyse des faits sociaux. Afin d'y procéder, le sociologue se doit d'utiliser de...
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Brecht, Mère courage et ses enfants (extrait).
Je ne suis pas pareille à toutes les autres. (Pas une simple fille de ferme ! J’ai de l’allure et des talents, j’ai de l’ambition !) Je ne mangeais pas de tout, j’avais ma délicatesse, Je prétendais marcher la tête haute. (Tout ou rien. Le premier venu, jamais. Comme on fait son lit on se couche. Personne ne me fera la loi). Le pinson dans la cour Siffle : cause toujours ! Avant que l’année soit écoulée Tu marcheras avec la clique Tu joueras sur ton petit clairon, Mets-toi dans le ton. Une deux,...
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La Conquete De Plassans
--Pardi!
recevoir Dieu chez elle, pour elle seule. Rose, qui recevait ses confidences, s'ingéniait pour lui procurer de l'argent. Cette année-là, elle fit disparaître les plus beaux fruits du jardin et les vendit; elle débarrassa également le grenier d'un tas de vieux meubles, si bien qu'elle finit par réunir une somme de trois cents francs, qu'elle remit triomphalement à Marthe. Celle-ci embrassa la vieille cuisinière. Ah! que tu es bonne! dit-elle en la tutoyant. Tu es sûre au moins qu'il n'a rien vu?...
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Les Index Noires
Années ?
disques électriques; mais, dans l'obscurité, son regard possédait une extraordinaire acuité, et sa pupille, largement dilatée, lui permettait de voir au milieu des plus profondes ténèbres. Il fut aussi constant que son cerveau n'avait jamais reçu les impressions du monde extérieur, que nul autre horizon que celui de la houillère ne s'était développé à ses yeux, que l'humanité tout entière avait tenu pour elle dans cette sombre crypte. Savait-elle, cette pauvre fille, qu'il y eût un soleil et des...
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La Conquete De Plassans
--Ma chère, dit un jour madame de Condamin à Marthe, il m'a grondée hier.
avait le premier usé de ce chemin, le fils Delangre, le juge de paix, indistinctement, y vinrent causer avec l'abbé Faujas. Parfois, pendant toute une après-midi, les petites portes des deux jardins, ainsi que la porte charretière de la sous-préfecture, restaient grandes ouvertes. L'abbé était là, au fond de ce cul-de-sac, appuyé au mur, souriant, donnant des poignées de main aux personnes des deux sociétés qui voulaient bien le venir saluer. Mais M. Péqueur des Saulaies affectait de ne pas voul...
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Promenades autour d'un village
Mais laissons les discussions littéraires.
J'ai eu bien du mal depuis que nous ne nous sommes vus, me dit-il. Je ne sais pas, si vous vous souvenez que j'étais marié. J'ai perdu ma femme. J'étais un peu meunier et un peu ouvrier. Mais, seul du village où vous avez laissé hier votre voiture, je n'ai que mon corps et ma maison. Dans nos petits bourgs, tout le monde est propriétaire, et il n'y a point de malheureux. Moi, j'ai bien un roc.... À propos, le voulez-vous, mon roc? Vous savez, vous disiez dans le temps que vous voudriez avoir un...
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Dictionnaire en ligne:
ENNUYER, verbe transitif.
279) : Ø 2.... quand je suis fatigué, les petites veinules de la cheville et du cou de pied se gonflent, et ça m'ennuie et ça m'inquiète comme une grosse infirmité qui prend possession de ma vieille personne. EDMOND DE GONCOURT, JULES DE GONCOURT, Journal, 1890, page 1191. b) Inspirer à quelqu'un un sentiment de contrariété, de gêne. Synonymes : gêner, importuner. a ) [Le sujet désigne une personne] Sans crainte d'ennuyer votre Excellence (ALEXANDRE DUMAS PÈRE, Le Comte de Monte- Christo, tom...
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Wedekind, l'Éveil du printemps (extrait).
ans de plus que moi. Jeannot Rilow dit qu’il ne rêve encore que tartes à la crème et gelée d’abricots. MORITZ : Je te demande un peu : comment Jeannot Rilow peut-il en juger ? MELCHIOR : Il lui a demandé. MORITZ : Il lui a demandé ? Je ne m’y serais hasardé avec personne. MELCHIOR : Mais tu me l’as bien demandé, à moi. MORITZ : Dieu sait oui ! Peut-être que Jeannot avait déjà fait son testament auparavant. Un jeu étrange, vraiment, celui qu’on nous joue. Et il faut encore que nous rendi...
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Historique de après, adverbe.
XIVe cy aprez exprimez estans en une chambre, prisiez par Jehan d’Orlians peintre… — dans Émaux de De Laborde ...puet estre, dit il, cilz vens continués et grans non obstant cequ'il viengne aprés le vent zephirus pour le addition des vapeurs que le solail eslieve en son chemin… — Evrart de Conty , traduction de Expositio problematum Aristotelis d’Abano XVe Nous serons à Lut à la fin de ce mois pour tous delaiz ; etchascun dit après : fiat, c’est bien dit… — Jean de Bueil , le Jou...
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